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 Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)

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Ange Evans
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MessageSujet: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:08

CHAPITRE UN : L’Arrivée





Harry Potter baillait la bouche grande ouverte tandis qu’il se dirigeait vers la Grande Salle pour déjeuner. Bien que la matinée seulement se soit écoulée, il ne pouvait s’empêcher de se sentir fatigué. Il était dorénavant en 7ème et dernière année à Poudlard et entre le Quidditch, les cours, les ASPIC, les séances pour devenir auror avec le professeur McGonagall et rester informé au sujet de l’Ordre, il se sentait plutôt épuisé. Mais Harry ne se plaignait pas pourtant. Malgré toutes les personnes qui avaient disparu ces dernières années, il admettait sans difficulté qu’il avait beaucoup de chance d’être encore en vie. Alors au lieu de se morfondre, il avait décidé de mettre ces morts dans un coin reculé de son esprit et profiter au maximum de la vie, exactement comme ils l’auraient voulu.

– Hé, Harry, attends !

Harry se retourna pour voir son meilleur ami Ron Weasley courir vers lui.

– Franchement Harry ! Je tourne la tête une seconde pour parler à Dean et toi, tu disparais. Pas étonnant que l’Ordre se soit fait un sang d’encre, cet été, dit Ron en descendant les dernières marches de l’escalier.

Harry se mit à rire. C’était vrai : pendant les vacances, il s’était éclipsé de la maison au nez et à la barbe de Mondingus qui était censé le surveiller. Résultat, Harry se trouva coincé par deux Moldus bien décidés à le tabasser et à lui piquer tout ce qu’il avait sur lui. Cela dit, les deux braqueurs oublièrent bien vite leur plan quand, tout à coup, ils se retrouvèrent entourés par la moitié des membres de l’Ordre, un tas de sorts lancés contre eux. Après ça, il fut décidé que Harry séjournerait au 12, Square Grimmaurd pour toute la fin de l’été, étant donné que Sirius lui avait légué sa maison.

– Désolé Ron, je n’avais pas remarqué que tu t’étais arrêté. Je suppose que je suis un peu à la masse… avec tout ce qui se passe, ajouta –t –il alors qu’ils entraient dans la Grande Salle.

Tout à coup, une élève apparut devant eux avec un petit « pop ». Les deux garçons s’arrêtèrent et baissèrent les yeux vers la fille. Elle se retourna et leva la tête pour les regarder. Quand elle vit Harry et sa cicatrice, elle laissa échapper un petit cri et s’enfuit en courant.

– Euh, Ron… je crois que je suis plus à la masse que je ne le pensais, dit Harry en observant les alentours.

Partout, de plus en plus d’enfants semblaient apparaître de nulle part. Ils ressemblaient à des étudiants de Poudlard et pourtant ils étaient certains de ne les avoir jamais vus auparavant.

– On est deux alors, mon pote ! s’exclama Ron, les yeux écarquillés.

Même les professeurs paraissaient confus par les évènements. Dumbledore se leva avant de se racler la gorge. Aussitôt la Grande Salle devint silencieuse.

– Que les Préfets en Chef me rejoignent, s’il vous plaît. Apparemment, nous devons discuter de certaines choses.

Harry jeta un coup d’œil vers la table des Gryffondors pour voir Hermione Granger se diriger vers la table professorale. A l’autre bout de la salle, Draco Malfoy fit de même.

Cependant, à la surprise générale, deux autres étudiants s’approchèrent aussi. Et les murmures reprirent de plus belle. Dumbledore observa la scène et d’un geste de sa baguette magique, il doubla le nombre de table et de la nourriture apparut.

– A table ! se contenta –t –il de dire avant d’engager la conversation avec les désormais quatre Préfets en Chef et les quatre Directeurs de Maison.

Harry et Ron échangèrent un regard, haussèrent les épaules et prirent place à la table des Gryffondors avant que tous les sièges ne soient occupés.

– Hé ! Attention ! cria une voix quand Ron bouscula quelqu’un au moment de s’asseoir.

– Quoi ? Oh, pardon. Je ne…

– Papa ?

– Euh… Je crois pas, répondit Ron, regardant le garçon comme si ce dernier était un échappé de l’asile.

Harry se tourna vers lui en se demandant si Ron l’avait bousculé si fort que ça pour que ce garçon prenne son ami pour son père. Cependant, force était de constater que l’élève possédait les cheveux roux et les tâches de rousseur made in Weasley. De plus, il ressemblait quand même pas mal à Ron même si le garçon avait plaqué ses boucles rousses avec du gel.

– Tu es bien Ronald Weasley, n’est –ce pas ? demanda le garçon, d’un ton tranquille.

– Ouais, répondit Ron, toujours sceptique.

– Donc tu es mon papa, alors ! s’exclama –t –il avec joie.

L’expression du visage de Ron disait clairement qu’il prenait ce garçon pour un fou. Au moment où il ouvrit la bouche pour dire le fond de sa pensée, Harry l’interrompit.

– Excuse –moi mais qui es –tu ?

Le garçon se tourna vers lui et ses yeux s’agrandirent.

– Ca alors, Oncle Harry ! Oncle Draco avait raison. Tu as tout pour être un bourreau des cœurs ! Même si tu n’avais pas été célèbre.

Cette fois ce fut Harry qui le fixa comme s’il pensait que le garçon était dérangé.

– Mais de quoi tu parles ? demanda Ron, après avoir, enfin, retrouvé l’usage de la parole. « Oncle Draco » ? Tu ne parles quand même pas de Draco Malfoy ! Il neigera en Enfer le jour où il sera ton oncle.

Le garçon regarda Ron avant de sourire.

– Il ne faut jurer de rien. Je suppose que ça ne s’est pas encore fait, ajouta –t –il en se retournant vers Harry.

– Qu’est –ce qui ne s’est pas encore fait ? interrogea Harry tandis que son cerveau essayait de donner un sens à la conversation.

– Laisse tomber. Je suis sûr que ton fils t’expliquera plus tard. Je m’appelle Mack, au fait. Mack Weasley.

Mack tendit une main que Harry serra sans comprendre.

– Je… J’ai un fils ? s’enquit Harry, dubitatif.

Aussitôt, il se demanda si son fils était légitime. Il ne s’attendait pas à vivre assez longtemps pour avoir des enfants ou même une famille, bien qu’il n’aurait rien eu contre. Franchement où trouverait –il le temps de séduire une femme quand il était si occupé par l’Ordre et quand Voldemort se promenait en toute liberté ?

– Ouais, il s’appelle Gabriel ou Gabe pour faire court. Je me demande où il est, dit Mack en se levant avant de tourner la tête de tous les côtés.

– Attends une petite minute ! s’exclama Ron. Si je suis ton père, qui est ta mère ?

– Hermione Weasley, bien sûr. Ah voila Gabe ! Mais je suppose qu’elle s’appelle toujours Hermione Granger à l’heure qu’il est. Hé, Gabe ! Par ici ! cria Mack en agitant la main.

– Her… Hermione ! Je suis MARIE à HERMIONE ! s’écria Ron le visage si pâle que même ses tâches de rousseur semblèrent s’effacer.

– Ron, calme –toi ! C’était écrit, le rassura Harry.

– Calme –toi ? CALME –TOI ? Comment je peux rester calme quand j’apprends que je dois me MARIER avec elle ! Je ne SORS même pas encore avec elle !

Mack reporta son attention vers son père.

– Tu n’as toujours pas demandé à maman de sortir avec toi ? Tu devrais peut –être te bouger.

Ron le fixa, l’air furieux. Mais avant qu’il puisse rétorquer un autre garçon se joignit à eux.

– Salut Mack ! Tu ne croiras jamais… Papa ? s’exclama –t –il en voyant Harry.

Harry scruta le nouveau venu. Jamais il n’avait vu quelqu’un d’aussi étrange. Il n’était pas moche, attention, mais plutôt « intéressant » à regarder. Ses cheveux étaient noirs avec des pointes blondes et ils étaient aussi ébouriffés que ceux de Harry. Sa peau était d’une pâleur extrême et il avait le menton légèrement pointu. Mais le plus surprenant était ses yeux. Ils semblaient argentés avec une touche de vert au milieu.

– Papa ? Papa ? appela Gabe en agitant une main devant le visage de Harry.

Harry sursauta.

– Quoi ?

– Apparemment, il accepte mieux le fait d’être père que toi, papa, déclara Mack en riant.

– Ah oui ? répondit Ron, bougon. Euh, Gabriel… c’est ça ? Qui est ta maman ?

– Il n’y a pas de maman, dit Gabe en le regardant comme s’il était cinglé.

– Quoi ? s’exclama Ron. Comment ça, pas de mère ? Tu n’as pas été adopté, tu ressembles trop à Harry. Est –ce qu’elle est morte ?

– Oncle Ron, il n’y a jamais eu de mère. Tu ne te souviens pas ? dit Gabe lentement.

– Gabe, ça n’a pas encore eu lieu, expliqua Mack entre deux rires.

Les yeux de Gabe s’écarquillèrent tandis que ses lèvres formèrent un « Oh ! » silencieux.

– Mais de quoi parlez –vous, bon sang ? Comment se fait –il qu’il n’y ait jamais eu de mère ? ajouta –t –il en lançant un regard vers Harry.

– Et bien, j’ai deux papas, précisa Gabe. Où est Père, au fait ?

– Là –bas en train de discuter avec Dumbledore, lui dit Mack en mangeant.

– Ah ? Pourquoi ? demanda Gabe.

– C’est un Préfet en Chef, répondit Mack en haussant les épaules.

– Un… Préfet en Chef ?

– Ouais.

– Oh, putain…

Le visage de Harry pâlit alors qu’une vague de terreur le submergea.

– Deux pères, répéta Ron, incrédule. Mais dans ce cas, Harry serait homosexuel. Il n’est pas homosexuel ! N’est –ce pas, Harry ?

Ce dernier ignora la question.

– Gabe, qui est ton autre père, au juste ? demanda Harry.

– C’est Draco. Draco Malfoy.

Et tout d’un coup, Harry comprit ce que voulait dire Mack quand il disait que ça ne s’était pas encore passé. Ses yeux roulèrent dans leurs orbites et il s’évanouit dans sa soupe de poisson.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:10

CHAPITRE DEUX : Prise de Conscience





Draco se laissa tomber dans un des luxueux sofas de la salle commune des Serpentards. Il essayait de donner un sens à tout ce qui avait été dit pendant l’entrevue qu’il avait eue avec Dumbledore et les deux autres Préfets qui proclamaient venir du futur. A sa grande consternation, Pansy Parkinson bondit sur le sofa, atterrissant pratiquement sur ses genoux.

– Draco, qu’a dit le professeur Dumbledore ? demanda –t –elle, les yeux brillants d’excitation à l’idée d’entendre une nouvelle bien juteuse. Et au fait, qui sont ces deux frimeurs qui se sont approchés en se faisant passer pour des Préfets en Chef ? Franchement, pour qui…

Malfoy se massa les tempes, sentant poindre une grosse migraine. Ok, quand il était plus jeune, il trouvait ça plutôt cool d’avoir quelqu’un qui vénérait jusqu’au sol qu’il foulait mais ces derniers temps, Draco trouvait Pansy vraiment agaçante.

– Ce sont vraiment des Préfets en Chef. Dumbledore m’a fait jurer le secret et non, Pansy, je ne te dirai rien. Je ne vais même pas m’embêter à t’expliquer ce que je veux dire par là, ajouta Malfoy, la tête toujours entre les mains.

Juste à ce moment –là, le portrait de la salle s’ouvrit pour laisser passage à une multitude d’élèves. Crabbe et Goyle encadrèrent Draco pour bien montrer que c’était ce dernier qui commandait et que personne ne devait venir le chercher.

Peu après, un jeune garçon aux yeux bleus les approcha.

– Tu es Pansy Parkinson, déclara –t –il.

– Oui, répondit la jeune fille, un peu étonnée.

– Dans ce cas, mère, je dois vraiment insister et te demander d’arrêter de t’accrocher à Malfoy de cette façon. C’est très embarrassant, surtout avec père juste à côté, dit l’enfant avec un sourire méprisant.

– Comment m’as –tu appelée ? demanda Pansy.

Malfoy soupira. Autant expliquer ce pour quoi il n’avait pas juré le secret ou alors il risquait une migraine pire que celle qui le faisait souffrir en ce moment.

– Pansy, les étudiants qui sont apparus aujourd’hui viennent du futur, 19 ans pour être précis. Ce garçon est apparemment ton enfant ou il ne t’appellerait pas « mère », n’est –ce pas ?

– Mais Draco… tu veux dire, notre enfant, susurra Pansy en battant des cils.

– Ca m’étonnerait, grogna le garçon. Comme si j’étais l’enfant d’une pédale.

Malfoy fixa durement le garçon tandis que Pansy se vexa :

– Et pour qui te prends –tu ? Si tu n’es pas le fils de Draco alors il est impossible que tu sois le mien.

– Je m’appelle Edward Goyle. Et je répète qu’il est impossible que je sois le fils de Draco Malfoy puisque c’est une vraie tante !

– Excuse –moi ? cria Malfoy, la main sur la baguette, prêt à envoyer l’insolent six pieds sous terre.

Pansy ouvrit et referma la bouche plusieurs fois avant que les mots ne franchissent ses lèvres :

– Et quelles preuves as –tu ?

– Si tu tiens tant à le savoir, répondit Edward, toujours méprisant, il a un fils nommé Gabriel, un 3ème année de Gryffondor, plutôt connu. Et il n’y a rien d’étonnant à ça, étant donné que ses pères sont les deux sorciers les plus célèbres de notre monde. L’un d’eux est Draco Malfoy. Et l’autre…

Le regard d’Edward rencontra les yeux gris et froids de Malfoy.

– Ton mari, l’amour de ta vie n’est autre que Harry Potter.

Les murmures qui bourdonnaient dans les cachots et dans les plus bas étages du château s’arrêtèrent brusquement quand un cri étranglé se fit entendre :

– QUOI !

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

– Harry… Harry, réveille –toi !

Les yeux de Harry papillonnèrent et il vit Hermione, assez agitée, debout près de lui. Il se redressa doucement et s’assit pour noter qu’il était sur un des canapés de la salle commune de Gryffondor. Il regarda autour de lui et distingua Ron installé avec une certaine raideur sur une chaise à côté de lui. Plus loin, il remarqua un garçon aux cheveux noirs avec des pointes blondes qui se faisait réconforter par tout un groupe de personnes aux cheveux roux.

Tout à coup, Harry se rappela tous les évènements de la journée et il grogna avant de se prendre la tête entre les mains.

– Oh, Harry, je suis tellement désolée, dit Hermione. Il nous a tout raconté ! Je n’arrive pas à y croire !

A ce moment –là, Ron s’approcha quand il vit que Harry était éveillé.

– Tu sais Harry, tout se passera bien. Hermione et moi resterons à tes côtés même si tu es gay et même si c’est avec…

– Mais je ne suis pas homo ! coupa Harry d’une voix forte. Et même si c’était le cas, je ne sortirais PAS avec Malfoy !

– Papa, tu es réveillé ! dit Gabe en courant vers Harry.

Ce dernier le dévisagea, furieux

– A quoi tu joues, bordel ?

– Qu’est –ce que tu veux dire ? demanda Gabe.

– Tu crois que c’est drôle de te voir arriver et de t’entendre me dire que non seulement je suis gay mais qu’en plus mon amant est Draco Malfoy.

Harry sentait la panique monter.

– En fait, papa, tu es…

– NE M’APPELLE PAS « PAPA » ! hurla Harry de toute la puissance de sa voix.

– Harry ! l’interrompit Ron en remarquant le silence qui s’était abattu sur la salle commune. Arrête de crier sur ton fils !

– Ce n’est pas mon fils, dit –il en portant son regard sur le feu de la cheminée.

Gabe donna l’impression qu’il allait fondre en larmes.

– Ne sois pas idiot, Harry, bien sûr que c’est ton fils, se moqua Hermione. Il te ressemble trait pour trait.

– Il faut que je parle à Dumbledore, marmonna Harry.

Il se leva d’unbond et se dirigea vers la sortie. Ron et Hermione se précipitèrent derrière lui, bientôt suivis par Mack et un Gabe reniflant.

« C’est forcément un rêve, pensait Harry tandis qu’il arrivait à une intersection. Un horrible cauchemar. Je suis sûr que Dumbledore saura… »

BAM !

Tout à coup, Harry vit des étoiles parce que sa tête et son dos entrèrent en contact, de façon plutôt brutale, avec le mur. Il essaya de bouger mais il nota qu’il était tenu fermement en place par un Malfoy furieux.

– Hé ! tenta de protester Ron mais il fut rapidement réduit au silence.

– Pas un mot, Weasley ! C’est entre Potter et moi ! Je le tuerai le jour où je resterai tranquillement assis pour écouter un petit con m’annoncer que nous sommes mariés et que nous avons un fils envoyé à Gryffondor.

Son regard passa de Harry à Ron pour ensuite fixer le sol quand il cracha le mot « Gryffondor ».

– Mariés ! couina Harry.

Mais son cerveau n’eut pas le temps d’analyser cette nouvelle information puisqu’une fois de plus sa tête cogna le mur quand Malfoy renforça sa prise sur le devant de sa robe.

– LA FERME ! gronda Malfoy.

A cet instant précis, un sanglot bruyant s’éleva près d’eux. Malfoy se tourna brusquement sur le côté, la main toujours agrippée à la robe de Harry dont la tête heurta le mur, une fois de plus.

– Aïe ! Putain, Malfoy ! Ma tête n’apprécie vraiment PAS cette séance de pelotage avec le mur ! cria Harry en tentant de se dégager.

– Qui es –tu ? s’enquit Malfoy, ignorant les protestations du Gryffondor.

Gabe restait sans mot dire, la lèvre tremblante et les larmes aux yeux tandis que Mack plaçait une main réconfortant sur son épaule.

– Je te présente celui qui fait notre joie et notre fierté, répondit Harry.

Gabe sécha ses larmes afin que Malfoy puisse bien le détailler. Ce dernier se contenta de le regarder rapidement de haut en bas avant d’afficher un air méprisant.

– Quel tas de merde, déclara –t –il.

Les yeux de Gabe se remplirent instantanément de larmes encore une fois alors que Hermione poussa un cri outragé.

Malfoy se tourna vers elle pour la fusiller du regard avant de se rappeler qu’il était un Préfet en Chef et qu’il était censé donner le bon exemple.

– Euh, je veux dire… c’est génial. Il fera un parfait Malfoy, dit –il en fixant Harry de nouveau.

Gabe renifla après quelques moments de silence.

– Alors ? Tu ne vas pas dire à papa que tu es désolé et l’embrasser pour vous réconcilier ? demanda –t –il avec espoir.

Immédiatement, Harry recommença ses tentatives pour se libérer alors qu’un air à la fois incrédule et horrifié passa sur le visage de Malfoy. Il essaya de repousser Harry mais comme ce dernier était déjà aculé au mur, tout ce qui en résulta, ce fut un autre choc de sa tête contre la pierre. Malfoy se dépêcha de reculer de quelques pas pour mettre de la distance entre eux.

Le Serpentard regarda les alentours et remarqua la foule qui commençait à s’amasser autour d’eux. Ses yeux tombèrent sur Gabe et il ne put s’empêcher de discerner la note d’espoir qui éclairait le regard du garçon.

Malfoy soupira intérieurement et se tourna de nouveau vers Harry.

– Désolé Potter, dit –il, les dents serrées.

– Pardon Malfoy. Mais je n’ai pas très bien entendu, rétorqua Harry, savourant le moment.

Malfoy grogna et se rapprocha de quelques pas avant de repousser Harry contre le mur.

– Tu m’as entendu la première fois, Potter.

– Très bien. Je te pardonne, Malfoy, déclara Harry avec un petit sourire en coin.

Les deux garçons restèrent à la même place, les yeux dans les yeux aussi énervés l’un que l’autre jusqu’à ce qu’Hermione se racla la gorge.

– Ok, je suis heureuse de voir que tout s’est arrangé. Que tout le monde retourne dans sa salle commune ! Il n’y a rien à voir ! Dépêchez –vous avant que je ne commence à retirer des points !

Harry détourna enfin les yeux de ceux de Malfoy pour ensuite se diriger vers sa salle commune.

– Viens Gabe, dit –il en massant la bosse qui s’était formée à l’arrière de son crâne.

Gabe obéit avec joie.

– Attends une minute ! Qu’est –ce qui te donne le droit d’emmener mon fils ? demanda Malfoy.

Tout le monde s’arrêta et se retourna vers lui pour le fixer. Le Blond, lui, paraissait horrifié par ce qu’il venait de dire.

– Enfin… laisse tomber. Je m’en fous !

Sur ce, Malfoy tourna les talons pour regagner les cachots.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:11

CHAPITRE TROIS : Les Weasley





De retour dans la salle commune de Gryffondor, la bande fut rejointe par une Ginny toute excitée.

– Hé Harry ! Ron ! Hermione ! Regardez ! s’exclama –t –elle en tendant la photo d’une fille rousse au visage rond. C’est ma fille, Justy. Elle est mignonne, n’est –ce pas ?

Hermione contempla la photo.

– En effet, elle est vraiment adorable. Quel âge a –t –elle ?

– 3 ans, fut la réponse.

– Une minute, dit Ron tout à coup. Tu as une fille ? Qui est le père ?

– Oh. C’est… euh, Néville, répondit Ginny d’une petite voix.

– NEVILLE !

Mack décida que c’était une bonne idée d’intervenir maintenant.

– Salut Tante Ginny ! Je m’appelle Mack. Je suis le fils de Ron.

– Heureuse de te rencontrer, Mack. Alors qui est ta mère ? s’enquit Ginny avec politesse.

– Hermione, dit Mack en regardant la jeune fille en question avec fierté.

– Hum, je ne peux pas dire que ça me surprenne.

Elle se tourna vers son frère avant d’ajouter :

– Ron, il serait peut –être temps que tu lui demandes de sortir avec toi.

Ron se renfrogna tandis qu’Hermione rougissait sous les ricanements de Mack et Gabe.

– Et toi Harry ? Je suppose que c’est ton fils qui est là.

– Ouais, répondit Gabe, empêchant Harry de nier ce fait.

– Ah. Et qui est la mère ? C’est cette fille qui te plaisait ? Cho ?

– Non.

Harry avait répondu en fixant durement Gabe comme si tout cela était de sa faute. Gabe, quant à lui, se contenta de grimacer à la mention du prénom de Chang.

– Alors, qui est –ce ? voulut savoir Ginny.

– Il n’y a pas de mère, déclara Harry en se creusant la cervelle pour trouver une explication rapidement. Je… euh, je l’ai adopté ?

– J’ai deux pères ! cria Gabe, couvrant les paroles peu convaincantes de Harry.

Ce dernier lança un regard furieux vers son fils.

– Il ne sait pas ce qu’il dit. Je vous jure, il est cinglé.

Ginny, ainsi que d’autres Gryffondors qui avaient entendu, semblaient plutôt amusés.

– Deux pères ?

– Harry ?

– Attends. Ça voudrait dire qu’il est…

– Je ne savais pas que Harry était gay.

– Bravo Harry !

– Alors, Harry, qui est le gars chanceux qui a ton manche dans le derrière ? lança Seamus sur le ton de la plaisanterie.

Bien sûr, Gabe fut plus que ravi de répondre à cette question :

– C’est Draco Mmmm !

Gabe fusilla du regard son père qui avait placé une main ferme sur sa bouche.

– Est –ce qu’il a dit Draco Malfoy ? s’enquit Seamus, incrédule.

– Hum, Harry et si tu rencontrais le reste de la famille ? proposa Ginny.

Elle entraîna Harry et Ron vers le groupe de Roux qu’il avait vu un peu plus tôt. Gabe vint lui aussi puisque son père apposait toujours une main ferme sur sa bouche.

Les trois garçons et Hermione furent accueillis par un concert de « Oncle Ron » et « Tante Hermione ». Les « Oncle Harry » semblaient être les plus enthousiastes bien que Harry ne comprenne pas pourquoi. Après tout, il était censé être marié à la personne que la famille Weasley détestait le plus.

Et tandis que la soirée s’écoulait, Harry découvrit que Hermione et Ron avait trois autres enfants en plus de Mack et un quatrième en route. Mack, lui semblait avoir hérité de l’intelligence de sa mère, de l’esprit vif de Ginny et il avait aussi pris du côté des jumeaux un certain goût pour les bêtises. Apparemment, ce qu’il avait hérité de Ron c’était son apparence physique et une loyauté sans faille envers ses amis.

Au sujet de sa propre famille, Harry apprit que Gabe n’était pas un enfant unique. Il avait encore des filles jumelles et un fils.

Les jumelles, Jasmine et Rose avaient un comportement très correct et aristocratique comme devait l’être tout bon Malfoy qui se respecte. Mais il ne fallait pas s’y fier, avait prévenu Gabe. Au premier regard, vous penseriez que c’étaient des jumelles identiques, après la première rencontre, vous penseriez qu’elles ont exactement la même personnalité à peu de chose près. Puis vous apprendriez à les connaître et là vos ennuis commençaient ! Elles devaient entrer à Poudlard à la prochaine rentrée.

Le dernier fils, Lief était le bébé de la famille. Il était plein de vie et d’énergie et recherchait toujours l’attention de ses frères et sœurs. Il considérait pratiquement Gabe comme un héros et il n’avait pas encore décidé à quel père il souhaitait ressembler. Pour l’instant il cherchait surtout à les apaiser. Lui aussi devait entrer à Poudlard à la prochaine rentrée.

Quand Harry demanda comment c’était possible, Gabe répondit simplement « un problème de potion » et ce fut tout.

Gabe apparemment avait surtout pris du côté de Harry. Sans parler du fait qu’il était un Gryffondor et pas un Serpentard mais cela ne remonta le moral de Harry pour autant.

Oncle Fred et Oncle Georges avaient réussi à trouver et tomber amoureux de jumelles, elles aussi totalement identiques. Le résultat de ces unions fut des jumeaux pour chaque couple, deux garçons et deux filles qui auraient pu passer pour des quadruplés. Ils s’appelaient John, James, Jessie et Janet et ces quatre –là ne semblaient pas être tombés loin du chêne. Harry avait le vague soupçon que Fred et Georges les avaient nommés de la sorte juste histoire de voir tout le chaos qui pourrait en découler. D’ailleurs les quatre enfants sautaient sur toutes les occasions pour s’assurer que le vœu de leurs pères soit exaucé.

Percy (les enfants refusaient de l’appeler « Oncle » à cause de sa trahison envers Oncle Harry) n’avait toujours pas d’enfant et de toute façon, il n’avait pas encore trouvé quelqu’un à aimer. « C’est bien fait pour lui. Ça lui apprendra à laisser tomber Oncle Harry et la famille comme il l’a fait. », murmura un des jumeaux (Harry ne pouvait vraiment pas dire lequel).

Oncle Bill recherchait toujours des trésors mais dorénavant, il était accompagné de sa femme américaine, une Moldue. Leurs fils Thomas (un 6ème année) les rejoignaient sur leurs fouilles pendant l’été et il revenait toujours de là avec des histoires extraordinaires pour distraire la famille et séduire les filles.

Oncle Charlie avait épousé Fleur Delacour et vivait heureux en France. Ils avaient deux enfants qui allaient à l’école là –bas.

Grand –mère et Grand –père Weasley insistaient toujours pour fêter Noël chez eux mais avec le nombre de personnes à inviter, il était quasiment impossible que toute la famille se tasse dans le Terrier. Donc à un moment, Draco leur avait donné le Manoir Malfoy et s’était débrouillé pour qu’ils l’acceptent. (« QUOI ! » avait crié Ron à cette nouvelle). Bien sûr, Draco répétait qu’il avait fait ce don uniquement parce qu’il refusait de passer ses vacances dans une cabane délabrée.

C’est à ce moment –là que Harry se demanda où ils vivaient et il posa la question :

– Si Malfoy n’a plus le manoir, est –ce que ça veut dire que nous habitons Place Grimmaurd ?

– Non, ça, c’est chez moi, répondit Mack avec nonchalance.

– Nous vivons à Godric’s Hollow. Nous possédons tout le terrain, papa, précisa Gabe, fièrement.

Harry, lui, était stupéfait. Non seulement il était marié à Draco Malfoy mais en plus ils avaient une famille et ils vivaient tous heureux sur un large terrain. Et pas n’importe quel terrain, s’il vous plait, Godric’s Hollow. Là où ses parents avaient vécu, l’avaient élevé et où ils avaient péri.

Vu l’endroit de leur habitation, Harry réalisa que Gabe devait être sérieux quand il proclamait qu’il était amoureux de Malfoy. Parce qu’en cet instant, assis dans la salle commune, il ne se voyait vraiment pas laisser Malfoy approcher la maison de ses parents.
A cette pensée, Harry soupira et se prit la tête entre les mains. Le Destin semblait s’être beaucoup amusé avec sa vie.

– Hum !

Harry leva les yeux pour voir un Gabe mécontent, debout devant lui, les bras croisés.

– Papa, je peux te parler une seconde ?

– S’il te plait, ne m’appelle pas comme ça, pria Harry en se levant pour suivre Gabe.

Une fois arrivés dans un coin à l’écart, Gabe se retourna pour faire face à son père.

– Papa, je ne comprends pas pourquoi tu te comportes comme si c’était la fin du monde.

Harry fusilla son fils du regard avant de répondre.

– Je suis sûr que tu réagirais de la même façon si un enfant apparaissait devant toi pour te révéler que non seulement tu es son père mais qu’en plus tu as un relation homosexuelle avec ton pire ennemi et que ça se fera dans un futur pas si lointain !

– Ben, étant donné que je suis bi… oui, papa, tu as bien entendu : je suis bi, je ne serai pas aussi choqué. ET pour le bien de mon enfant, j’essaierai d’oublier cette rivalité afin de mieux connaître la personne avec qui je suis censé passer le reste de ma vie. Alors que TOI, tu es tellement obtus que tu refuses de voir que papa est beau garçon. En plus, il est FIER de toi. Il est vraiment fier de toi et de tout ce que tu as fait. Je le suis aussi.

Harry ouvrit et referma la bouche plusieurs fois tandis que son cerveau enregistrait cette tirade. Cet enfant paraissait vraiment mûr pour son âge !

– Fier de moi ! Malfoy, fier de moi ! Par les couilles de Merlin, Gabe ! Tu étais là dans le couloir tout à l’heure, non ? Il me provoque tout le temps ! Et le plus souvent, c’est parce qu’il est jaloux ! Comment…

– Salut Gabe ! Est –ce que… Mon Dieu, tu… tu es Harry Potter !

– Oui, Crivey, c’est mon père. Non, mon autre père n’est pas là pour l’instant. Et, par pitié, ne commence pas à déblatérer sur le fait qu’ils sont de vrais dieux du sexe, dit Gabe, grimaçant en prononçant les mots « dieux du sexe ».Bon, excuse –moi, mais mon père et moi devons discuter de certaines choses.

– Est –ce que c’est le fils de Colin Crivey ? s’enquit Harry, curieux, alors que le garçon s’éloignait.

– Oui, son père s’occupe de ton fan –club, son oncle dirige celui de papa et lui, il est la tête de mon fan –club. Tout ça est complètement idiot, ajouta Gabe, d’une voix ennuyée. Une fois, j’ai commis l’erreur de prétendre que je l’écoutais. Et quand j’ai recommencé à prêter attention à ce qu’il disait, je me suis rendu compte que le sujet avait complètement dérapé. Il était en plein fantasme et vous imaginait toi et papa en pleine action. Franchement, je n’ai jamais été aussi dégoûté de ma vie.

Harry ne put s’empêcher de ricaner. Visiblement, Gabe avait un peu de « Malfoy » qui ressortait en lui ce qui remettait en question sa maturité et son attitude en général. Harry se demanda si cela n’entraînait pas chez Gabe, comme un dédoublement de personnalité.

Harry décida qu’il ne pouvait pas laisser passer une telle occasion de se moquer du petit Malfoy :

– Mais Gabe, je croyais que tu étais fier de tes parents et de tout ce que nous avons fait.

Gabe prit un air écoeuré.

– Ce n’est PAS parce que je suis fier de vous deux que j’aime entendre quelqu’un décrire comment il vous imagine au pieu ! Berk ! Et voila, impossible d’oublier cette image ! Godric ! Excuse –moi, papa, mais là, je dois absolument aller me rincer les yeux et dégueuler ! Merci beaucoup, papa !

Et Gabe se précipita vers la salle de bain afin de faire exactement ce qu’il avait dit qu’il ferait. Harry ne put s’empêcher de se demander si toutes ces larmes qu’il avait versées un peu plus tôt avaient toutes été sincères.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:11

CHAPITRE QUATRE : Le Dîner





Durant les quelques heures suivantes, tout le monde resta dans sa salle commune comme on leur avait ordonné. Et ce jusqu’à ce que le gargouillement de leur estomac les oblige à retourner dans la Grande Salle pour dîner.

Quand tous les élèves se furent installés, Dumbledore se leva et se racla la gorge :

– Il semble que le Futur soit venu nous rendre visite pour des raisons qu’il vaut mieux ne pas révéler. Je vous informe que ces élèves ont reçu des ordres stricts : ils n’ont pas le droit de divulguer des informations provenant du futur ou de parler d’évènements liés à leur époque. De plus, j’ai été assuré qu’un sortilège effacera de notre mémoire leur présence ainsi que les informations qu’ils vous auraient données dès qu’ils s’en iront. Sur ce, bon appétit !

Aussitôt que Dumbledore se rassit, Harry et Gabe se servirent quelques cuisses de poulet. Ensuite, ils prirent une bonne part de purée de pomme de terre et un peu de brocoli.

Une fois que leurs assiettes furent remplies, ils enlevèrent la peau du poulet, plongèrent la cuisse dans la purée avant de manger. Même Ron stoppa ses habitudes gloutonnes pour observer les similitudes dans la façon de se restaurer du père et du fils, assis en face de lui.

– Quoi ? demanda Harry, la bouche pleine de patate.

– Rien, mec. C’est juste… ben, regardez –vous. Toi et Gabe ! C’est comme si tu mangeais en face d’un miroir, répondit Ron en pointant une cuisse de poulet vers eux.

Plusieurs personnes hochèrent la tête pour montrer leur accord. Gabe et Harry se jetèrent un coup d’œil avant que ce dernier, découragé, ne redépose son poulet afin de fixer son assiette. Justin Finch –Fletchey choisit ce moment pour approcher, nerveusement, leur table.

– Euh, Harry… c’est vrai que c’est ton fils ?

– Oui et alors ? s’enquit le Gryffondor en regardant Gabe.

– Et bien, continua Justin, toujours aussi nerveux, est –ce que c’est vrai ce qu’on raconte ? Qu’il est aussi l’enfant de Malfoy et que vous êtes amants ?

– Pourquoi tu ne vas pas demander à Malfoy ? dit Harry en plissant les yeux. Je suis sûr qu’il serait heureux de répondre à tes questions.

Justin ouvrit de grands yeux :

– T’es malade ? Il me jetterait un mauvais sort juste pour avoir entendu la rumeur !

– Et qu’est –ce qui te fait croire que je ne ferai pas la même chose ? menaça Harry, d’un ton dangereux bien que ses deux mains soient sur la table et que sa baguette soit tout au fond de sa poche.

Justin poussa un petit cri avant de se précipiter vers sa table pour raconter ce qu’il avait appris.

– Bien joué, Potter, ironisa une voix familière sur un ton traînant derrière eux. Etant donné que je n’ai que toi comme option en tant que partenaire, continue comme ça et les gens vont commencer à croire qu’en effet toi et moi passons du temps ensemble. Dieu m’en préserve.

– Malfoy, comme c’est sympa de te joindre à nous, déclara Harry, glacial. Et dire que je pensais te rejoindre à ta table pour empoisonner ton repas par ma seule présence. Mais bon, on dirait que tu m’as devancé.

– C’est vrai ? intervint Gabe. Pensez –y. Papa voulait faire le premier pas mais Père l’a devancé.

Les lèvres de Malfoy commencèrent à se retrousser en une moue dédaigneuse tandis que Harry serra les dents :

– Ne m’appelle pas comme ça, dit –il.

– Ouais, approuva Ron. On aura du mal à s’y retrouver si tu les appelles tous les deux « papa ». Tu devrais appeler Malfoy « maman ». Je pense que ce sera plus clair comme ça.

Malfoy lança un regard assassin vers Ron alors que tous les autres faillirent s’étrangler avec leur jus de citrouille. Mais avant que Malfoy ne rétorque, Gabe se fit entendre :

– En fait, Oncle Ron marque un point, papa. Si je devais choisir celui qui est le plus maternel, ce serait Draco.

– QUOI ! cria Malfoy, outragé.

– C’est vrai, insista Gabe d’un ton calme. Toi, tu es plus aristocratique, tu apprécies l’élégance, les choses délicates et la beauté en général alors que papa est plus nature, aime passer son temps dehors et n’a pas peur de se salir.

– Et à cause de ça, JE suis une putain de MERE ! vociféra Malfoy en agitant ses bras, baguette en main. Est –ce que quelqu’un pourrait me faire le plaisir de m’expliquer ce qu’il y a de MAL à apprécier l’élégance et la beauté !

A cet instant –là, plusieurs personnes essayèrent de se mettre à l’abri à cause d’un sort perdu malheureusement lancé dans leur direction.

– Et ça m’étonnerait que tu en saches quelque chose, Weasley, vu que ta famille est beaucoup trop PAUVRE pour comprendre ce concept, ajouta Malfoy quand Ron ouvrit la bouche pour faire une remarque.

– Tu m’as mal compris, pa… Draco. Vous êtes tous les deux très virils et paternels ! C’est pourquoi je vous appelle tous les deux « papa ». C’est juste que si je devais… choisir…

Gabe se tut quand il comprit que ses paroles ne servaient à rien.

Malfoy regarda le plafond enchanté et passa les mains dans ses cheveux pour essayer de se calmer. Puis son regard se baissa vers la table des Gryffondors juste à temps pour noter une paire de yeux verts brillants qui le scrutaient avant que Harry ne se retourne rapidement pour fixer son assiette.

« Qu’est –ce que c’était que ça ? » se demanda le Serpentard.

– Qu’esche que tu fais ichi, au fait, Malfoy ? voulut savoir Ron, la bouche pleine de biscuit.

Malfoy grimaça, dégoûté par ce spectacle.

– La ferme, Weasley. Je suis venu parler à mon fils.

Ron plissa les yeux et aurait certainement lancé une réplique s’il n’avait pas enfourné un autre biscuit.

En entendant les mots de Malfoy, Gabe se redressa aussitôt et se décala un peu pour faire de la place entre Harry et lui. Le Serpentard regarda l’espace libre avec une répugnance évidente mais s’assit quand même, dos à la table.

Malfoy resta silencieux pendant un moment parce qu’il se préparait aux réponses qu’il risquait de recevoir à ses questions.

– Ok. Quel est ton nom complet ?

– Gabriel Harry Malfoy –Potter.

– Harry? Pourquoi Harry? Et pourquoi pas Draco? questionna Malfoy, incrédule.

– Et bien, vous êtes si amoureux l’un de l’autre et tu étais si heureux que papa ait finalement vaincu Voldemort pour de bon que tu as décidé de concrétiser ton amour pour lui en m’ayant et en me donnant son prénom.

– Nous… nous sommes « si amoureux… » répéta Malfoy qui donnait l’impression d’être malade.

– Une minute ! Tu as bien dit que j’ai vaincu Voldemort pour de bon ? demanda Harry, tout à coup.

Gabe eut l’expression de quelqu’un qui avait dit quelque chose qu’il n’aurait pas dû dire.

– Euh… non ?

– Si ! Tu l’as dit ! insista Harry. Alors, comment… ?

– Qu’est –ce que tu veux dire par « en m’ayant » ? coupa Malfoy.

Harry lui jeta un regard furieux à cause de l’interruption mais Gabe, lui semblait plutôt content.

– Et puis pourquoi tu nous ressembles tant… je veux dire, à nous deux ? s’enquit le Blond après un moment de réflexion. Ton apparence prouve que tu n’as pas été adopté.

– Ouais, pourquoi as –tu l’air d’un mélange de nous deux ? Nous sommes tous les deux des garçons et comme seules les filles peuvent tomber enceintes, techniquement tu aurais dû ne ressembler qu’à l’un de nous. Euh… n’est –ce pas, Hermione ? ajouta Harry qui se rappela soudainement qu’il était chez les Sorciers et qu’à peu près tout était possible.

– C’est ça, répondit Hermione en hochant la tête. Sauf si l’un de vous a bu une potion pour changer de sexe.

Harry et Malfoy pâlirent considérablement à ces mots. Ron, lui s’étrangla avec son scone quand il imagina Malfoy vêtu de la robe de la grand –mère de Néville et de son chapeau.

– Gabe, s’il te plaît, dis –moi que je suis toujours un garçon dans le futur. S’il te plaît, supplia Harry, en essayant de ne pas rendre son dîner.

Gabe ne put s’empêcher de rire. Pendant un moment, il fut tenté de s’amuser un peu mais finalement, il préféra ne pas abuser de la situation. Il tenait à garder son corps intact !

– Bien sûr, pa… je veux dire, Harry, dit –il joyeusement.

Et là, Malfoy donna l’impression qu’il allait s’évanouir alors que Ron tomba de sa chaise tant il riait.

– Je suis un bébé chaudron ! Ne vous inquiétez pas, vous êtes toujours des garçons, tous les deux, expliqua rapidement Gabe avant que son père ne perde conscience pour de bon.

Un Malfoy vacillant se rendit compte qu’il n’avait pas respiré depuis quelques temps déjà. Il s’obligea à inspirer et expirer profondément plusieurs fois avant de réagir à la phrase de son fils.

– Un quoi ?

– Un bébé chaudron ? coupa Hermione. Mais c’est censé être une potion très dangereuse ! Elle est si compliquée et risquée que le Ministère l’a interdite.

– De quoi tu parles, Granger ? demanda Malfoy, énervé.

– Un bébé chaudron est à peu près l’équivalent du bébé éprouvette chez les Moldus, bien que ce soit beaucoup plus compliqué. En fait, tu crées un bébé à partir d’une potion. Il faut beaucoup d’échantillons des deux parents et de nombreux ingrédients complexes qu’il faut ajouter dans un chaudron sur une période de neuf mois. La moindre erreur peut entraîner les pires malformations. Je ne suis même pas sûre que le professeur Rogue pourrait la faire tout seul, ajouta Hermione, tout de même excitée.

– Dans ce cas, comment se fait –il que Gabriel soit si réussi ? C’est évident que Potter n’a pas fait la potion, dit Malfoy les bras croisés.

– Bien sûr qu’il ne l’a pas faite, déclara Gabe. C’est toi.

– Quoi ? bégaya Malfoy.

– Enfin, avec l’aide de Tante Hermione et Rogue, précisa Gabe.

Cette fois, toute le monde parut choqué.

– Tu plaisantes, hein ? s’enquit Ron. C’est impossible que l’idiot aux cheveux gras accepte de bosser sur une potion avec Hermione même si Malfoy le lui demande ! Surtout si Harry est impliqué dans l’affaire !

Même si cela le tuait de l’admettre, Malfoy fut bien obligé de reconnaître que Weasley avait raison sur ce coup –là.

– Gabe, j’ai l’impression qu’il faut que tu leur racontes toute l’histoire, déclara Mack.

– Bon, d’accord, dit Gabe. Draco on se retrouve dans la Salle sur Demande ? Vers 23h ?

Malfoy se contenta de plisser les yeux avant de hocher la tête puis il se leva pour partir. Il regarda du côté de la table des Serpentards et vit de nombreux visage à l’air interrogatif tournés vers lui. C’est ce qui le décida à quitter la Grande Salle pour s’allonger un peu. Il ne se sentait pas très bien de toute façon.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:12

CHAPITRE CINQ : Malfoy réfléchit…





Draco avait les yeux fixés sur le dais de son lit à baldaquin, réfléchissant à tout ce qu’il avait appris au cours du dîner. Il soupira. Gabriel était là depuis moins de 24 heures et il pouvait jurer qu’à cause de ce garçon, il se faisait déjà des cheveux blancs surtout après toutes les informations qu’il lui avait balancées à la figure.

Tout à coup, Draco bondit de son lit et se précipita devant son miroir pour vérifier s’il avait un cheveu blanc. Après plusieurs minutes, il soupira, soulagé car il n’en avait remarqué aucun.

Tout en se retournant s’allonger, Draco repensa à tout ce qu’il avait appris :

1. Il était considéré comme une pédale dans le futur.

Draco se renfrogna à cette accusation. Il n’était pas homo mais bi. Franchement, les gens devraient apprendre à faire la différence.

Si les personnes des deux sexes l’admiraient, qui était–il pour aller contre leur désir ? En fait, il était devenu bi, un peu par accident. Il avait bu plus que de raison lors d’une soirée chez les Serpentards pendant sa 6ème année et Blaise Zabini (parfait Dorian Gray (1) sur ce coup–là) l’avait attiré dans leurs dortoirs pour lui faire la plus incroyable des fellations.

Naturellement, une fois dessoûlé, il pensa que tout cela n’était dû qu’à l’abus d’alcool. Cependant, plusieurs mecs plus tard, il en était venu à cette conclusion : les mecs suçaient beaucoup mieux que les filles tout simplement parce qu’ils savaient ce qu’ils faisaient et qu’ils comprenaient ce qu’on ressentait.

Mais maintenant, on l’accusait d’être pédé. Franchement, c’était un Malfoy, par la barbe de Merlin ! Il était prévu qu’il réussisse ses examens, choisisse une carrière, épouse une sorcière de sang pur pour ensuite engendrer un héritier qui continuerait la lignée. Rien qu’à cause de ça, il n’avait jamais vraiment couché avec les garçons qu’il avait rencontrés. Il les utilisait surtout pour leur bouche et leurs mains.

Et pour voir leurs réactions avant et après que je me sois amusé avec eux, pensa–t–il, après réflexion.

Mais il n’empêche, personne n’avait le droit de dire qu’il était une pédale. Tout le monde savait qu’il trouvait toujours un moment dans son emploi du temps surbooké pour séduire et charmer les filles qui se jetaient à ses pieds. A l’heure où nous parlons, il jonglait entre cinq filles et pas une seule ne connaissait l’existence des quatre autres. Il y avait de quoi être fier, quand même !

Bref, où en étais–je ? Ah oui…

2. Il avait un fils.

Bon, c’était en soi une bonne nouvelle. Cela voulait dire qu’au final, il avait accompli une des tâches qui lui incombaient : engendrer un héritier.

Ça, au moins, devrait rendre son père fier. Après tout, tant que le résultat était le même, les moyens utilisés ne devraient pas être pris en compte. N’est–ce pas ?

3. Son fils s’appelait Gabriel.

C’était très bien, même si ce n’était pas un nom sorcier. Malfoy décida qu’il aimait ce prénom de toute façon.

Gabriel. Le nom avait une certaine classe et imposait le respect. Et du respect, il en recevrait si tout le monde arrêtait de l’appeler Gabe.

Franchement, s’il avait voulu qu’on l’appelle Gabe, il l’aurait appelé comme ça, non ? Et ben, non, il n’avait pas choisi Gabe comme prénom. Il l’avait nommé Gabriel, un prénom fort, respectable. Draco n’arrivait pas à comprendre pourquoi ce garçon laissait les gens l’appeler Gabe.

C’était sûrement la faute de Potter.

4. Gabriel était un Gryffondor de 3ème année.

Ça aussi, c’était de la faute de Potter. La lignée Malfoy n’avait donné que des Serpentards et le fait que son fils se retrouve chez les Gryffondors était pratiquement blasphématoire !

Malfoy grogna. On le considérait sûrement comme le mouton noir de la famille à cause de ça. Putain de balafré ! Exactement ce dont il avait besoin ! Etre renié par sa famille pour se retrouver coincé avec deux idiots de bons samaritains.

5. Il était marié, excusez du peu, à cet enfoiré de Harry Potter.

Il ne voyait vraiment pas quelle raison l’avait poussé à épouser le Survivant. Peut–être que c’était une punition pour avoir rejoint les forces du Seigneur des Ténèbres et être devenu Mangemort (ce qu’il avait toujours l’intention de faire). Mais dans ce cas, Potter aussi souffrirait de cette torture donc ce n’était pas la bonne explication.

Mais pourquoi se marier ? Pour ce qu’il en savait, les relations entre hommes étaient acceptées par la population sorcière mais elles restaient discrètes. Or pour Draco, un mariage, c’était loin d’être discret. De plus, le petit con que Pansy avait pour fils avait dit que Gabriel était célèbre à cause de ses pères. Ça, c’était loin d’être discret.

Peut–être qu’ils s’étaient mariés parce qu’en fait ils étaient « si amoureux » comme l’avait dit Gabriel. Pfff… C’te blague !

6. Au fond de lui, il se sentait attaché à Gabriel.

C’était prouvé par la phrase qui lui avait échappée après sa confrontation avec Potter dans le couloir…. Phrase qui l’avait surpris lui–même.

L’instinct paternel, peut–être ? Mais techniquement, il n’avait pas encore d’enfant donc d’où venait ce sentiment ? Peut–être le fait de savoir qu’il avait un fils.

Draco se demanda très vite à quel point son instinct paternel était fort dans le futur. Et puis, il se demanda si l’instinct paternel de son propre père était aussi développé. C’était peut–être un trait commun aux Malfoy.

Draco sourit. C’était le côté tendre des Malfoy. Pas étonnant qu’il soit si loyal envers ses parents.

7. Il était considéré comme une putain de mère dans cette relation.

Bon, ok, pas tout à fait mais quand même ! Une fois de plus, c’était de la faute de Potter.

Draco avait été élevé pour apprécier l’élégance et une certaine classe. Il ne comprenait pas pourquoi sa chair et son sang avait été élevé d’une manière différente. Conclusion, c’était de la faute de Potter si la famille ne vivait pas selon les standards aristocratiques.

Pourquoi avait–il épousé Potter déjà ? Ah oui. L’amour. Pff.

8. Le nom complet de son fils était Gabriel Harry Malfoy–Potter.

Le nom de famille était facile à comprendre. Draco savait qu’il n’abandonnerait jamais son nom de famille et apparemment Potter non plus. Point final.

Ce qui emmerdait Draco c’était le deuxième prénom de son garçon. Harry. Amoureux ou pas, Draco trouvait que le prénom « Harry » était vraiment commun et il ne voyait pas pourquoi il aurait accepté de le donner à Gabriel.

Le prénom « Draco », lui, était élégant et plein d’assurance. Et en plus Draco venait du mot dragon et ça, les amis, ça voulait dire pouvoir, respect et puissance. Des qualités que Draco aimait penser posséder.

Peut–être était–il bourré quand « Harry » avait été proposé comme deuxième prénom.

9. Potter et lui étaient… « si amoureux ».

Draco resta bloqué sur ce point pendant une bonne heure. Parmi toutes ces réflexions, c’était celle qui le troublait le plus. Comment pouvait–il être amoureux quand il ne croyait même pas en l’amour ?

Il avait 17 ans et jusqu’à maintenant il n’avait rien ressenti qui pourrait s’apparenter à de l’amour. Il n’avait jamais vraiment eu de béguin. C’était plutôt difficile de croire en ce sentiment dans son monde si matérialiste où tout ce qui lui faisait envie lui était donné ou jeté à ses pieds.

Il ne ressentait pas vraiment d’amour envers ses parents. Plutôt une indéfectible loyauté.

Draco décida de laisser tomber ce point pour l’instant. Après tout, comment pouvait–il comprendre ce en quoi il ne croyait pas ?

10. Au final, Potter tue le Seigneur des Ténèbres.

Draco eut un petit sourire en se demandant s’il était trop tard pour changer de camp. Probablement.

Même s’il changeait de camp, il ne vivrait pas assez longtemps pour le raconter. Avant, il devrait survivre à la colère de son père et au courroux du Seigneur des Ténèbres.

Et connaissant le Seigneur des Ténèbres, il allait poursuivre Draco avant de le tuer puis tuer sa mère parce qu’il trouverait que sa loyauté n’était pas très marquée ensuite il tuerait son père à la moindre erreur et enfin, il massacrerait tous les membres de la lignée Malfoy parce que des toute façon, à ce moment–là, il penserait qu’ils étaient tous des traîtres.

Mouais, le mieux pour l’instant, c’était qu’il ne change rien. Au moins, il était sûr de vivre s’il restait du côté du Seigneur des Ténèbres.

11. Gabriel ressemblait à un mélange de Potter et lui.

Il était totalement impossible de dire à qui il ressemblait le plus. Bien qu’il avait le teint et la forme du visage de Draco, il avait la carrure et les cheveux indomptés de Potter.

Si Draco se souvenait bien, ses yeux étaient gris avec une pointe de vert au milieu. Carrément inhabituel.

12. Gabriel était un bébé chaudron.

Bon, au moins, ça expliquait pourquoi Gabriel ressemblait à Potter et lui comme s’ils étaient combinés en une seule et même personne.

Ça veut aussi dire que j’ai parfaitement réussi la potion, pensa–t–il, prétentieux.

Mais pourquoi se serait–il embêté avec une potion aussi compliquée sur une durée de neuf mois quand il pouvait mettre enceinte n’importe quelle fille ? Cela aurait été 100 fois plus facile et puis ça lui aurait évité bien des désagréments.

Et, bon sang, qu’est–ce qui l’aurait poussé à demander de l’aide à Granger ? C’était sûrement Potter.

Et pour Rogue, il pensait qu’il avait dû le faire chanter pour obtenir son aide parce qu’il ne voyait pas d’autre explication au fait que le prof de Potion accepte de consacrer neuf mois de son temps à cette potion, surtout si cela impliquait Potter.

Draco avait l’horrible soupçon, qu’en fait, on en revenait encore à cette histoire d’amour.

Et merde.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:12

CHAPITRE SIX : Potter médite…





Harry se jeta sur son lit en grognant. Il avait enfin pu laisser le chaos derrière lui en disant qu’il avait mal à la tête et qu’il allait se coucher jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller à la Salle sur Demande.

Harry décida de réfléchir à la situation avant de se retrouver en face de Malfoy et avant que Gabe ne leur révèle d’autres surprises.

1. Il avait un fils.

Bon, c’était une merveilleuse nouvelle en soi. Cela voulait dire qu’il avait vécu assez longtemps pour espérer fonder une famille. Mieux : il avait vécu assez longtemps pour concrétiser ses projets.

2. Son fils s’appelait Gabriel.

Ou plutôt Gabe, comme Harry aimait l’appeler. « Gabriel » sonnait un peu… Harry chercha le mot juste. Il trouva : ça sonnait comme si son fils était un aristo de la haute qui regardait tout le monde de haut parce qu’il considérait qu’il vivait sur un piédestal et par conséquent qu’on devait l’aduler.

« Pfff. Exactement comme Malfoy »

C’était sûrement lui qui avait choisi ce prénom.

3. Gabe avait deux papas.

Harry fronça les sourcils. Ron avait eu raison de s’étonner bruyamment au déjeuner. S’il avait deux papas, ça voulait dire que Harry était homo. Mais Harry n’était pas gay.

N’est –ce pas ?

Ok, son histoire avec Cho Chang avait été un fiasco total mais ce n’était pas suffisant pour lui faire franchir le pas. Si ?

Mal à l’aise, Harry gigota sur son lit avant de décréter qu’il fallait qu’il soit sûr. Ici et maintenant.

Les yeux fermés, il commença à fantasmer. Pas à propos d’une fille en particulier mais il visualisait leur corps. Il pensa à leurs lèvres, à leurs courbes, leurs jambes, leurs seins et ainsi de suite. Il croyait que tout allait bien quand il remarqua que son corps ne réagissait pas.

« Merde. »

Certain qu’une catastrophe imminente se préparait, Harry se mit à penser à l’autre sexe. Il imaginait de puissants pectoraux, des ventres plats avec des tablettes de chocolat, des bras musclés ect…. Cette fois encore, il ne ressentait rien.

« Putain ! » cria –t –il.

Qu’est –ce que tout cela signifiait, bordel ? Il n’avait aucune préférence ? Très bien ! Parfait ! Il s’en contenterait !

Refusant de s’éterniser sur ce point, il passa au suivant.

4. L’autre père était Malfoy.

Pourquoi, parmi tous les garçons de la Terre, fallait –il que ce soit Malfoy ?

Pour lui, Malfoy était un connard prétentieux. Il ne voyait pas comment on pouvait en tomber amoureux ni même être son ami, à la limite. Si tout cela était vrai, qu’est –ce qui avait bien pu le faire changer d’avis ?

Harry contempla le dais de son lit à baldaquin tandis qu’il cogitait. Peut –être que Malfoy lui avait fait boire un philtre d’amour.

Pfff. Difficile à croire.

5. Malfoy refusait tout en bloc.

Son attaque contre Harry dans le couloir le prouvait bien. Harry avait toujours mal à la tête suite à ses nombreux chocs contre le mur.

Harry ricana méchamment. Peut –être qu’il pourrait utiliser certaines des informations que Gabe lui avait données pour réduire Malfoy au silence. Son don du Manoir Malfoy aux Weasley, par exemple.

6. Malfoy et lui étaient mariés.

Harry se renfrogna. Le fait d’avoir un enfant pouvait s’expliquer. Harry, pour l’instant, n’arrivait pas à la trouver cette stupide explication or elle devait bien exister. Mais pour le mariage ?

Il savait que si Ron et Hermione croyaient qu’il était sous l’emprise d’un philtre d’amour, ils trouveraient l’antidote aussitôt. Mais pour que la relation aille jusqu’au mariage, de deux choses l’une : soit Ron et Hermione étaient morts ce jour –là (ce qui était impossible vu qu’ils avaient plusieurs enfants) soit Harry aimait vraiment Malfoy et vive versa.

Est –ce que c’était possible ? Toute sa vie, Harry avait souhaité rencontrer quelqu’un à aimer et à chouchouter. C’est vrai, il avait Ron et Hermione, tous les deux les meilleurs amis que l’on pouvait espérer. Et puis, il y avait la famille Weasley qui le considérait comme un des leurs. Mais maintenant qu’il était plus vieux, il désirait autre chose. Et apparemment, tout ce qu’il voulait lui était donné sur un plateau.

Malfoy était –il vraiment la solution à son bonheur ? Pouvait –il être celui vers qui se tourner pendant les périodes difficiles ou s’il souffrait suite la perte d’un être cher ? Celui qui l’aiderait à avancer malgré sa peine ?

Incrédule à l’idée d’un amour véritable entre lui et son ennemi, Harry secoua la tête pour oublier ces idées grotesques. Il préféra passer au point suivant.

7. Gabe n’était pas un enfant unique.

Il y avait les jumelles, Jasmine et Rose, toujours corrects et rusés, différentes l’une de l’autre par certains côtés. Qu’avait dit Gabe, déjà ? Au premier regard, vous penseriez que c’étaient des jumelles identiques, après la première rencontre, vous penseriez qu’elles ont exactement la même personnalité à peu de chose près. Puis vous apprendriez à les connaître et là vos ennuis commençaient !

Et puis il y avait le petit Lief turbulent et affectueux qui recherchait toujours à attirer l’attention de ses frères et sœurs. Et il n’avait pas encore décidé s’il voulait ressembler plutôt à Harry ou à Malfoy.

Pour Harry, le fait d’avoir plusieurs enfants obéissait à la même logique qui les avait poussés à avoir Gabe en premier lieu, logique qui lui échappait totalement à l’heure actuelle.

8. La famille toute entière vivait, heureuse à Godric’s Hollow.

Harry examina ce point pendant quelques temps avant de réaliser que cet état de chose ne le dérangeait pas.

Et pourquoi ça le dérangerait ? Il était supposé vivre un mariage heureux, avoir une famille nombreuse et peut –être des animaux de compagnie que Gabe avait oublié de mentionner et ils habitaient donc le seul endroit où tout cela cadrait parfaitement.

Harry avait du mal à croire que sa vie s’arrangeait de façon si merveilleuse surtout que jusqu’à maintenant elle n’avait été qu’une lutte de tous les instants. D’un autre côté, Malfoy faisait partie du tableau. C’était peut –être ça, le point négatif.

9. Malfoy était fier de lui.

Harry émit un grognement sceptique. Il restait convaincu de ce qu’il avait dit plus tôt : Malfoy était jaloux et détestable et rien ne le ferait changer d’avis.

Harry ignora ce à quoi il avait pensé auparavant afin de concentrer son esprit sur l’antipathie qu’il ressentait envers Malfoy.

10. Le nom complet de Gabe était Gabriel Harry Malfoy –Potter.

Le nom de famille était facile à comprendre : Harry était trop fier pour abandonner son nom et Malfoy trop prétentieux pour renoncer au sien.

L’esprit de Harry ne s’attarda que très peu de temps sur le choix du deuxième prénom et passa au point suivant.

11. Il tue Voldemort.

Harry y réfléchit avec une certaine appréhension. Comment avait –il fait ? Quand cela s’était –il passé ? Qu’est –ce qui s’était passé exactement ?

Il maudit Malfoy pour l’avoir interrompu au dîner avant que Gabe ne puisse répondre à ses questions.

12. Gabe était un bébé chaudron.

Mais bon sang, à quoi pensait Malfoy quand il avait décidé de se lancer là –dedans alors que l’un d’eux aurait pu mettre une femme enceinte ? Cela aurait été plus simple et ça lui aurait évité bien des efforts et bien des ennuis.

Et pourquoi Malfoy aurait demandé à Hermione de l’aider ? Peut –être que Harry l’avait persuadé de le faire.

Et puis il y avait le cas Rogue. A part le chantage, Harry ne voyait pas pour quelle autre raison l’idiot aux cheveux gras accepterait d’aider à la réalisation d’une potion de neuf mois, surtout s’il était impliqué.

Harry avait l’impression que ce gros con visqueux préfèrerait plutôt s’arracher les globes oculaires, les couper en deux pour en recueillir le jus dans un verre avant d’y ajouter une cueillere de sucre et boire comme si c’était de la limonade !
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:14

CHAPITRE SEPT : Un Serpent !

-

-

A 23h20, Malfoy poussa la porte de la Salle sur Demande.

- C’est pas trop tôt, la fouine ! On était sur le point d’organiser une battue !

La tête de Malfoy se tourna vivement du côté d’où venait la voix de Weasley.

- Qu’est -ce qu’ils font ici ? demanda -t -il, énervé.

Ron ignora la question et continua à se plaindre.

- Gabe avait dit 23h. Tu as vingt minutes de retard !

Malfoy eut un petit sourire dédaigneux :

- C’est là où tu te trompes, la belette ! Il a dit vers 23h. Et il me semble bien que 23h20 se situe dans ce laps de temps.

- Il a raison, dit Gabe en souriant.

Lui -même utilisait souvent cette excuse à la maison mais cela ne l’empêchait pas d’avoir quand même des ennuis. Le fait de voir son père l’utiliser aujourd’hui lui donnait un sacré avantage pour plus tard !

- Bon dépêche -toi et ferme cette porte, Malfoy, soupira Harry. On va pas y passer la nuit.

Cependant, le Serpentard ne bougea pas.

- Vous n’avez pas répondu à ma question. Qu’est -ce qu’ils font ici ?

Harry regarda Ron, Hermione et Mack. Ce fut Hermione qui répondit:

- Nous sommes ici en tant que soutien moral.

- Foutaises. Si j’avais su que toute la maison Gryffondor était invitée, je serai venu accompagné, moi aussi. Mais comme personne n’a pris la peine de me prévenir, je pense que je vais partir.

Sur ce, Malfoy se retourna mais avant qu’il ne puisse franchir la porte, quelqu’un tira sur sa robe. Il fit volte -face pour lancer un sort à l’insolent mais il se retint quand il vit que c’était son fils.

- Père, s’il te plait, reste et écoute -moi. Mack est ici pour m’aider. Oncle Ron et Tante Hermione sont là pour soutenir papa.

- Et pour nous assurer que tu ne vas pas lui effacer la mémoire, ajouta Ron.

- En fait, nous sommes ici pour maintenir la paix, précisa Hermione. C’est vrai que depuis que tu es Préfet en Chef, tu es plus calme en présence de Harry mais nous avons remarqué que cette histoire de paternité était un sujet sensible entre vous. J’ai l’impression que tu as gardé ton calme dans la Grande Salle à cause de tous les professeurs présents. Mas ici, il n’y a personne pour vous retenir. C’est pourquoi nous sommes là.

- Pourquoi ? Pour mieux prendre le parti de Potter si les choses tournent mal ? s’enquit Malfoy avec un soupçon.

- En fait, Ron sera du côté de Harry tandis que je serai de ton côté. Non seulement pour te soutenir mais aussi pour être sûre que Ron reste tranquille, ajouta la jeune fille en jetant un petit coup d’œil vers le Roux. Je pense que ça équilibre les choses.

Malfoy fronça les sourcils alors qu’il réalisait qu’Hermione avait raison. Ils étaient de retour à Poudlard depuis quelques mois seulement mais il s’était habitué au fait d’être souvent d’accord avec elle, sûrement parce qu’ils étaient tous les deux Préfets en Chef. Mais être habitué à cet état de chose ne voulait pas dire qu’il appréciait.

- S’il te plait, Père ? supplia Gabe en tirant de nouveau sur la robe du Serpentard.

- Gabriel, les Malfoy ne supplient pas, soupira ce dernier.

« Je reste seulement par ce que je suis curieux » pensa -t -il.

Malfoy regarda autour de lui pour la première fois et nota qu’il n’y avait aucun objet lourd, coupant ou contondant. En fait, il semblait qu’il y avait de la moquette au sol et aux murs. A part la grande table au milieu et les chaises autour, la salle était complètement vide.

« Comme par hasard, le Trio Parfait a pensé à tout, putain ! Comme si j’allais faire quoi que ce soit ! C’est cet enfoiré de Weasley qu’il faut surveiller » songea Malfoy en soupirant, agacé.

- Ok, maintenant que nous sommes tous là, je suppose qu’on peut commencer, déclara gaiement Gabe.

- Une minute ! coupa Ron. Et sa baguette ?

Malfoy le fusilla du regard.

- Ron a raison, approuva Harry. Je propose que tout le monde à part Gabe dépose sa baguette.

Ron, la mâchoire pendante, dévisagea Harry, furieux.

- Ok, dit Malfoy en haussant les épaules. J’accepte dans ce cas.

Il se saisit de sa baguette et la lança sur la table devant lui, bientôt imité par Hermione, Harry et Mack. Puis tous les regards se tournèrent vers Ron.

Ce dernier grogna et jeta sa baguette sur la table avec une expression de défaite. Mack se leva précipitamment et réunit les baguettes avant d’aller les déposer dans un coin.

Gabe s’assit en face de ses parents, un sourire aux lèvres et engagea la conversation :

- Alors, avant que je ne commence, avez -vous des questions ?

- Oui ! répondit Ron d’une voix forte.

- Je crois qu’il s’adressait à Malfoy et moi, souligna Harry calmement.

Ron fit la moue et s’affaissa sur sa chaise.

- En effet, la belette, tu devrais savoir rester à ta place et te taire, ajouta Malfoy avec dédain.

- Malfoy ! gronda Hermione.

Ron, lui, se contenta de faire un doigt d’honneur au Serpentard.

- Ron !

Juste au moment où une dispute entre les trois semblait sur le point d’éclater, Gabe bondit de son siège en criant avant de tapoter son corps. Le groupe cessa toute activité pour le fixer comme s’il était devenu cinglé.

Gabe plongea la main dans sa robe, retira rapidement quelque chose de l’intérieur et le balança sur la table.

Hermione poussa un petit cri alors que les autres reculèrent leur chaise.

- Tout va bien, les rassura Gabe. C’est Nyoka. Elle a entendu la voix d’Oncle Ron et…

- Qu’est -ce que c’est ? demanda Malfoy en se penchant vers la table.

- C’est un serpent, répondit Harry, en se penchant encore plus.

Hermione et Ron, eux, préféraient restés éloignés.

- Gabe, qu’est -ce que tu fais avec un serpent dans ta robe ? s’enquit la jeune fille d’une voix lente.

- Elle est moi, répondit Gabe, sur la défensive alors que le serpent se dirigeait vers Harry.

- Salut, dit Harry en tendant la main pour caresser la tête du reptile.

- Ah. Tu dois être Père Harry. Je ne t’ai pas encore rencontré dans le futur. Je m’appelle Nyoka. Heureuse de te rencontrer, répondit le serpent.

- Gabe, les serpents ne sont pas autorisés en tant qu’animal de compagnie à Poudlard. Ils ne figurent pas sur la liste, fit remarquer Hermione, les yeux toujours sur le serpent.

- Je l’ai trouvée. Elle était blessée. Je ne pouvais pas la laisser là -bas, contra Gabe.

- Où l’as -tu trouvé ? demanda Ron, curieux tout en observant Harry et le serpent discuter.

- Elle vient de la Forêt Interdite, expliqua Harry, interrompant sa conversations avec le reptile. Gabe l’a trouvée à l’orée du bois pendant un de ses cours de Soins aux Créatures Magiques.

Les yeux de Malfoy passèrent de Nyoka à son fils.

- Tu es un fourchelang, n’est -ce pas ? dit -il d’un ton accusateur.

- Bien sûr, répondit Harry, tout fier. Ça vient de moi, ajouta -t -il en rendant le serpent à son maître.

Le Blond se renfrogna tandis que Nyoka se déplaçait de Gabe vers Ron.

- En fait, ça vient de vous deux, dit Gabe en regardant ses parents.

Harry fronça les sourcils.

- Comment ça ? Malfoy n’est pas un fourchelang. Tu en es un ? lui demanda -t -il.

- Absolument pas. Je ne sais pas de quoi parle Gabriel, déclara Malfoy, un tantinet en colère.

- Vraiment ? insista Harry, soupçonneux.

- Ecoute, Potter, je pense que je suis au courant de mes compétences magiques. Parler aux serpents n’en fait pas partie, dit Malfoy en croisant les bras.

- Bizarre… coupa Gabe. A mon époque, tu es capable de parler aux serpents. Peut -être que Harry te l’a appris.

Ce dernier ouvrait la bouche pour faire remarquer qu’il doutait que le fourchelang puisse être enseigné quand Ron l’interrompit :

- Euh… Qu’est -ce qu’il fait ? s’enquit -t -il nerveusement parce que le reptile se glissait à l’intérieur de sa manche.

- Franchement, Oncle Ron… C’est « elle », pas « il ». Et puis elle vient te voir parce qu’elle t’aime bien.

Harry, Malfoy et Mack explosèrent de rire en voyant le teint verdâtre de Ron qui fit un bond avant de secouer ses vêtements pour se débarrasser de l’intrus.

Mais Hermione, elle, fronça les sourcils quand elle remarqua le regard de connivence que s’échangèrent Harry et son fils.

- Harry James Potter, rappelle ce serpent tout de suite ! cria -t -elle avant de se lever pour aider Ron.

- Ce n’est pas moi qui l’ai envoyée après lui ! C’est Gabe ! s’exclama Harry en tendant un doigt accusateur.

- MOI ? C’est toi qui discutais avec elle tout ce temps !

- Ce n’est pas parce que je discutais avec elle que…

- AAAHHHH ! hurla Ron. Il se glisse dans mon pantalon. Rappelez -le ! RAPPELEZ -LE !

Malfoy tomba de sa chaise tant il riait. Entendre la belette crier comme une fille c’était trop !

Quant à Harry et Gabe, ils rigolaient trop pour pouvoir donner un ordre en fourchelang et s’étaient résignés à maintenir Ron afin de chercher le serpent pour le déloger.

Malfoy, lui avait l’impression de mourir à cause du manque d’oxygène étant donné qu’il n’avait plus la force de respirer convenablement entre deux éclats de rire.

Après plusieurs moments intenses, Nyoka comprit enfin que sa présence n’était pas voulue et elle ressortit par le bas du pantalon de Ron avant de se diriger vers un coin d’où elle pouvait fixer le Roux méchamment.

- Oncle Ron, regarde ce que tu as fait ! Tu l’as vexée ! Tu devrais t’excuser, râla Gabe.

- Il est HORS DE QUESTION que je m’excuse auprès de cet animal REPUGNANT ET VISQUEUX ! SURTOUT qu’il m’a VIOLENTE d’au moins DIX FAÇONS DIFFERENTES ! Et si JAMAIS tu envoies cette CHOSE après moi ENCORE une fois, je….

Malfoy se plaça entre lui et Gabe en un instant.

- Je t’interdis de le menacer, la belette, surtout quand tu sais parfaitement bien que c’est Potter qui est à blâmer, dit le Serpentard d’une voix tranchante.

- Bouge de là, la fouine ! Pour une fois, cela ne te concerne pas !

Ron plaça sa main sur l’épaule de Malfoy pour le pousser sur le côté mais Harry le stoppa en secouant la tête.

Malfoy fit un pas vers Ron.

- Tu as tort, Weasley. Si tu provoques quelqu’un de ma famille, tu me provoques aussi. Compris ?

Là, Ron était vraiment en rogne. Il se dégagea de la prise de Harry pour balancer son poing dans la figure de Malfoy mais il fut arrêté par Hermione, cette fois.

- RON, NON ! cria Harry en se plaçant devant le Serpentard.

- MAIS BORDEL, QU’EST -CE QUE TU FOUS, HARRY ? EST -CE QUE TOUT LE MONDE A PERDU LA BOULE ? CE N’EST PAS PARCE QU’UN GARÇON DIT ETRE TON FILS ET CELUI DE MALFOY, QUE TU DOIS PROTEGER CE CONNARD !

- Ce n’est pas ça, dit Harry d’un ton calme en restant toujours devant Malfoy et Gabe. C’est juste que Nyoka appartient à l’une des espèces les plus mortelles au monde et si tu frappes Malfoy… Et bien, regarde -la, Ron !

Tout le monde baissa les yeux vers l’endroit qu’indiquait Harry et vit le serpent en position d’attaque à quelques centimètres de la cheville de Ron.

Avec un cri, Ron sauta sur la chaise la plus proche sous les sifflements furieux de Nyoka.

- Elle a dit qu’elle nous considère tous les trois comme ses maîtres, même Malfoy, bien qu’il ne parle pas encore sa langue. Et si jamais tu touches à l’un d’entre nous, tu es mort, déclara Gabe d’un ton tranquille comme s’il décrivait la météo.

- Tu as laissé un serpent venimeux se glisser dans les vêtements de Ron ? s’écria Hermione, furieuse.

Gabe haussa les épaules en s’installant sur son siège.

- Enfin, ce n’est pas comme si elle allait le blesser. Elle jouait, c’est tout. Tu sais, Tante Hermione, les animaux ne sont pas aussi stupides que les gens veulent bien le croire. Elle ne l’aurait jamais mordu en sachant que c’était l’ami de mon père.

Harry se retint de sourire alors qu’Hermione ouvrit et referma la bouche, incapable de trouver une répartie.

Malfoy, lui, n’avait aucune raison de se cacher et il se mit à rire ouvertement.

- Franchement Granger, même moi, je le savais. Les livres ne peuvent pas tout t’apprendre, n’est -ce pas ? Peut -être que si tu élargissais ton horizon au -delà de la bibliothèque, Weasley aurait une chance de te demander de sortir avec lui. Surtout qu’il ne peut trouver personne de mieux.

A ces mots, les joues d’Hermione se colorèrent d’un ton rouge tout nouveau qu’on n’avait encore jamais vu avant alors que Ron, lui, prenait l’air d’un psychopathe.

- Bon, pourrai -je enfin poser ma question ?

- Bien sûr, Oncle Ron. Que veux -tu savoir ? demanda Gabe.

- Qu’est -ce que vous faites tous, ici ? Je veux dire, je pensais que les voyages dans le temps étaient interdits. Et pourquoi avez -vous tous été envoyés à Poudlard ? Compte tenu qu’ici, il y a beaucoup de gens qui seraient plus qu’heureux que de contacter La Gazette du Sorcier.

En disant cela, Ron jeta un regard en biais vers Malfoy qui se contenta de l’ignorer.

- Euh… commença Gabe en jetant un coup d’œil vers Malfoy et Hermione. J’ai juré le secret sur ce type d’informations.

- Quoi ? Pourquoi ? demanda Ron.

Il se tourna vers les autres et nota qu’Hermione faisait tout pour éviter son regard tandis que Malfoy arborait un sourire bien méprisant.

- Vous savez ! accusa -t -il.

- Etre Préfet en Chef donne bien des avantages… bien plus qu’être Préfet. T’es pas d’accord, Granger ? déclara Malfoy d’un ton moqueur.

- Donc Harry et moi sommes les seuls à ne pas savoir ce qui se passe ? J’exige que vous nous disiez tout, maintenant !

- Weasley, tu n’es pas en position de faire de telles exigences !

- Je m’en moque ! s’écria Ron avant de se retourner vers Harry. Allez, mec ! Toi aussi, tu détestes ne pas savoir ! Tu t’énerves toujours quand Dumbledore te cache des informations !

- Bon, ok, soupira Harry. Ce n’est pas comme si on allait tout raconter autour de nous. En plus, je suis sûr que Dumbledore sait déjà tout à propos de Gabe, Malfoy et moi.

- Il a raison, dit Gabe en lançant un regard suppliant du côté de sa tante et de son père.

- Je suppose qu’on ne risque pas grand -chose, admit lentement Hermione.

- Super ! s’exclama Gabe alors que Mack lui jeta un regard entendu. Ok… euh, en fait, si tout le monde est ici, c’est un peu de ma faute.

- Notre faute, tu veux dire, corrigea Mack.

- Tu as hérité de Potter le besoin de jouer les héros ? voulut savoir Malfoy.

- Pas du tout ! Les problèmes ont tendance à me tomber dessus ! Bref, je ne peux pas vous donner tous les détails mais ce qui est important à savoir c’est que Poudlard n’est plus sûr à mon époque.

- Quoi ! Pourquoi pas ? s’exclama Ron. Qu’est -ce que vous avez fait, tous les deux, bon sang ?

- Rien du tout ! En fait, le problème nous est tombé dessus alors qu’on était là par hasard et nous avons prévenu Dumbledore avant qu’il ne soit trop tard. Nous envoyer ici était une décision de dernière minute pour sauver les étudiants du désastre, expliqua Mack.

- Où sommes -nous quand tout ça se passe ? s’enquit Harry.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:15

- Et bien, tu remplaces le professeur de Défense Contre les forces du Mal, répondit Gabe. Et c’est toi qui nous as tous envoyés ici. Je ne pense pas que Père sera très content parce qu’envoyer 300 étudiants à travers le temps est un sortilège très risqué… sans parler du fait qu’on peut se perdre dans l’espace -temps ou atterrir au un mauvais endroit.

- Mais ça a quand même marché au bout du compte, non ? souligna Harry.

- Ouais. Mais ça n’empêchera pas Père d’être en colère après toi. Tu prends toujours des risques stupides, d’après lui.

Harry se retourna vers Malfoy.

- Je ne prends pas de risques stupides !

Malfoy tourna la tête pour lui faire face.

- Je n’ai jamais dit ça ! Mais maintenant que j’y pense, certaines des choses que tu as faites étaient particulièrement stupides !

Harry rougit légèrement tandis que Gabe se mit à rire.

- Vous voyez ! C’est exactement le genre de disputes que vous avez à la maison. Vous devenez déjà un couple !

Cette remarque attira l’attention de Harry qui sentit sa colère retomber.

- Alors… je suis vraiment homosexuel ? demanda -t -il en gardant les yeux baissés alors qu’il entendit Malfoy émettre un son moqueur.

- Non, dit Gabe avec un sourire. Tu n’as pas de préférence, en fait.

Harry releva la tête.

- Quoi ! Mais ça ne veut rien dire !

- Mais si Potter, ça en a, coupa Malfoy. Cela veut dire que tu n’as pas d’attirance sexuelle qui te restreindrait à ne courir qu’après les filles. Mais tu es sensible à la beauté et quand quelqu’un te tape dans l’œil, peu importe que ce soit une fille ou un garçon, tu restes fidèle à cette personne… ce qui te rend souvent stupide…. Et tu ne remarques absolument pas quand on flirte avec toi.

Harry resta sans voix.

- Ce n’est pas faux. Vous vous souvenez du bal de Noël ? Beaucoup de filles ont demandé à Harry si elles pouvaient l’accompagner mais il leur a toutes dit non parce qu’il ne pensait qu’à Cho. Cela dit, ce que tu dis à propos du désir sexuel non existant et des flirts, est faux, ajouta Hermione, en fixant Malfoy. Mais pour ce qui est de la fidélité et le fait qu’il apprécie ce qui est beau, tu n’as pas tort.

Harry ne dit rien tandis qu’il se remémorait sa 4ème année. Il avait été un peu idiot au sujet de Cédric et Cho. A tel point qu’il avait négligé un conseil pour la deuxième tâche.

- Alors, est -ce que ça veut dire que tu me trouves beau, Potter ? s’enquit Malfoy en interrompant les pensées de Harry.

Ce dernier fixa durement le Serpentard. Un moment, il fut tenté de ne pas répondre mais il réalisa que ce n’était pas la meilleure solution.

- Pour être tout à fait honnête, oui, dit -il d’un ton glacial.

Il ignora les sons écoeurés émis par Ron, le visage rayonnant de Gabe et l’expression abasourdie d’Hermione et de Malfoy et poursuivit :

- Mais il y a plusieurs types de beauté. Et je trouve que ta beauté est trompeuse.

Malfoy plissa les yeux tandis que son visage s’assombrit dangereusement. Mais avant qu’il ne puisse exprimer sa rage, Ron se fit entendre :

- Alors, est -ce que Gabe va commencer à nous raconter sa vie ? bougonna -t -il.

Il évitait de poser les pieds à terre car Nyoka était toujours sous sa chaise.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:16

CHAPITRE HUIT : Prédictions

-

-

- Ok, avant de commencer, est -ce que l’un de vous deux a une question à poser ? demanda Gabe.

- Ouais, répondit rapidement Harry. Comment je tue Voldemort ?

Malfoy roula des yeux.

- Franchement Potter, plus idiot que toi, tu meurs ! Tu penses vraiment qu’il va te le dire alors que je suis là ?

- Alors, tu as l’intention de devenir Mangemort ? accusa Ron.

- Ça ne te regarde pas, mais, oui, j’en ai bien l’intention, dit Malfoy avec impatience.

- Alors comme ça, tu vas refiler à ton cher papounet toutes les informations qui pourraient piéger Harry ! Même après t’être envoyé en l’air avec lui ! hurla Ron.

Harry rougit en entendant les derniers mots de Ron mais ne protesta pas. Après tout, Ron soulevait un point important.

- En fait, toi qui es si prompt à m’enfoncer, sache que je ne vais rien dire à mon père. Si je commence à lui donner plein d’informations sur Potter, il voudra savoir d’où je les tiens. Et la vérité, continua Malfoy en désignant Gabe de la tête, finira par être révélée. Et personnellement, je préfère éviter ça !

Harry décida de laisser tomber le sujet Voldemort pour l’instant et continua :

- Quand… quand est -ce que… débute notre… relation ? demanda Harry, hésitant.

Gabe réfléchit pendant un moment.

- Je ne suis pas sûr de la date exacte mais je sais que vous vous mettez ensemble pendant votre 7ème année.

- Mais nous sommes en 7ème année ! s’exclama Ron.

- Oui, Ron et elle a tout juste commencé, fit remarquer Hermione.

- Mais putain, Potter ! T’es suicidaire ou quoi ? demanda Malfoy, incrédule. Malgré le fait que je viens de révéler mon intention de devenir Mangemort, ce que tu soupçonnais déjà, j’en suis sûr, tu décides quand même de t’envoyer en l’air avec moi !

Harry fronça les sourcils quand Malfoy répéta les mots de Ron avant de s’écrier :

- Mais qu’est -ce que j’en sais, moi ? Ça ne s’est pas encore passé ! Et pour ce qu’on en sait, c’est peut -être toi qui es venu me draguer ! Pas le contraire !

- Te la raconte pas trop, Potter ! La seule raison qui m’aurait poussé à me rapprocher de toi serait que le Seigneur des Ténèbres m’ait forcé à suivre un de ses plans machiavéliques, déclara Malfoy.

- Je ne pense pas, interrompit Gabe, en fronçant les sourcils. D’après les bribes d’histoires qu’ils m’ont raconté, je dirais que ça s’est fait, tout simplement.

- Berk ! dit Ron, le visage dégoûté. Tu es en train de dire qu’un jour ils ont commencé à se battre puis une chose en entraînant une autre, ils ont commencé à s’embrasser ?

Harry et Malfoy lui lancèrent tous les deux un regard meurtrier.

- En fait… non, répondit lentement Gabe.

- Mais alors, comment… ?

- Weasley, si tu veux pouvoir conserver l’usage de tes attributs sexuels, je te conseille de la fermer ! cria Malfoy.

- Tu ne peux rien me faire : tu n’as pas ta baguette ! le contra Ron, triomphant.

- Contrairement à toi, j’ai la patience d’attendre le bon moment pour me venger, souligna Malfoy, les yeux plissés.

- Ron, tais -toi ! s’énerva Hermione. Si tu continues à les interrompre, Harry et Malfoy n’apprendront jamais rien !

Vaincu, Ron s’affaissa sur sa chaise.

- Alors, y a -t -il d’autres questions ? s’enquit joyeusement Gabe.

Ron ouvrit la bouche mais resta muet à cause des regards sévères que Mack et Hermione lui lancèrent.

Malfoy semblait beaucoup hésiter puis il se décida à parler :

- Est -ce que ce que tu as dit est vrai ? demanda -t -il, très curieux. Potter et moi sommes vraiment amoureux l’un de l’autre ?

- Ben, c’est l’impression que ça donne en tous cas. Après tout, vous passez votre temps à vous dire « Je t’aime »… au moins 100 fois par jour. C’est assez énervant, d’ailleurs. Un jour, je vous ai demandé pourquoi vous le répétiez sans cesse et vous m’avez répondu que vous aviez vos raisons, déclara Gabe.

- Et quelles étaient ces raisons ? voulut savoir Harry, avec curiosité.

- Apparemment, vous ne l’aviez pas dit en temps et en heure et vous ne vouliez pas commettre la même erreur… un truc dans le genre. J’en sais rien, en fait. Je n’écoutais pas vraiment.

- Pourquoi avoir posé la question si ce n’était pas pour écouter ensuite ? ironisa Malfoy.

- C’était juste une question en l’air, grogna Gabe. En plus, j’avais d’autres soucis en tête.

- Dis -moi, les détails que tu vas nous donner à propos de leur vie seront tous aussi vagues ? s’enquit Ron appréciant Gabe de moins en moins.

- Tu le saurais peut -être si tu arrêtais de me couper la parole à chaque fois ! Tu crois pas ? fit remarquer Gabe d’un ton hargneux.

- Comment tout a commencé ? interrogea Harry, calmement.

Gabe réfléchit profondément pendant un moment.

- Si je me souviens bien, on vous a fait une blague pour que vous cessiez de vous battre. Mais quelque chose a foiré et vous avez commencé à vous comporter différemment. Vous continuiez à vous battre mais pendant vos confrontations, vous sembliez plus joueurs, par certains côtés. Enfin, c’est ce qu’a dit Tante Hermione.

- Plus joueurs ? coupa Ron. Le jour où Harry commencera à jouer avec Malfoy, je…

- La ferme ! s’exclamèrent plusieurs voix.

Ron referma la bouche avec un bruit sec.

- Comme je disais, reprit Gabe en fixant le Roux, vous aviez une relation que vous cachiez à tout le monde.

- Tu -Sais -Qui l’ignorait aussi ? demanda Ron, méfiant.

- Oui, Oncle Ron, Voldemort l’ignorait aussi, ce qui est bizarre vu que Papa était considéré comme le sauveur du monde sorcier et que Draco était un Mangemort reconnu.

- Wow ! Ça devait vraiment être difficile pour vous, les gars, dit Hermione avec sympathie.

Ron ne ressentait pas du tout la même chose :

- Alors qu’est -ce qui t’a empêché de le livrer, la fouine ?

- Comment puis -je le savoir ? répondit Malfoy en lui lançant un regard furieux. Gabe ne nous a encore rien dit.

- En fait, dit Gabe avec un rire nerveux, je ne peux pas vous donner tous les détails sur votre relation et comment elle a débuté car ce serait vous révéler trop de choses. Mais je peux vous dire que lors de la dernière bataille, tu as sauvé la vie de Papa et qu’ensuite, il est parti vaincre Voldemort. Après sa victoire, il est resté dans le coma. Quand, enfin, il se réveilla, ses horribles souvenirs l’accablaient tellement qu’ils ont effacé sa mémoire.

- QUOI ! coupa Harry. Ils ont effacé ma mémoire parce qu’ils pensaient que je ne pouvais pas supporter quelques cauchemars ?

Malfoy eut un sourire dédaigneux tandis que Gabe le regardait avec tristesse.

- C’était pire que de simples cauchemars. Père m’a dit que tu t’agitais dans ton sommeil, les yeux exorbités et que tu étais incapable de maîtriser ta magie. Tu as même blessé des soigneurs.

- Oh, tu sais, Malfoy a tendance à exagérer les choses, marmonna Ron.

- Lâche -moi, Weasley ! dit Malfoy, les dents serrées.

- Ben quoi ? C’est vrai.

- Weasley, un mot de plus…

- Je veux dire que ce n’est pas comme si c’était un secret. Tu sautes sur n’importe quelle occasion pour te moquer de Harry et ça prend toujours d’énormes proportions. S’abaisser à raconter de telles conneries à son propre fils…

Malfoy, qui ne savait plus quoi faire, sentait la colère s’accumuler en lui. Alors, il la canalisa comme on le lui avait appris avant de bondir sur ses pieds :

- J’ai dit LA FERME !

Tout à coup, Ron tomba à la renverse, se tenant l’estomac comme s’il avait reçu un coup de poing.

Hermione et Mack se précipitèrent pour l’aider alors que Harry, choqué, se tourna vers Malfoy, la mâchoire pendante.

- Tu l’as fait exprès ! accusa -t -il.

- Il l’a mérité, dit Malfoy en haussant les épaules.

- Tu maîtrises la magie sans baguette ? demanda Harry, incrédule.

- Si mes émotions sont assez fortes.

- Pourquoi tu n’as jamais essayé sur moi ? voulut savoir Harry en fronçant les sourcils.

- Parce que je n’en ai jamais eu besoin, répondit Malfoy d’un ton nonchalant.

Ils regardèrent tous les deux Ron qu’on aidait à se relever.

- Malfoy, tu sais que tu ne facilites pas les choses, fit remarquer Hermione quand le Blond se mit à ricaner.

- Si Papa interrompt la conversation encore une fois, soupira Mack, nous le sortons de la pièce et la famille Malfoy -Potter résoudra ses problèmes, toute seule. Je suis fatigué et les interruptions de Papa deviennent soûlantes !

Ron pâlit : son propre fils lui plantait un couteau dans le dos !

- C’est une bonne idée, approuva Hermione en ignorant le regard lancé par Ron qui se sentait trahi. Continue, s’il te plaît, Gabe.

- Ok. Donc, ils ont effacé de ta mémoire la dernière bataille et une grande partie de ta 7ème année. Ensuite, ils t’ont laissé partir pour devenir un attrapeur de renommée mondiale.

- Une minute ! Et moi dans tout ça ? demanda Malfoy. Où suis -je quand tout ça se passe ?

- Tu t’occupes de moi, répondit simplement Gabe.

- T’es en train de me dire que je reste coincé à la maison pour m’occuper d’une famille pendant que Potter fait le tour du monde sur son balai !

- Quoi ? Pas du tout ! Harry ne se rappelle pas de votre relation.

- Pourquoi pas ? demanda Harry.

Gabe soupira, frustré.

- Parce que vous sortez ensemble pendant votre 7ème année et ils ont effacé cette année -là de ta mémoire, expliqua patiemment Hermione.

- Merci, Tante Hermione.

- Donc tout ce que je fais cette année va disparaître. Tous mes souvenirs ? Effacés ? s’écria Harry qui sentait la rage monter. Très bien, dans ce cas, je n’ai qu’à me comporter comme un idiot vu que je ne me souviendrai de rien !

- Allons Potter, railla Malfoy, tu te comportes déjà comme un idiot. Inutile d’en faire plus, je t’assure.

- Qui a osé dire aux soigneurs de faire ça ? s’enquit Harry. C’était Dumbledore ?

- En fait, c’était Draco, dit Gabe, calmement.

Harry se tourna vers Malfoy.

- Je parie que tu t’es bien marré, n’est -ce pas ? Tu…

- HARRY !

- QUOI ?

- Avant d’accuser Malfoy, tu devrais réfléchir à tout ça. Si vous aviez vraiment une relation, effacer tous tes souvenirs causerait plus de mal à Malfoy qu’à toi.

- Quoi ? s’écrièrent Ron, Harry et Malfoy en même temps.

- Gabe a dit que vous étiez amoureux. Et on a effacé cet amour de ta mémoire… En fait, Harry, toi tu vas continuer à vivre tranquillement comme si rien ne s’était passé ! Pendant ce temps, Malfoy lui ressentira toujours cet amour devenu à sens unique. Il devra probablement t’éviter à tout prix étant donné que tout ce dont tu te rappelleras c’est la haine que tu éprouves à son égard. Imagine ce qu’il a accepté d’endurer pour t’épargner. Ce devait être une vraie torture !

Harry ne sut quoi répondre.

- Donc, d’après toi, je me suis résigné à vivre malheureux pour que Harry puisse profiter de la vie ? résuma Malfoy. T’as pété un câble !

- C’est vrai, insista Gabe. En plus, tu n’étais pas si malheureux que ça : j’étais là !

- Pourquoi t’aurais -je désiré si Potter n’était pas à mes côtés ?

- Euh… en souvenir du bon vieux temps ? supposa Gabe.

Ron n’y croyait pas une seconde.

- Tout ça, c’est du n’importe quoi ! Je parie que Malfoy est sorti avec toi, selon son propre plan, pour ensuite te livrer à Tu -Sais -Qui. Et quand ça n’a pas marché, il a effacé ta mémoire pour que tu ne te souviennes pas de sa trahison. Ensuite pour te garder sous son emprise, il a créé Gabe. Comme ça, si jamais vous vous croisiez, il pourrait utiliser ton fils pour te menacer.

- Comment oses -tu ? hurla Malfoy. Je ne ferai jamais ça à ma chair et mon sang !

- Bien sûr que si ! hurla Ron à son tour. Tu es un Malfoy !

Ce fut la goutte qui fit déborder le vase. Oubliant tout à propos de magie sans baguette et le fait qu’il y avait une table sur son chemin, Malfoy se jeta sur Ron. Harry se leva rapidement pour retenir Malfoy tandis qu’Hermione courut pour se saisir du bras de Ron.

Cependant, Mack et Gabe restèrent assis calmement sur leur chaise et regardèrent la scène comme si tout cela était normal, même à leur époque.

Harry réussit à maîtriser Malfoy assez longtemps pour permettre à Hermione de traîner Ron hors de la salle.

La porte claqua tandis que Malfoy repoussa Harry avant de s’asseoir et de se prendre la tête entre les mains pour essayer de se calmer.

Mack rit avec légèreté avant de dire :

- Ne jamais insulter un Malfoy -Potter, surtout à propos de sa famille… Papa ne la retiendra jamais, celle -là !

Gabe sourit faiblement en secouant la tête.

- Bon, comme je l’ai dit tout à l’heure : si Papa interrompt encore la conversation, il prend la porte et je vais au lit. Bonne chance, les mecs et essayez de ne pas vous entretuer.

Avec un clin d’œil, Mack se leva, récupéra sa baguette et celle de ses parents puis sortit de la
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:16

CHAPITRE NEUF : Jamais.

-

-

- Mais qu’est -ce qui ne va pas chez toi, BORDEL ? demanda Hermione à Ron qui était appuyé contre le mur. Nous sommes supposés les soutenir pas déclencher des disputes et empirer la situation !

- Pourquoi est -ce que tu me cries dessus comme si c’était de ma faute ? s’enquit Ron.

- PARCE QUE C’EST DE TA FAUTE ! hurla Hermione.

- Maman, tu devrais parler moins fort vu qu’il est minuit passé, déclara Mack en arrivant dans le couloir.

- Oh, dit Hermione, embarrassée. Tu as raison.

Mack se mit à rire puis roula des yeux.

- Ok. Voici vos baguettes. Je vais me coucher. Vous venez ?

- Pas tout de suite, répondit Hermione en lançant un regard assassin vers Ron qui déglutit nerveusement.

- D’accord. A plus !

Sur ce, Mack tourna les talons et s’en alla.

Dès qu’il quitta le couloir, Hermione recommença à engueuler le Roux qui lui faisait face :

- Pourquoi ne peux -tu pas ouvrir les yeux et oublier pendant deux minutes la rivalité qui existe entre Malfoy et toi ? Franchement, Ron, imagine un peu comme tout ça doit être difficile pour Harry. Il…

- Difficile pour Harry ? Merlin, Mione et moi alors ? J’ai déjà assez de problèmes comme ça avant de pouvoir m’inquiéter pour Harry !

A ces mots, Hermione donna l’impression qu’elle allait cracher du feu :

- Et QUELS sont TES problèmes, exactement ?

- J’ai un fils qui m’apprend que je suis MARIE avec toi alors que nous ne sommes même pas encore un COUPLE ! Tout le monde me pousse à te demander de sortir avec moi alors que nous ne SAVONS même pas si c’est comme ça que nous nous sommes mis ensemble ! Et en plus de ça, mon MEILLEUR AMI est HOMO et il sort avec mon PIRE ENNEMI ! s’écria Ron, consterné.

- Et à ton avis, qu’est -ce que Harry ressent à propos de tout ça ? Il ne savait pas avant aujourd’hui qu’il était homosexuel ! Et puis, il découvre que tout ce qu’il va faire cette année sera effacé de sa mémoire ! REFLECHIS, Ron ! Il trouve enfin l’amour de sa vie et il le perd non pas à cause d’un décès mais à cause d’une perte de mémoire ! Il a plus de problèmes que toi pour le moment mais est -ce que tu y as même PENSE ? s’énerva Hermione, offusquée. Tu n’étais pas DANS la salle tout à l’heure ?

Les épaules de Ron s’affaissèrent et il glissa lentement le long du mur avant de s’asseoir sur le sol.

- Je suppose que tu as raison, dit -il calmement. Mais pourquoi sa vie est -elle toujours aussi compliquée ? Pourquoi ne peut -il pas vivre normalement comme nous autres ?

Hermione eut un doux sourire en s’asseyant près de lui.

- Je suis sûre qu’il se pose la même question tous les soirs en allant se coucher.

- Sûrement, dit Ron en souriant.

Pendant quelques instants, ils restèrent silencieux, tendus.

- Alors… On dirait que nous sommes seuls pour le moment, fit remarquer Ron.

- On dirait, dit Hermione d’un ton léger.

- Personne… Juste toi et moi…

- Exact.

Ron se racla la gorge, nerveusement.

- Alors, ça te dirait de sortir avec moi un jour ?

- J’adorerai ça, répondit Hermione, rayonnante.

Ron rougit tandis que ses lèvres s’étirèrent en un large sourire. Mais ce sourire s’effaça tout de suite quand Hermione le plaqua au sol et l’embrassa comme une possédée.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

- Bon… maintenant que nous sommes seuls, je peux t’appeler papa ?

- Non.

- Oh, allez ! On ne risque pas de se tromper !

- Non.

- Et si j’appelais Malfoy « père » et toi « papa » ?

- Non.

- Une seconde, coupa Malfoy. Tu nous appelais comme ça sans te soucier de notre avis. Pourquoi as -tu besoin de la permission de Potter, tout à coup ?

- Parce que demander la permission ne fait jamais de mal, répondit Gabe d’un ton nonchalant.

Malfoy se renfrogna.

- Hé ! Au moins, je respecte les apparences familiales.

- Ce n’est pas ce qui est important pour l’instant, dit Harry, irrité. Appelle Malfoy comme tu veux mais appelle -moi par mon prénom.

- Peu importe. Vu que les perturbateurs sont partis, on peut continuer ? demanda Gabe.

- Alors comment le Balafré bat le Seigneur des Ténèbres ? voulut savoir Malfoy, incapable de dissimuler sa curiosité.

Gabe ricana en secouant la tête.

- Quoi ? dit Malfoy, froissé.

- Désolé. C’est juste que le « Balafré » est le petit nom que tu donnes à Papa. Et t’entendre le dire maintenant…

La phrase de Gabe se termina dans un grand rire quand il vit la tête de ses pères.

Horrifié, Harry avait écarquillé les yeux et sa bouche s’ouvrait comme celle d’un poisson rouge. Malfoy, lui semblait se retenir de vomir. Mais ces expressions disparurent bien vite. Ils échangèrent un regard meurtrier avant de dévisager Gabe, toujours furieux.

Leur fils cessa de rire immédiatement.

- Ok. Euh… Désolé. Et si je vous parlais du jour où j’avais deux ans et Papa m’a emmené voler et a failli me laisser tomber ?

- Attends. Tu n’as toujours pas répondu à ma question ! s’exclama Malfoy.

- Je ne peux pas y répondre, tu es un Mangemort, dit Gabe. Tu as dit toi -même que je ne devrais pas répondre à cette question en ta présence.

- Franchement, Gabriel, en tant que Malfoy, je m’attendais à mieux. Et puis j’ai aussi dit que j’avais l’intention de cacher tout ça à mon père. Sans parler du fait qu’on va tout oublier… ajouta Malfoy d’une voix traînante.

- Hé ! Il a raison ! approuva Harry.

- Je ne peux pas le dire, soupira Gabe. Vous ne me croiriez pas même si je vous disais la vérité.

- Gabe, tu nous as balancé pas mal de choses ces douze dernières heures. Je doute sincèrement que ce soit la chose que nous choisirons de ne pas croire, souligna Harry.

- Très bien. Il est mort de rire.

- QUOI ? s’exclamèrent en même temps les deux élèves de 7ème année.

- Il est mort de rire, répéta Gabe, simplement.

En voyant les deux visages perplexes qui lui faisaient face, il expliqua :

- Papa a perdu un pari bizarre et a dû se déguiser en fille, un vrai travesti quoi. Nous avons une photo quelque part. Vous devriez la voir ! Il chausse des talons hauts, il porte des bas, un short moulant qui moule… euh… son derrière et un t -shirt serré avec le drapeau britannique qui ne couvre pas tout à fait son ventre. Il a aussi du fard à paupière, du rouge à lèvres rose et des barrettes plein les cheveux. Bref, à peine finissait -on d’arranger ses cheveux et son maquillage que la bataille finale débuta. Papa n’a pas eu le temps de se changer et il est parti se battre contre Voldemort. Voldemort regarde Papa et sa tenue un bon moment et meurt de rire. The end.

Pour la seconde fois de la soirée, Malfoy crut qu’il allait mourir suite à un manque d’oxygène tant il riait.

- C’est un mensonge ! hurla Harry, scandalisé.

Gabe eut un grand sourire.

- Ouais, c’est un mensonge. Mais c’est une bonne histoire à raconter aux futurs Mangemorts qui ne sont pas aussi enclins à cacher la situation à leur famille.

Malfoy essaya de sourire avec mépris mais échoua à cause de son rire qui se calmait.

- Alors comment je le bats ? demanda Harry.

- Je ne peux pas le dire, répondit Gabe.

- Pourquoi pas ? voulut savoir Harry, énervé.

- Parce que le toi du futur m’a strictement interdit de te le dire, répliqua Gabe en faisant semblant d’examiner ses ongles.

Harry grogna mais décida de poursuivre.

- Ok. Comment réussit -on, dit -il en désignant Malfoy et lui -même, à cacher notre relation à Voldemort et aux autres futurs Mangemorts ?

- Ce qui prouve que je ne vais pas tout répéter à mon père et au Seigneur des Ténèbres, fit remarquer Malfoy d’un ton hautain.

- Ce n’est pas le problème ! coupa Harry. Voldemort peut lire dans les pensées, bordel et pour arranger le tout, il accède directement à mon esprit ! Comment se fait -il qu’il ne découvre rien qu’il pourrait utiliser à son avantage ?

- Il accède directement à ton esprit ? Qu’est -ce que tu racontes, Potter ? demanda Malfoy.

- Nous sommes liés à cause de cette putain de cicatrice. Et il adore implanter des images dans ma tête pendant mon sommeil, histoire de bien me torturer, expliqua Harry, d’un ton plat.

- Ne t’inquiète pas au sujet de tes cauchemars, Papa. Draco va bientôt t’aider, assura Gabe d’une voix douce.

- Comment sais -tu que je fais des cauchemars ? voulut savoir Harry, soupçonneux.

- Je suis ton fils. CQFD.

- Pourquoi aiderais -je Potter si ses cauchemars sont générés par le Seigneur des Ténèbres, lui -même ? s’enquit Malfoy.

- L’amour, dit Gabe, tout sourire.

Malfoy grogna. La journée avait été longue et éprouvante. Il commençait vraiment à en avoir plus que marre de cette histoire « d’amour ».

- Soit c’est ça ou alors Oncle Ron avait raison à ton sujet : tu t’es envoyé en l’air avec Harry juste pour pouvoir le livrer, dit Gabe en haussant les épaules.

- Qu’est -ce que tu veux dire ? Tu n’es pas sûr ? demanda Harry, tout à coup.

- Ben, il se peut que vous m’ayez raconté un conte de fée pour me satisfaire.

- Je ne mentirai jamais à propos de ça ! Et Malfoy a déjà soutenu à Ron qu’il ne s’abaisserait pas à ce niveau ! Même si c’est un Malfoy ! s’exclama Harry.

- Ok ! Dans ce cas, vous êtes vraiment amoureux l’un de l’autre, dit Gabe, heureux que son petit tour de psychologie inversée ait fonctionné.

- N’en sois pas si sûr, dit Malfoy en regardant Harry d’un air las.

Il était légèrement vexé par cette nouvelle attaque contre son nom. Après tout, les Malfoy n’étaient pas si mauvais !

- Qu’est -ce que ça veut dire ? s’enquit Harry, les sourcils froncés.

- Je ne crois pas en l’amour, déclara Malfoy en détournant la tête.

Pour une raison inconnue, cette phrase énerva Harry.

- QUOI ! Comment ne peux -tu pas croire en l’amour ? s’écria -t -il en bondissant sur ses pieds et en renversant sa chaise.

- C’est simple. En tant que Malfoy, j’ai tout ce que je veux et on m’a donné tout ce que j’ai pu désiré. Et comme l’amour ne fait pas partie de mes souhaits, il n’existe pas, répondit le Serpentard.

- Et Gabe ? Comment tu l’expliques ?

- Peut -être que Weasley a raison : je peux m’abaisser à ce niveau, dit Malfoy en haussant les épaules.

- Tu mens.

- Et comment vas -tu le prouver ? argua le Blond sur un ton de défi.

- Mais comment se fait -il que tu ne croies pas en l’amour ? Tu vas forcément changer d’avis cette année, insista Harry dont la voix était devenue légèrement suppliante.

- Changer d’avis ! Pour toi ! Ouvre les yeux, Potter ! Nous avons été rivaux dès que nous nous sommes rencontrés ! J’ai beaucoup de mal à croire que du jour au lendemain nous oublions nos différences pour devenir amants en moins d’une année ! Surtout quand j’ai l’intention de devenir Mangemort ! s’exclama Malfoy en se levant à son tour. Je ne sais pas ce que tu en penses mais d’après moi, touts mes faits et gestes ont pour but commun « tuer Celui -Qui -A -Survécu » !

- Tu ne penses pas ce que tu dis ! contra Harry.

- Pourquoi pas ?

- Parce que tu es ici ! Ça prouve qu’une partie de toi a envie de tout ça !

- Putain, Potter ! Je suis venu seulement parce que j’étais curieux !

Sous le choc, Harry écarquilla les yeux. Puis il eut l’air blessé avant que la colère ne se manifeste :

- Très bien ! cracha -t -il en allant chercher sa baguette dans le coin. J’ai essayé de croire à ce que tu m’avais dit plus tôt, Gabe. Mais maintenant, je reste sur ma positon : Malfoy n’est rien d’autre qu’un connard haineux qui ne pense à personne d’autre que lui -même !

Et sur cette dernière phrase, Harry quitta la salle, furibond.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Le son de la porte qui claqua obligea Hermione et Ron à se séparer précipitamment.

- Harry ! Qu’est -ce qui ne va pas ? demanda Hermione en courant pour le rattraper.

- Ralentis, mec ! s’écria Ron.

Mais Harry ne ralentit pas. Au contraire, il accéléra le pas pour mettre le plus de distance possible entre Malfoy et lui.

- Harry, attends ! dit Hermione en attrapant sa manche pour qu’il puisse lui faire face ainsi qu’à son nouveau petit ami.

- Tu avais raison, Ron, dit Harry, bouillonnant de rage. Ce n’est tout simplement pas possible.

Puis il se retourna et se dirigea vers la salle commune, ses amis sur les talons.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

- ESPECE D’IDIOT ! hurla Gabe dès que Harry franchit la porte. SAIS -TU QU’IL ETAIT SUR LE POINT DE TE DONNER UNE CHANCE ?

- Et pourquoi voudrais -je qu’il me donne une chance ? demanda Malfoy en croisant les bras.

Gabe gronda et passa la main dans ses cheveux désordonnés avant de répondre :

- Parce qu’il est le seul capable de te donner la seule chose qui te manque !

Il se tut pour voir si sa déclaration avait eu un effet sur Malfoy puis continua :

- Mais bien sûr, comme il FAUT que tu te comportes comme un idiot, tu le rejettes et tu cherches tous les moyens possibles pour rendre sa vie pire qu’elle ne l’est déjà.

- Evidemment. C’est mon job, en tant qu’ennemi, dit Malfoy, ignorant la phrase précédente ainsi que l’insulte.

- Merlin ! Et dire que je trouvais Oncle Ron têtu ! Je commence à penser qu’il avait raison sur certains points, ajouta Gabe, en colère.

- Bien. Tu peux t’en aller et rejoindre le Trio Parfait afin de signer la pétition « Je déteste les Serpentards » !

- Papa, ne sois pas comme ça, dit Gabe d’une voix douce, tout à coup. Je te connais. Inutile de porter un masque en ma présence.

- Je ne vois pas de quoi tu parles, contra Malfoy en gigotant sur son siège.

- Pourquoi es -tu si difficile ? grogna Gabe.

- Ce n’est pas moi qui suis difficile. C’est Potter qui est parti. Je ne vois pas pourquoi il prend mes opinions tellement à cœur, déclara le Blond, obstiné.

- Pourquoi ? Tu veux savoir POURQUOI ? demanda sur un ton de défi.

- C’était juste une ques…

- JE VAIS TE DIRE POURQUOI ! C’est parce que toute sa vie, il n’a jamais rien eu de tel ! Ses parents on été assassinés avant qu’il ne puisse se rappeler d’eux ! Il s’est retrouvé coincé chez son oncle et sa tante qui le détestaient ! Son parrain, la seule personne qu’il pouvait considérer comme son père a été tué tout juste après leur rencontre !

Gabe se tut un petit moment le temps de reprendre sa respiration.

- Ce qu’il possède et qui se rapproche le plus d’une famille est celle de son meilleur ami et c’est quand même différent ! Aujourd’hui, il apprend qu’il a la chance de trouver l’amour, le vrai et de créer sa propre famille, rien que pour lui. Et TOI, tu restes là à lui dire que c’est impossible !

- Et alors ?

- Et alors ? ET ALORS ? Tu le prives de la chose qu’il désire le plus au monde ! Comment réagirais -tu si ça t’arrivait ? cria Gabe.

- Peu importe. Je suis fatigué. Tu viens ? s’enquit Malfoy en se levant pour récupérer sa baguette.

Gabe poussa un rugissement de frustration et suivit son père qui se dirigeait vers la salle commune des Serpentards. Tout le long du chemin, il dut se retenir pour ne pas lui envoyer un maléfice dans le dos.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:19

CHAPITRE DIX Annonces.



Harry se réveilla le matin suivant en se demandant pourquoi il se sentait si déprimé. La confusion fit très vite place à la colère quand il se remémora les évènements de la nuit dernière.

Putain de Serpentard!

Heureusement, Ron choisit ce moment pour entrer dans la chambre en dansant, à demi nu, à peine vêtu d’une serviette. Apparemment, il sortait de la douche et son arrivée réussit à distraire son ami de ses tristes pensées.

- Bon, soit les Canons de Chudley seront présents au petit-déjeuner soit Hermione t’a vu sous la douche et s’est jetée sur toi… Alors ? demanda Harry.

- Et bien, ce n’est pas la première proposition, balbutia Ron tandis que son visage rougissait légèrement.

Sous le choc, la mâchoire de Harry tomba.

- Alors, elle t’a vu sous la douche et…

- Non ! Non ! Ce n’est pas ça non plus ! coupa Ron. Maintenant, tu vas te taire, oui !

- Que se passe-t-il ? s’enquit un Seamus encore en un peu endormi, toujours derrière ses rideaux fermés.

- Ron était dans la douche quand… Mmmmmhh…

Harry fusilla du regard son meilleur ami qui avait posé la main sur sa bouche puis il se mit à la lécher.

- Berk ! C’est dégueulasse ! hurla Ron en retirant sa main. Je ne sais même pas où ta langue a traîné !

- Ah ouais ? Ben, je ne sais même pas où ta main….

Harry ne termina pas sa phrase quand il réalisa que Ron sortait de la douche. Ensuite, il s’était mis à danser, tout en pensant à Hermione. Il sortait de la douche. Il pensait à Hermione. La douche. Hermione.

Harry eut un haut-le-cœur puis courut vers la salle de bain afin de se brosser les dents, laissant derrière lui un dortoir où résonnaient les rires de ses camarades.

- Je suis droitier, idiot ! cria Ron quand il vit Harry quitter la chambre.

-Alors, pourquoi es-tu si heureux, ce matin ? demanda Néville d’une voix timide en attrapant ses chaussettes.

Il ne savait toujours pas ce que Ron pensait de son mariage avec Ginny. Et il trouvait le Roux plutôt intimidant en ce moment malgré sa bonne humeur.

Ron se contenta de sourire en se dirigeant vers son armoire pour sortir son uniforme.

- Ne sois pas bête, Néville, dit Dean en lançant un oreiller dans sa direction. Il ne dira rien tant que Harry ne sera pas revenu.

- T’as tout compris, confirma Ron en s’habillant.

- Au fait, dit Seamus en se levant, c’est vrai ce qu’a raconté ce garçon, hier soir ? Harry a épousé Malfoy ?

Ron se retourna brusquement, son humeur s’assombrissant dangereusement.

- Pas un mot de ça en présence de Harry ! Vous entendez ? C’est un sujet assez sensible comme ça ! Si jamais vous en reparlez, je vous casse la figure !

Néville gémit d’effroi et se cacha sous ses couvertures alors que Dean et Seamus dévisageaient Ron, la bouche grande ouverte.

- Hum… Je suppose que c’est vrai, alors, déclara Seamus avec un sourire en coin.

- Qu’est-ce qui est vrai ? voulut savoir Harry, de retour de la salle de bains.

- T’en as mis du temps ! fit remarquer Dean en refermant son armoire avec plus de bruit que nécessaire. Ron peut enfin nous annoncer sa bonne nouvelle.

- Oui, vas-y, Ron, dit Harry en riant. J’espère que ça vaut le coup de t’avoir vu vêtu en tout et pour tout d’une serviette !

- Ok, les amis. Si vous tenez tant à le savoir, je (se tient bien droit) ne suis plus célibataire, dit Ron d’un ton dramatique.

Il y eut quelques félicitations mais les garçons se turent rapidement pour permettre à leur camarade de continuer :

- Et la petite chanceuse qui aura désormais toute l’attention de ces magnifiques yeux bleus, reprit Ron, tout en évitant un oreiller qu’on lui avait lancé à la figure, n’est autre que la charmante Hermione Granger.

- C’est pas trop tôt ! dirent les autres d’une même voix avant d’exploser de rire.

- Hé, vous êtes censés me féliciter pas vous moquer, se plaignit Ron en fronçant les sourcils.

- Félicitations, mec ! dit Harry en lui donnant une petite tape dans le dos. Et si tu nous donnais les détails croustillants ?

- Et ben, après m’avoir traîné hors de la salle, elle s’est mise à me hurler dessus, commença Ron d’un ton penaud.

- Tiens, c’est nouveau, ça ! coupa Seamus, ironique.

Ron attendit patiemment que les rires se calment pour reprendre la parole.

- Quand elle a fini de hurler, nous ne nous sommes pas quittés comme nous le faisions toujours. Cette fois, nous sommes restés, tous les deux et je lui ai demandé, tout simplement.

- Et elle a dit oui ? demanda Néville.

- Bien sûr qu’elle a dit oui ! s’écria Dean. Alors, c’est tout ? Pas de pelotage ?

- Je ne suis pas du genre à embrasser une fille et à tout raconter ensuite, contra Ron, les joues un peu rouges.

- Aha ! Il y a eu pelotage !

Les joues de Ron devinrent de plus en plus rouges.

- Beaucoup de pelotage, apparemment, renchérit Seamus en riant.

- Et alors ? Elle est comment ? interrogea Dean.

- Oh la ! coupa finalement Harry. Vous parlez de ma meilleure amie ! Encore une question de ce genre et je serai obligé de me fâcher !

- Désolé, Harry, s’excusèrent-ils.

A ce moment-là, la porte s’ouvrit et Mack entra.

- Salut, les mecs ! Quelqu’un a faim ?

- J’ai une excellente nouvelle, fils ! s’exclama Ron en nouant sa cravate. J’ai enfin demandé à ta future mère de sortir avec moi !

- Super ! ironisa Mack en roulant des yeux.

- Hé ! Tu devrais être content pour moi ! J’ai dû faire preuve de courage ! dit son père.

- Ok mais à quoi bon ? Vous allez tous tout oublier, à la minute où nous nous en irons, rappela Mack.

La bouche de Ron s’ouvrit démesurément avant qu’un chapelet de jurons n’en sorte tandis que les autres descendaient l’escalier à la suite de Mack.

- Attends, ne t’énerve pas ! dit Mack, précipitamment. Maman est quand même heureuse. Elle est dans la salle commune, elle t’attend, regarde.

Les joues de Ron se colorèrent de rose quand il vit Hermione bondir de son siège et s’approcher de lui d’un pas vif.

- Salut.

- Euh… salut, bafouilla Ron.

Harry ne put s’empêcher de sourire tandis que ses yeux passaient de l’un à l’autre.

- Vraiment, tous les deux, vous êtes si…

- Si quoi ? demanda Hermione, le sourcil levé.

- Rien, ricana Harry. Mais je dois le dire : je suis content pour vous. Un futur plein de joie s’offre à vous et comme vous ne vous souviendrez pas de ce moment, vous devriez en profiter.

- Oh, Harry. A propos de…

Hermione se tut quand elle croisa le regard de son ami. Il y avait de la joie certes, mais aussi un peu de peine.

- Franchement, Oncle Harry ! interrompit Mack en lui prenant le bras pour lui faire franchir le portrait. On aurait dit un toast à leur mariage. Ils sortent ensemble, c’est tout. Et pour pas longtemps, probablement.

Harry eut un sourire léger et se retourna. Il vit que Ron et Hermione avaient tous les deux les joues légèrement roses. Il se demandait vaguement pourquoi jusqu’à ce qu’ils remarquent qu’ils se tenaient par la main.

Merci Merlin, j’échappe à tout ça!

Cependant, il fronça les sourcils quand il se souvint ce à quoi il n’échappait pas. Et il se maudit aussitôt d’y avoir pensé. Il s’était promis des pensées positives cette année, putain ! Ça, vous pouviez compter sur Malfoy pour bousiller sa bonne résolution !

En soupirant, Harry se força à oublier tout ça quand il nota qu’il n’avait pas vu sa petite boule d’énergie de la matinée.

- Hé Mack ! Tu as vu Gabe ? demanda-t-il.

- Pas depuis que je vous ai quittés hier soir, répondit Mack d’un ton nonchalant.

- Tu n’es pas inquiet ? s’étonna Harry en le dévisageant.

- Pas vraiment. Il a dû aller chez les Serpentards avec Oncle Draco.

- Mais c’est un Gryffondor, non ?

- Ouais, dit Mack en haussant les épaules. Mais nous avons le droit d’aller dans les autres maisons si nos parents appartiennent à une maison différente de la notre. Pour avoir un peu de réconfort, quoi.

- Oh, se contenta de dire Harry.

Il se demandait plutôt quel réconfort on pouvait trouver quand on dormait dans les sous-sols.

- En parlant de ça, je n’ai pas vu Rama depuis que nous sommes arrivés, marmonna Mack.

- Qui est Rama ? s’enquit Harry, décidé à ne penser à rien qui serait lié aux Serpentards.

- Mon meilleur ami.

- Et tu ne l’as pas vu depuis que tu es arrivé ici ? s’écria Harry qui trouvait que c’était une bonne raison de s’inquiéter.

- Non. Je pensais qu’il resterait avec nous, vu que son père a terminé sa scolarité depuis longtemps. Il n’a pas d’autre endroit où aller.

- Et tu ne t’inquiètes pas plus ? Et s’il y avait eu un problème pendant le voyage dans le temps ?

- Oncle Harry ! Tu devrais avoir plus confiance en tes capacités ! Je suis sûr qu’il est avec son grand frère, un Serdaigle, je crois, déclara Mack. Et puis, si jamais il atterrit au mauvais endroit, il est tout à fait capable de se débrouiller.

- Mais s’il n’est pas arrivé au bon endroit, on aura du mal à le localiser, non ?

- Le pourcentage de risque qu’un élève parmi 300 se perde est infime. Tu ne devrais pas t’en faire. Je suis sûr qu’il fera bientôt une apparition. Au fait, comment ça s’est passé après mon départ ?

- Je n’ai pas envie d’en parler, répondit Harry dont l’humeur s’assombrit.

- Oh, allez, ça ne devait pas être si terrible !

- Et bien si, ça l’était ! Je t’assure, certaines des choses que Malfoy a dites…

- Comme quoi ? interrompit une voix stridente derrière eux.

Le groupe se retourna pour voir nul autre que Pansy Parkinson qui tremblait visiblement de rage.

- Oh, attends, je sais ! Je parie qu’il a dit qu’il t’aimait et qu’il avait envie de te baiser sauvagement !

- Ce n’est pas…

- Tu te crois tellement cool parce que tu as réussi à me piquer mon Draco ! hurla Pansy, rameutant plusieurs élèves qui passaient par là et qui s’arrêtèrent pour observer la scène.

- Pas du…

- Nous étions supposés obtenir notre diplôme puis nous marier ! Il était censé passer sa vie avec moi !

- Et bien, tu…

- Mais au lieu de ça, coupa encore Pansy dont la voix devenait de plus en plus forte, je suis coincée avec Goyle et j’ai un bon à rien pour fils !

- Pourquoi te marier avec un gorille incapable d’aligner plus de deux mots à la suite ? demanda Ron.

- VA TE FAIRE FOUTRE, WEASLEY ! CE N’EST PAS COMME SI J’AVAIS LE CHOIX ! DRACO ETAIT SUPPOSE ETRE AVEC MOI ! NOUS ETIONS DESTINES L’UN A L’AUTRE !

- Apparemment, non… commença à dire Mack.

- MAIS IL A FALLU QUE TU T’IMICES ET… ET…

Sur ce, Pansy, en larmes, s’éloigna en courant.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:19

Harry, stupéfait, écarquilla les yeux. Il avait essayé de dire à Pansy qu’elle pouvait prendre Malfoy puisque lui n’avait pas l’intention de rechercher la compagnie du Serpentard. Mais elle ne lui avait pas laissé en placer une et ensuite, elle s’enfuyait. C’était exactement pour ça qu’il ne draguait pas les filles. Elles envisageaient les choses selon leur logique bien mystérieuse, tiraient des conclusions quand, vous, vous essayiez de comprendre ce qu’elles essayaient de vous expliquer. Et après, elles s’en allaient, furieuses.

Peut-être devrait-il être reconnaissant du fait que Malfoy disait clairement ce qu’il pensait et qu’il ne s’en allait pas, furieux. Mais, au fait… n’était-ce pas Harry qui s’en était allé, furieux ? Merde, est-ce que ça voulait dire que c’était lui la fille ?

Harry s’arrêta d’un coup et pâlit.

Est-ce que c’était lui qui était en dessous ?

Heureusement, Harry fut tiré de ses pensées quand il s’assit à la table du petit-déjeuner. Il n’avait pas beaucoup mangé hier soir et il se rendit compte qu’il était affamé.

Ron détacha son regard de son petit tas de saucisse pour voir que Harry se cachait derrière une large portion d’œufs brouillés.

- T’as faim, mec ?

- Laisse-le tranquille, Ron. Il n’a pas bien dîné, hier soir, dit Hermione.

- Ah ouais, approuva Ron. Tu crois que Harry et Gabe mangent leur petit-déjeuner de la même façon ? Mais au fait, où est-il ?

Au lieu de répondre, les yeux de Harry parcoururent la table des Serpentards. Très vite, il localisa Malfoy et Gabe, assis l’un à côté de l’autre, le même air renfrogné sur le visage alors qu’ils donnaient des coups de couteau dans leur nourriture.

Harry se demanda alors si le fait de côtoyer la famille Malfoy obligeait votre visage à se crisper en une expression désagréable et surtout si cela lui arriverait s’il devait passer réellement le reste de sa vie avec Malfoy.

Secouant la tête afin de ne plus y penser, Harry reporta son attention sur l’assiette devant lui.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

L’air découragé, Draco donna un coup de fourchette dans ses œufs brouillés et regarda avec une certaine satisfaction le jaune s’écouler.

Potter… espèce d’enfoiré!

Les mots que Gabe avait dits hier soir, l’avaient touché plus qu’il ne l’aurait souhaité. Il aurait pu les ignorer s’il s’était retrouvé seul mais le garçon avait insisté pour rester près de son père et dormir dans sa chambre.

Avec la douce respiration de Gabriel en bruit de fond, Draco n’avait pas pu s’empêcher de repenser à ce qui s’était passé moins d’une heure auparavant.

Ses pires craintes étaient fondées : Harry Potter et lui étaient amoureux l’un de l’autre. Mais le fait que tout cela avait été confirmé ne prouvait pas que c’était vrai. Fronçant les sourcils tout en regardant le dais de son lit, Draco avait décidé que jamais il ne croirait une idiotie pareille tant qu’il n’en aurait pas eu la preuve sous les yeux.

Satisfait sur ce point, Draco avait ensuite médité sur la phrase que Gabe lui avait criée, une phrase qu’il n’arrivait pas à oublier :

Parce qu’il est le seul capable de te donner la seule chose qui te manque!

Est-ce que Draco désirait une telle chose de la part de Potter ? Apparemment oui, si on en croyait son futur. Mais malgré ça, Draco n’arrivait tout simplement pas à croire que de tels évènements pourraient avoir lieu, surtout étant donné les circonstances actuelles.

Il était censé devenir Mangemort et Potter devait être son ennemi juré. Ils étaient supposés être en guerre et s’opposer sur le champ de bataille ensanglanté. Comment était-il passé de ça à une vie paisible durant laquelle il élevait une famille avec l’ennemi en question ?

En plus de ça, qu’est-ce qui pourrait convaincre Potter de lui donner une chance ? Non pas qu’il en voulait une, attention, il était juste curieux. Toute cette histoire lui donnait mal à la tête, franchement.

Hier soir, Draco avait été incapable de trouver des réponses à ces questions, c’est pourquoi il se retrouvait à y réfléchir au petit-déjeuner alors qu’il massacrait ses œufs brouillés. Rien de tout cela n’avait de sens et ça l’énervait au plus haut point. Ce n’était pas un problème qu’il pourrait résoudre en rôdant dans le château, ce que le Blond regrettait beaucoup.

Alors qu’il repensait à la conversation d’hier soir pour essayer de comprendre, l’esprit de Draco se concentra sur un point précis. Potter avait dit qu’il le trouvait beau.

Un petit sourire apparut sur les lèvres de Draco.

Potter trouvait que lui, Draco Malfoy était beau.

Mais bien sûr, le petit saint, cet imbécile avait besoin de tout gâcher et de l’insulter en disant que sa beauté était trompeuse.

Le sourire de Malfoy devint méprisant tandis qu’il se remit à déchiqueter sa nourriture. Son apparence n’était pas trompeuse ! Son apparence était tout ce qu’il y avait de plus vrai ! Rajoutez ses goûts aristocratiques et il était pratiquement un dieu ! Les filles et pas mal de mecs se jetaient à ses pieds pour avoir la chance de sortir avec lui !

Potter n’avait pas le droit de bousiller un tel compliment de cette façon !

- Euh… Père ?

Draco s’arracha à ses pensées pour fusiller Gabriel du regard.

- Quoi ?

En souriant légèrement, Gabriel tendit la main et la posa sur celle de son père qui tenait sa fourchette en l’air.

- Je suis sûr qu’ils sont morts, maintenant.

Draco fronça les sourcils avant de baisser les yeux pour voir que son plateau était maculé de jaune d’œuf et que son petit-déjeuner était si saccagé qu’il ne pourrait même pas le manger.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Malgré son appétit, Harry ne mangea pas de gaieté de cœur. La salle était bizarrement silencieuse pour une raison quelconque mais le Brun n’avait pas envie de lever les yeux pour en chercher la cause. Il savait qu’il verrait les gens murmurer tout en jetant des regards dans sa direction ou celle de Malfoy.

Alors, il garda les yeux fixés sur la nourriture devant lui tout en écoutant Hermione, Mack et Ron discuter.

- … je ne sais pas comment il pense garder le secret à moins qu’il ne décide de mettre un frein à…

- Est-ce qu’il a le droit de faire ça ? Il y aura forcément des plaintes. C’est une violation de nos droits ! déclara Mack.

- Qu’est-ce que tu veux dire par « nos droits » ? demanda Ron, d’un ton moqueur. A qui veux-tu écrire, putain ?

- Ron ! Fait attention à ta façon de parler en présence de notre fils !

- Oh, allez, Hermione ! Je parle comme ça depuis notre deuxième année !

- Oui mais toi, tu as grandi avec cinq grands frères ! Alors que Mack…

- Ne t’inquiète pas, Maman ! coupa Mack qui se sentait qu’une dispute s’annonçait. Papa est toujours adolescent, en ce moment. Et puis, mes amis et moi parlons comme ça, tout le temps !

Au lieu d’apaiser la colère de Hermione, l’intervention de Mack eut l’effet contraire.

- Ah oui ? s’écria-t-elle, vexée. Tu devrais peut-être changer de fréquentations. Ou alors, je devrais avoir une bonne discussion avec les parents de tes amis.

Mack se mit à rire.

- Je ne sais pas si c’est une bonne idée vu que Gabe et moi nous nous connaissons depuis que nous sommes bébés. Le père de Rama est sûrement à l’autre bout du monde en ce moment. Et pour ce qui est de discuter avec Oncle Draco à propos de sa façon de parler… Bon courage !

Tous les garçons ricanèrent alors que Hermione lui lança un regard noir… avant que ses yeux ne s’écarquillent :

- Attends une seconde ! Tu as bien dit que Gabe et toi vous vous connaissiez depuis que vous êtes bébés ? demanda-t-elle.

- Ouais, répondit Mack en haussant les épaules. Nous avons été les meilleurs amis depuis toujours. Pourquoi ?

Hermione regarda Harry avec appréhension avant de poursuivre :

- Et bien, comment aurais-tu connu Gabe si Harry…. euh, si Harry n’était pas là ?

Désormais, Harry suivait la conversation avec attention tandis qu’il regardait Mack, attendant sa réponse.

Heureusement le Roux fut sauvé par la voix retentissante de Dumbledore.

- Chers élèves, pourrais-je avoir votre attention pour un petit moment ?

Le silence se fit dans la Grande Salle tandis que tous les yeux se tournèrent vers le Directeur.

- Comme certains l’ont peut-être remarqué, le courrier est en retard aujourd’hui. C’est parce que j’ai interdit toute communication avec l’extérieur via hibou postal.

Avant que le vénérable sorcier puisse finir, de nombreux cris de protestations s’élevèrent aux quatre coins de la salle.

- La raison étant, cria Dumbledore pour couvrir le bruit qui diminuait petit à petit, la raison étant qu’il faut éviter que la presse, le ministère ou d’autres… personnes, d’ailleurs, apprennent ce qui se passe. Les conséquences seraient en effet terribles.

Harry était certain d’avoir vu le regard de Dumbledore se poser sur lui, Malfoy puis Gabe avant d’observer de nouveau la salle entière.

- Maintenant que je vous ai dit ça, j’ai une annonce spéciale à faire qui, j’en suis sûr, vous ravira. En l’honneur des enfants venus du futur, les professeurs et moi-même avons décidé d’aider les futurs couples à se former grâce à l’organisation d’un Bal.

Cette fois, la réaction aux paroles de Dumbledore fut bien meilleure. Les filles se mirent à glousser aussitôt et commencèrent à discuter entre elle tandis que la plupart des garçons arborait un air sinistre.

La fourchette de Harry tomba dans son assiette alors qu’il ouvrait la bouche démesurément. De l’autre côté de la salle, le sourire hautain made in Malfoy fut remplacé par un air à la fois choqué et outré.

Quant à Gabe… et bien Gabe donnait l’impression que pour lui, Noël était arrivé en avance !

Dumbledore se racla la gorge afin d’obtenir de nouveau l’attention de ses étudiants.

- Le Bal aura lieu demain soir étant donné que nous ignorons combien de temps nos invités resteront parmi nous. Avec un peu de chance, cela vous laissera assez de temps pour trouver votre futur époux ou épouse. S’ils ne sont pas ici, vous avez bien sûr le droit d’inviter quelqu’un d’autre ou de venir seul. Quant à nos invités…

Dumbledore se tut et contempla les tables surpeuplées. Les enfants, eux, retenaient leur respiration.

- Ils sont les bienvenus et peuvent s’amuser comme si c’était une fête normale.

Les visiteurs du futur poussèrent des hourras. Harry, lui, remarqua à peine les regards belliqueux que les professeurs jetaient en direction du Directeur. Il avait mis son visage entre ses mains et grogna :

- Pourquoi moi ?
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:21

CHAPITRE ONZE: Le Cours de Potions.


Harry traînait des pieds tandis qu’il se dirigeait vers son cours de potions avec le sentiment croissant qu’une catastrophe se préparait. Rogue avait forcément entendu les rumeurs à cette heure et ça, plus le fait qu’il y avait un Bal demain lui promettaient le pire double cours de potions de sa vie.

Le Brun se demandait vaguement comment Rogue traitait Gabe dans le futur, quand Hermione le tira de ses pensées :

- Harry, tu ne devrais pas déprimer comme ça, tu sais.

Harry releva la tête pour la fusiller du regard. Mais avant qu’il n’ait le temps de rétorquer, Ron vola à son secours :

- Herm, t’es malade ou quoi ? Bien sûr qu’il a toutes les raisons de déprimer ! Nous allons en cours de potions, bon sang ! Avec tout ce qui se passe, c’est comme si Harry tendait un bâton à ce connard visqueux pour qu’il le frappe !

- En fait, le cours de potions est le seul endroit où Harry ne souffrira pas des commérages ! souligna Hermione en rejetant ses cheveux en arrière.

Harry et Ron s’arrêtèrent et la fixèrent tous les deux sans comprendre. Hermione poussa un soupir exaspéré avant de s’expliquer :

- Réfléchissez ! Ça ne concerne pas que Harry, ça concerne Malfoy et Harry ! Ce qui veut dire que Malfoy a imposé le silence aux Serpentards soit par le chantage soit par la menace. Et Rogue, pour protéger son élève favori, surveillera les Gryffondors.

- Ok, Herm, mais à quel prix ? dit Harry en grognant. Il va probablement retirer des points juste parce que je me suis pointé à son cours.

- Ça, c’est sûr, il va en retirer des points. C’est pratiquement certain. Mais au moins, Rogue ne pourra pas se moquer de toi à propos de ton futur sans se moquer aussi de Malfoy, dit Hermione en arrivant à un carrefour.

- Dire que tu t’envoies en l’air avec un mec plus tard et qu’il ne pourra pas te ridiculiser ! Je parie que ça le rend fou ! fit remarquer Ron avec un large sourire.

- Ron, s’il te plait, évite de prononcer les mots « s’envoyer en l’air » en ma présence, dit Harry d’un ton las.

Mais il ne put retenir un petit sourire alors qu’il entrait dans la salle.

Quelques instants après qu’ils se furent assis, Rogue entra dans la pièce d’un pas furieux, exemple parfait de la rage tout juste contenue.

- Et alors ? Pourquoi n’avez-vous pas encore sorti vos livres ? Ouvrez-les à la page 351, immédiatement, si vous ne voulez pas que je retire des points. Patil ! Je retire 5 points à Gryffondor pour avoir fait passer cette ridicule photo de votre enfant en cours !

Lavande regarda avec sympathie son amie dont les joues se colorèrent d’un rouge brillant tandis qu’elle se dépêchait de ranger la photo.

- Si jamais j’entends ne serait-ce qu’un murmure à propos d’un quelconque enfant de votre supposé futur, vous nettoierez les toilettes avec Rusard. Suis-je bien clair ?

Rogue observa la classe avec dureté afin d’être sûr que sa menace soit prise au sérieux, puis continua :

- Aujourd’hui nous étudierons les philtres d’amour et les potions aphrodisaques. Nous allons apprendre comment les identifier ainsi que leurs propriétés, afin que vous ayez une chance de les éviter si un jour vous vous retrouvez dans cet horrible piège.

Les yeux de Rogue passèrent de Malfoy à Harry qu’il assassina du regard.

En cet instant, Harry aurait tout donné pour disparaître. Il jeta un coup d’œil vers Malfoy pour voir comment il réagissait à ce qu’avait dit le maître de potions. Il fut déçu de voir que le Serpentard cachait ses émotions derrière son masque habituel bien que ses yeux semblaient plissés par la colère.

« J’aimerais bien savoir cacher mes émotions comme lui. »

Harry soupira intérieurement, tourna la tête vers l’avant de la salle et remarqua que Rogue le dévisageait d’un air renfrogné, une aura de haine semblant l’entourer.

- Si vos têtes vides sont capables de retenir ce que nous allons étudier aujourd’hui, vous pourrez éviter de sérieux ennuis dans le futur.

Rogue se tut un instant quand il vit l’exaspérante Granger sauter pratiquement sur son siège, la main levée.

Décidé à l’ignorer, il allait reprendre son cours quand Hermione l’interrompit :

- Pardon Professeur, mais si je me souviens bien, un jour vous nous avez dit que si vous surpreniez quelqu’un avec le livre ouvert à cette page, même par accident, vous enverriez le fautif en colle et vous lui retiriez 25 points.

Rogue plissa les yeux.

- Vous nous l’avez dit le jour de la Saint-Valentin quand Lavande et Parvati en parlaient et gloussaient en classe, ajouta Hermione comme si elle voulait l’aider à se souvenir.

- Je m’en rappelle, petite idiote, coupa Rogue, irrité.

Il espérait sincèrement qu’elle laisserait tomber le sujet même s’il savait qu’elle n’avait pas l’habitude de lâcher prise facilement.

- De plus, voulez-vous vraiment qu’on apprenne quelque chose ou est-ce une façon détournée de vous moquer de Harry ?

Harry ainsi que le reste de la classe fixait son amie. Le visage de Hermione était on ne peut plus sérieux et il était vraiment heureux qu’elle le défende face à un professeur aussi horrible que Rogue.

- Mon intention est que vous entiriez une leçon, bien sûr, petite insolente, répondit Rogue, bien qu’il ne put empêcher ses lèvres de tressaillir.

- Vraiment ? Tout le monde ou juste Malfoy ?

Tous les élèves retinrent leur souffle. Voir la Préfète en Chef provoquer un professeur comme ça avait de quoi les scier ! Harry resta stupéfait quelques secondes avant de se réveiller et de se pencher vers elle :

- Herm, j’apprécie beaucoup mais je crois que ça ira pour l’instant, chuchota-t-il d’une voix suppliante.

Mais Hermione ne l’écouta pas.

- Vous pensez vraiment que Harry s’abaisserait à utiliser un philtre d’amour pour trouver quelqu’un avec qui passer sa vie ? Et même si c’était le cas, je doute sincèrement qu’il aurait choisi Mal…

- ÇA SUFFIT, GRANGER ! rugit Rogue.

Mais avant qu’il ne puisse retirer des points, Ron leva la main.

En voyant ça, Rogue se tut. Le Trio Parfait savait déjà qu’ils étaient dans les ennuis jusqu’au cou alors pourquoi le Rouquin levait-il la main ?

Ce fut avec une morbide curiosité qu’il donna à Weasley la permission de parler… ce qu’il regretta instantanément :

- Que voulez-vous, M. Weasley ?

- J’ai quelque chose à dire, Monsieur. Et autant le dire puisque nous avons abordé le sujet. C’est vrai que Harry est homo et qu’il est attiré par Malfoy.

Des murmures se firent entendre aux quatre coins de la salle. Les yeux de Harry semblaient sortir de leur orbite tandis qu’il dévisageait son meilleur ami : mais à quoi jouait-il, bordel ?

- Ce n’est pas tout. Il est aussi attiré par vous en quelque sorte. Voyez-vous, Harry est un peu maso et la façon dont Malfoy et vous le ridiculisez et le rabaissez tout le….

- WEASLEY, SI TU TIENS ASSEZ A LA VIE POUR NE PAS VIVRE UN ENFER, JE TE DECONSEILLE DE FINIR CETTE PHRASE ! hurla tout à coup Malfoy en bondissant de son siège.

Toute la classe se figea en observant le comportement de Ron et Malfoy, même Rogue.

Harry cligna des yeux pendant quelques secondes tendues, puis il reprit ses esprits quand il eut une idée diabolique :

- T’es jaloux, Malfoy ? demanda-t-il, d’une voix suave.

Sous l’effet du choc, la mâchoire de tous les élèves tomba. La chute de Pansy qui s’effondra de sa chaise, évanouie, fut le seul bruit qu’on pouvait entendre. Est-ce que Potter venait de confirmer ce qu’avait dit son ami ?

Malfoy lui-même semblait être pris au dépourvu, mais cela ne dura qu’un moment. Quelques secondes plus tard, son visage prit son habituel air hautain.

- Je serai jaloux uniquement si tu veux que je le sois, Potter.

Les yeux de Harry s’écarquillèrent, mais il se reprit aussitôt :

- Et si c’était le cas ?

- Et bien, ce serait dommage car je ne serai pas jaloux si un autre s’intéressait à un petit con balafré qui n’a aucun sens de la mode de surcroît.

L’Orphelin Balafré Dépourvu du Sens de la Mode aurait sûrement attaqué l’Insupportable Albinos aux Cheveux Décolorés si Hermione ne lui avait pas donné un coup de pied.

- Vas-y, Malfoy, continue à parler comme ça et Harry aura besoin de prendre une douche froide, dit Seamus qui avait pris l’air de souffrance de Harry pour autre chose.

Les joues de Malfoy se teintèrent d’un léger rose, tandis que les ricanements qui venaient de tous les élèves sortirent Rogue de son état de stupeur.

- ÇA SUFFIT ! Tout le monde dehors ! Le cours est terminé ! J’enlève 20 points à Gryffondor et… 1 point à Serpentard.

Malfoy fit volte-face et fixa le professeur comme si ce dernier l’avait trahi, tandis que les autres élèves se dépêchèrent de ranger leurs affaires et de quitter la salle aussi vite que possible.

Harry cependant avait décidé de continuer leur petit délire : il s’approcha donc du bureau de Rogue, une fois que tout le monde fut sorti.

- Excusez-moi, Monsieur, dit-il avec un air à la fois impatient et plein d’espoir.

Rogue bondit au son de la voix du jeune homme et leva les yeux.

- Qu’y a-t-il, Potter ?

- Et bien, puisque Ron a révélé le secret que je gardais depuis que j’avais posé les yeux sur vous, je me demandais si peut-être vous pourriez me donner une punition et me faire…

- Potter. Sortez.

- Mais…

- TOUT DE SUITE !

Incapable de retenir son large sourire plus longtemps, Harry se précipita hors de la salle pour rattraper ses amis et rire un bon coup.

Rogue s’affaissa dans son siège en soupirant tandis qu’il se penchait en avant pour se prendre la tête entre les mains. Il se faisait trop vieux pour tout ce cirque.

Cette blague, que Potter et ses amis avaient faite, ressemblait à celles que James et ses amis faisaient de leur temps.

Et merde, lui qui pensait qu’il ne souffrirait plus de ce genre de plaisanteries foireuses une fois qu’ils auraient eu leur diplôme ! Mais non ! Potter Senior s’était senti obligé d’avoir un fils pour prolonger la torture de Rogue. En plus de ça, Potter Junior lui-même avait un fils.

Rogue espérait vraiment que dans le futur, il était soit mort soit à la retraite. Ou alors il fallait prier pour que le sale gosse ait hérité des gênes Malfoy qui, selon lui, étaient plus nobles.

- Hum, hum !

Quand on parle du loup… Rogue leva les yeux pour voir un visage furieux entouré de cheveux blonds platine.

- En quoi puis-je vous aider M. Malfoy ?

- C’était quoi ce bordel ? demanda Draco, sa colère parlant pour lui.

- De quoi parlez-vous, au juste ? Des questions de Granger ? De la révélation de Weasley ? Ou de la confirmation de Potter ? s’enquit sèchement Rogue.

- Rien de tout ça, imbécile ! Je parle du cours ! Bon sang, mais à quoi pensiez-vous quand vous avez choisi ce sujet ?

- M. Malfoy, je faisais ça pour vous, répondit Rogue en levant un sourcil. Si je n’en avais pas la preuve sous les yeux, je dirai que toute cette histoire n’est qu’un tas de bouse de dragon. Mais votre fils est ici et le fait qu’il existe prouve que, plus tard, Potter et vous serez attachés l’un à l’autre, aussi incroyable que ça puisse paraître.

- Je sais déjà tout ça, bon sang ! s’écria Malfoy.

- Reconnaissez aussi que vu les circonstances actuelles, il est difficile de croire que Potter et vous formerez un couple. Donc il reste très peu d’options qui expliqueraient ces évènements futurs.

- Etes-vous en train de dire que je serais assez bête pour boire un philtre d’amour et que personne ne s’en rendrait compte pour ensuite me donner un antidote ?

- C’est possible.

- Pendant 19 ans ? insista Draco, d’un ton sceptique.

- Qu’est-ce que vous racontez ? voulut savoir Rogue en fronçant les sourcils. Votre sale gosse est en 3ème année, ce qui veut dire que ça fait 13 ans.

- Et bien, répondit Draco avec un sourire mauvais, j’ai eu une petite conversation avec mon « sale gosse » comme vous l’avez si gentiment dit et j’ai appris quelques trucs à propos de mon futur.

- M. Malfoy, vous savez que ces étudiants n’ont pas le droit de parler du futur, n’est-ce pas ? Si jamais ils étaient surpris en train d’enfreindre cette règle, les conséquences seraient terribles, rappela Rogue, d’un ton dangereux.

- Mon cher professeur Rogue, vous oubliez de qui vous parlez. Cet enfant est non seulement un Malfoy mais aussi un Potter ! Donc non seulement, les règlements ne s’appliquent pas à lui mais en plus, il a l’art et la manière de se faufiler entre les mailles du filet, fit remarquer Draco, prétentieux. De toutes façons, si jamais vous dénoncez mon fils, je dirais que je lui ai soutiré ces infos par la force.

- Bien sûr, dit Rogue d’un ton sarcastique. Après tout, un Malfoy s’abaisserait au point de cogner son enfant, comme le premier Moldu venu.

- Ecoutez, ce n’est pas parce que vous et moi savons comment fonctionne réellement ma famille, que c’est le cas pour tout le monde, coupa Draco, amer car il se souvenait des propos tenus par Weasley la nuit dernière. Tout le château pense que je suis un connard égoïste et détestable. Si jamais vous décidez de haïr mon fils parce que vous détestez Potter, je n’hésiterais pas à jouer ce rôle pour le protéger de votre langue trop pendue.

- Au cas où vous ne l’auriez pas remarqué, Malfoy, vous jouez ce rôle depuis longtemps, déjà, déclara Rogue avec un sourire méprisant.

- Vous voyez ce que je veux dire, dit Draco, l’ai renfrogné.

- Vous êtes très protecteur envers cette personne qui est à moitié Potter, souligna Rogue, soupçonneux.

- Bah, vous savez ce qu’on dit : les liens familiaux sont très solides, répondit Draco en haussant les épaules.

- C’est vrai. Mais on croirait presque que ça ne vous dérange pas de partager votre futur avec Potter, dit Rogue d’un ton calme.

Draco fronça les sourcils mais ne dit rien.

Parce qu’il est le seul capable de te donner la seule chose qui te manque!

Rogue observa attentivement le garçon en face de lui avant de reprendre :

- Par pitié, ne me dites pas que vous sortez déjà ensemble !

- Merlin, non ! Vous êtes fou ? Je ne m’approcherai jamais de ce petit saint ! hurla Draco avec colère.

- Dans ce cas, expliquez-moi, Draco ! argua Rogue qui avait opté pour un ton plus familier.

- Pourquoi êtes vous si curieux, bon sang ?

- Vous savez que votre père et moi sommes proches, commença Rogue en s’avançant sur sa chaise.

Draco hocha la tête.

- Et vous savez aussi que les hiboux postaux ont été interceptés.

- Où voulez-vous en venir ? s’enquit Draco en plissant les yeux.

- Draco, ai-je raison de penser que vous allez cacher toute cette histoire à votre père ?

- Peut-être.

Sévérus soupira. Il avait compris que Draco n’allait pas se montrer très bavard sur ce sujet.

- Allez-vous l’inviter au Bal ?

Draco ne put s’empêcher de sourire face à la curiosité malsaine de son professeur.

- Bien, professeur Rogue, si vous n’avez rien d’important à ajouter, je vais m’en aller, dit Draco avant de se tourner pour quitter la salle.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:21

Il avait atteint la porte quand la voix de Rogue le stoppa :

- Je ne comprends toujours pas pourquoi vous ne vous opposez pas plus à cet état de fait.

- Que puis-je dire ? dit Draco en se retournant vers Rogue. Potter est un bon parti, sans même prendre en compte Gabriel.

- Assez bon parti pour ne pas démentir ces rumeurs ridicules ? s’enquit Rogue, incrédule.

Parce qu’il est le seul capable de te donner la seule chose qui te manque!

- Et bien, répondit Draco en se tournant de nouveau vers la porte, il faudrait vraiment être idiot pour refuser la chance de vivre parfaitement heureux.

Sur ce, l’étudiant sortit laissant son professeur méditer sur ses dernières paroles.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

- Incroyable ! Ça mérite d’être classé au même niveau que la Fouine Bondissante ! s’exclama Ron, joyeux, en entrant dans la Grande Salle.

- Mais nous…

- Chut, Hermione ! S’il te plait. Je veux savourer ce moment jusqu’au bout. Je sais que jamais je ne revivrai un jour comme celui-ci, dit Ron alors qu’il fermait les yeux, extatique.

Harry se mit à rire en voyant l’air découragé de Hermione.

- Oh, allez, Hermione. Tu sais qu’il a raison. Nous n’aurons plus jamais la chance de pouvoir de nouveau insulter Rogue et Malfoy de la sorte.

- Je suis heureuse que tu voies ça comme une plaisanterie, dit Hermione en s’asseyant.

- Prendre quoi comme une plaisanterie ? demanda une voix familière.

Le trio leva les yeux pour voir Gabe, Mack et un troisième garçon plutôt mince aux cheveux bruns et aux yeux couleur or. Ils étaient assis en face d’eux.

- Oh, ces deux-là se sont moqués de Malfoy et du professeur Rogue, ce qui a fait perdre des points à Gryffondor, en passant, expliqua Hermione.

- Je t’en prie, Hermione. C’est toi qui as commencé, fit remarquer Ron.

Hermione ouvrit la bouche pour répondre mais en fait elle la referma aussitôt et rougit avant de se concentrer sur le plat devant elle.

- Alors, qu’est-ce que vous avez fait ? voulut savoir Mack, curieux.

- Et bien, Rogue a trouvé un nouveau moyen pour torturer Harry, mais Hermione a tout de suite vu clair dans son jeu, répondit Ron. Et pour l’empêcher de retirer des points, je suis intervenu.

- Ce qui n’a pas vraiment aidé, ajouta Harry.

- Euh oui, je suis désolé à propos des nouvelles rumeurs que j’ai peut-être créées.

- Qu’est-ce que Ron a dit ? s’enquit le troisième garçon.

- J’ai seulement sous-entendu que Harry était peut-être masochiste sur les bords et…

- Sous-entendu ? Tu l’as dit haut et fort comme si c’était la pure vérité ! Et maintenant Rogue me déteste encore plus !

- C’est vrai ! Mais il ne pourra rien faire ! Il aura trop peur que….

- Il va comprendre que c’était une blague, Ronald ! coupa Hermione en posant sa fourchette. En tant que Préfet, tu n’aurais pas dû faire ça !

- Tiens donc ? Et provoquer Rogue au sujet de son cours, alors ? En tant que Préfète en Chef, tu n’aurais vraiment pas dû faire ça ! contra Ron. Alors que moi, je suis le Bras Droit de Celui-Qui-A-Survécu, donc j’ai le droit de penser que de temps en temps les règles ne s’appliquent pas à ma personne.

- Mais… tu… parmi tous les… Ronald Weasley, tu sais parfaitement bien que j’ai provoqué Rogue parce qu’il se montrait injuste, réussit à dire Hermione, balbutiante.

- Euh… Maman ? Tu peux nous expliquer de quoi vous parlez ? interrompit Mack.

Après un soupir d’impatience, Hermione raconta ce qui venait de se passer en cours de potions, aidée par Ron et Harry qui faisaient quelques commentaires. A la fin de l’histoire, les cinq garçons riaient.

- C’était génial, Oncle Harry ! Je n’arrive pas à croire que tu sois allé voir Rogue après ça ! dit Mack en rigolant toujours.

- Ce n’était pas génial ! C’était irresponsable et…

- Oh, arrête Tante Hermione. Papa se comporte tout le temps comme ça dans le futur, coupa Gabe avec un geste dédaigneux de la main.

- Oui, mais pour l’instant, ça ne lui ressemble pas ! insista Hermione.

- Ok, mais il s’amuse, au moins ! Franchement, regarde-le ! Je ne l’avais jamais vu sourire comme ça depuis que je suis arrivé ici, souligna Gabe. Et je sais qu’il sourit toujours comme ça dans le futur.

En temps normal, entendre deux personnes parler de lui comme s’il n’était pas là aurait ennuyé Harry, mais Gabe n’avait pas tort. Pour une raison inconnue, il ne s’était pas senti aussi heureux depuis des siècles.

- Ouais, mais cette plaisanterie n’est pas aussi cool que celle que nous avons faite la semaine dernière… dit le troisième garçon avec une drôle de lueur au fond des yeux.

Ron quitta son assiette du regard qu’il posa sur lui :

- Au fait, tu es censé être le fils de qui ?

- Pardon ? Oh, désolé. Je m’appelle Rama. Rama Lupin, répondit l’autre en se levant pour serrer la main du Roux.

- Lupin ? Tu ne serais pas de la même famille que Rémus Lupin, par hasard ? demanda Hermione avec curiosité.

- Et si ! C’est mon père, déclara Rama d’un ton joyeux.

Trois bouches s’ouvrirent démesurément.

- Euh… je suis… Je suis désolé, mais as-tu bien dit que… que Rémus Lupin était ton père, s’enquit Harry.

- Oui. Je ne t’appelle pas « oncle » comme ce clown, car si on respectait les générations, tu serais plutôt mon cousin, dit Rama en désignant Mack de son pouce.

- Mais Lupin est assez vieux pour être ton grand-père ! s’écria Hermione.

- Tu oublies que les lycanthropes ne vieillissent pas comme les humains. En fait, je suis le plus jeune de la famille. Mais, considérant l’année où nous sommes, je dirai que mon plus grand frère est conçu durant cette période.

Ron et Hermione grimacèrent.

- C’est incroyable ! Tu veux dire que Lupin a enfin trouvé quelqu’un ? demanda Harry, heureux.

- Ouais.

- Et il a une famille ?

- Ouais.

- Et sa vie est heureuse et tranquille ?

- Ouais. Bon, je ne sais pas pour ce qui est de la tranquillité vu qu’il m’a pour fils, mais il est heureux en tous cas.

Harry eut un large sourire. Personne ne méritait une vie heureuse autant que son ancien professeur. Après avoir vécu une vie misérable durant laquelle il avait perdu ses seuls amis, il avait droit à un happy end ! Il était vraiment content pour lui.

- Attends une seconde ! dit Hermione, tout à coup. Je croyais que le Ministère avait interdit aux loups-garous de se reproduire.

L’attitude nonchalante de Rama disparut à la seconde.

- Le Ministère a interdit beaucoup de choses, dit-il.

Il était évident qu’Hermione voulait découvrir ce que Rama voulait dire par là, mais à cause de Ron, elle n’eut jamais cette chance :

- Au fait, puisque Lupin est un loup-garou, est-ce que ça signifie que tu en es un aussi ? s’enquit le Roux.

- Je préfère le terme « lycanthrope », précisa Rama, sur la défensive.

- Alors, Harry, comment ça se passe entre Père et toi ? dit Gabe pour changer de sujet.

- Si je compte le fiasco du cours de potions, je dirai que ça se passe plutôt bien, répondit Harry entre deux bouchées.

- Au moins, à un moment, vous étiez ensemble dans le délire, fit remarquer Ron.

- Ouais, le fait qu’il ne se soit pas levé pour te jeter un mauvais sort est un bon signe, dit Rama en hochant la tête.

- J’en suis sûr, ironisa Harry en roulant des yeux.

- Malheureusement pour nous, nous avons cours de potions maintenant et je suis sûr que Rogue va passer sa mauvaise humeur sur nous, soupira Mack en ramassant ses livres. Donc on a plutôt intérêt de partir tout de suite pour ne pas arriver en retard.

- Une minute ! Ils vous obligent à aller en cours ? interrogea Ron.

- Ouais, on suit les cours avec les autres 3ème année de Gryffondor, répondit Gabe avant qu’ils ne s’en aillent.

- Et dire que je pensais qu’à cause de cette expérience traumatisante, ils seraient dispensés de cours, dit Ron en se tournant vers Harry.

Ce dernier se contenta de hocher la tête tandis que ses yeux, bien malgré lui, scannèrent la table des Serpentards. Il était vraiment soulagé que Gabe ait été trop distrait pour lui parler du Bal.
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Ange Evans
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:22

CHAPITRE DOUZE : Les Tentatives de Gabe.


- Harry ! Hé ! Harry !

Le garçon en question n’entendit pas ou alors s’il s’était mis à marcher plus vite c’était peut -être parce qu’il était simplement en retard à son prochain cours… bien qu’il avait une pause de 15 min.

- Harry ! Et merde ! PAPA !

Gabe se mit à courir après son Gryffondor de père mais quand il atteignit le carrefour, il vit que Papa n°2 avait disparu, une fois de plus.

- Putain de bordel de MERDE ! hurla Gabe, frustré.

Il donna un coup de pied dans le mur, ce qui entraîna une kyrielle de nouveaux jurons.

- Gabe, il t’a encore semé ? demanda Rama.

Mack et lui le rejoignaient tranquillement, absolument pas pressés de se joindre à la poursuite.

- Oh, la ferme ! dit Gabe d’un ton grognon en boitant en rond pour essayer de calmer la douleur de son pied.

- C’est vrai quoi… On aurait presque l’impression qu’il cherche à t’éviter, dit Mack avec un sourire.

- Ce qui serait étonnant. Tu es son fils, après tout, ajouta Rama.

- Ouais, tu sais bien qu’il meurt d’envie de discuter avec toi et de te raconter de quelle façon il compte inviter Oncle Draco au Bal de ce soir, renchérit le Roux d’un ton pensif.

- Lâchez -moi la grappe ou je vous ferai la même chose qu’à ce mur, menaça Gabe.

- C’est -à -dire ? Nous donner un coup de pied qui te blessera ? voulut savoir Rama en riant.

Gabe se renfrogna et se demanda pourquoi ces deux -là avaient la joie de se prétendre ses meilleurs amis quand ce qu’ils méritaient c’était un sort bien méchant envoyé dans leur cul !

- As -tu essayé de parler à Oncle Draco ? s’enquit Mack, une fois que son rire se fut calmé.

- Il était occupé. En tant que Préfet en Chef, il aide à l’organisation de la soirée de ce soir. Et quand il n’est pas occupé, cette garce de Pansy Parkinson est toujours accrochée à son bras, répondit sombrement Gabe. Et puis de toutes façons, « Pansy »… c’est quoi ça comme prénom ? Ses parents ne savent donc pas que ça veut dire « slip » en argot ? Il faut qu’elle accepte son futur et…

- Et quoi ? demanda une voix aiguë de l’autre côté du mur.

Les trois garçons se retournèrent pour voir Pansy Parkinson qui traînait pratiquement Draco Malfoy.

- Bonjour Père, dit Gabe en ignorant la sorcière à face de pékinois qui pendait au bras de son père.

Draco ne put empêcher ses lèvres de s’étirer en un sourire sarcastique : son fils avait raison. Pansy… d’où sortait un tel prénom ?

- Bonjour Gabriel. Je t’ai entendu te plaindre. Que se passe -t -il ?

- Ouais… qu’est -ce que tu baragouinais tout à l’heure ? J’espère avoir mal entendu ce que tu disais quand j’arrivais ici, dit Pansy qui tenait absolument à faire partie de la conversation.

Mais une fois de plus, Gabe fit comme si elle n’était pas là.

- J’exprimais… commença Gabe en cherchant le mot exact, mon sentiment d’impuissance car je n’arrivais pas à trouver un moment pour te parler aujourd’hui. Surtout que nous devons discuter de choses importantes.

« A commencer par cette pute à deux balles qui se colle pratiquement à toi » pensa -t -il.

- Je vois. Et bien, je suis là. Je t’écoute.

- En fait, j’espérais pouvoir te parler en privé, déclara Gabe en fixant durement Pansy.

- Très bien. Pan…

- Et alors ? Pourquoi êtes -vous toujours là, vous deux ? demanda Pansy en regardant Mack et Rama. Vous avez entendu ce qu’il a dit ! Laissez -nous !

Quand Mack vit le badge de préfet épinglé sur la robe de la jeune fille, il haussa les épaules et se préparait à partir mais Rama n’était pas de cet avis.

- Je crois que c’est toi qu’il dévisageait quand il a dit qu’il voulait parler en privé, souligna Rama en grognant.

- N’importe quoi ! Daniel ne demanderait jamais à sa chère Tata Pansy de partir ! contra Pansy avec hauteur.

- Il s’appelle Gabriel, rappela Draco d’un ton qui était devenu froid.

- Peu importe ! dit Pansy en agitant la main. Alors de quoi petit Gaby voulait -il discuter avec sa Tata ?

L’humeur de Gabe s’assombrit encore et ses yeux semblaient lancer des éclairs quand sa « Tata » se pencha vers lui.

- Bon, écoute -moi bien, la bimbo sans cervelle ! Je ne t’ai jamais considérée et ne te considérerais jamais comme ma tante ou un membre de ma famille. Père n’a jamais essayé de garder le contact avec toi et je l’en remercie. De plus, Rama avait raison. Je veux que tu t’en ailles. Pas eux ni Père. Seulement toi, dit Gabe, calmement.

Draco trouvait que le ton qu’avait utilisé Gabe lui rappelait assez celui de son père. Aussitôt, il se demanda pourquoi son fils n’appartenait pas à la maison Serpentard.

Gabe, lui, observait Pansy dont la bouche s’ouvrit et se referma pendant bien 30 secondes…. ça lui rappelait le jour où sa famille avait été au resto japonais pour manger des sushi. Dans l’aquarium, les poissons le fixaient comme s’ils essayaient de le culpabiliser à cause du repas qu’il allait consommer.

Pour une raison inconnue, ses souvenirs se concentrèrent sur une perche qui avait ouvert et refermé sa bouche un peu comme le faisait Pansy en cet instant.

Tout à coup, il fut brutalement tiré hors de ses pensées quand une main se tendit vers lui, attrapa son col et le tira brusquement en avant.

- Ecoute -moi bien, crétin. Peut -être que tu ne m’aimes pas et Hadès m’est témoin que je ne t’aime pas non plus. Mais par Salazar, sache que je fais forcément partie du futur de Draco. Tu as donc plutôt intérêt à t’habituer à ma présence.

La façon dont le visage de Gabe se transforma fut terrifiante. Le vert de ses iris s’élargit, forçant le gris à se rétrécir en une mince ligne tandis que ses traits se durcirent.

Les yeux de Draco étaient froids quand il attrapa le bras de Pansy avec la ferme intention de la tirer en arrière et la faire tomber, qu’importe ses manières aristocratiques mais Gabe fut le plus rapide.

Le garçon aux yeux dorénavant verts repoussa la jeune fille. Durement. Personne ne sut s’il avait utilisé ses mains ou sa magie. Et Pansy se serait sûrement retrouvée face contre terre si Draco n’avait pas tenu fermement son bras qu’il tordait douloureusement maintenant.

Gabe sourit d’un air supérieur, les bras croisés, image parfaite du Malfoy dans toute sa splendeur tandis qu’il attendait que son père aide la salope à se relever. Son sourire se fit plus condescendant encore quand il remarqua que Draco ne mettait aucune douceur dans ses gestes.

Imitant le regard de son père blond, Gabe s’avança avec résolution.

- Tu vois ça ? demanda -t -il en désignant son visage. Est -ce que tu vois ne serait -ce qu’une INFIME ressemblance avec un Parkinson ?

Pansy tressaillit avant de détourner les yeux et Gabe eut un autre sourire dédaigneux.

- C’est bien ce que je pensais. Tout ce que tu vois, c’est made in Potter et Malfoy. Pas made in pékinois. Tu devrais bien me regarder parce que je peux t’assurer que nos rencontres dans mon temps sont non seulement accidentelles mais en plus elles sont quasiment inexistantes. Personnellement, je m’y suis habitué puisque tu ne fais pas partie de nos vies.

- Ouais et ce n’est pas parce que tu as une tête de chien que tu pourras te rapprocher de ma famille pour t’incruster dans leur vie ! crut bon de rajouter Rama.

Gabe et Mack ne cherchèrent même pas à cacher leur rire suite à la déclaration de Rama et encore moins en voyant la confusion se peindre sur le visage de Pansy et de Draco.

Une fois remise du choc, Pansy recula d’un pas et se mit à balbutier :

- Co… Comment oses -tu ? Je suis Préfète. Tu n’as pas à me traiter de la sorte ou à me parler sur ce ton ! Je te retire 20 points ! Je retire 20 points à Weasley ! Et 20 points de moins pour Lu…

Elle se tut tout à coup quand elle vit le nom sur l’étiquette de Rama. Une fois de plus, son visage prit un air qui ressemblait à celui de la perche mais Gabe n’eut pas le temps de se perdre dans ses pensées.

- Tu… Tu es un putain de loup -garou, n’est -ce pas ? accusa -t -elle.

Rama, sur la défensive, plissa les yeux alors qu’il reculait d’un pas. Aussitôt, Mack et Gabe se placèrent devant lui comme pour le protéger de la colère de Pansy.

Draco reconnut tout de suite l’expression de Gabriel. Combien de fois l’avait -il vue dirigée contre lui quand Potter défendait ses amis ?

Pansy recula, un œil sur la baguette que Gabe venait de brandir. C’était peut -être un 3ème année mais s’il était vraiment le fils de Malfoy alors il connaissait forcément de nombreux sorts bien dégueulasses.

- Je le dirai ! menaça -t -elle en reculant encore d’un pas. Je le dirai à toute l’école ! Quoique non… Vous savez quoi ? Rien à foutre de l’école ! Je trouverai un moyen pour rendre cette info publique ! Vous verrez ! Je ferai tout pour réussir !

Sur ce, Pansy se retourna et courut vers le bout opposé du couloir.

- Bordel ! jura Draco alors qu’il se tournait vers le jeune fille en colère. Pansy ! Pansy, attends ! Et merde ! Oubliettes !

Les trois enfants restèrent stupéfaits, la mâchoire pendante tandis que Draco se retournait tranquillement vers eux après s’être assuré que le sort avait bien atteint sa cible. Il s’occuperait d’elle plus tard.

- Pourquoi as -tu fait ça ? demanda Gabe dont les yeux avaient repris leur aspect normal.

Draco ne sut que répondre. Il pensait que c’était pourtant évident, non ? Il avait fait ça pour éviter que Pansy ne divulgue le secret de l’ami de son fils. Il venait de leur sauver les miches ! Franchement, il pourrait être reconnaissant au lieu de le dévisager comme un idiot et de lui demander pourquoi il avait fait ça ! Pas étonnant que ce môme soit à Gryffondor.

- Par pitié, dis -moi que tu sais lancer correctement un sort d’amnésie, dit Mack en observant Pansy qui regardait stupidement le mur face à elle.

Cette fois encore, Draco ne répondit pas et examina sa baguette. Merde.

Rama et Gabe se mirent à ricaner car ils trouvaient la situation drôle finalement mais Mack, lui, grogna :

- A quoi pensais -tu quand tu as lancé le sort ? demanda -t -il sur le ton qu’on utiliserait pour s’adresser à un gamin de 5 ans.

- Franchement, vous pourriez être plus reconnaissants, fit remarquer Draco, ronchon. La seule chose qui m’a traversé l’esprit c’est que je devais l’empêcher de raconter à tous ceux qu’elle croiserait ce qu’elle a appris sur ce petit métis.

- Ok, ça va, dit Mack, soulagé. Normalement, ce sera suffisant. Elle ira bien une fois que les effets du sort se seront dissipés.

- Bref, revenons à nos moutons… ou plutôt à moi, coupa Gabe. Père, pourrais -je, s’il te plait te parler? Maintenant.

- Mais les cours reprennent dans 4 min ! s’écria Mack après avoir regardé sa montre.

- T’inquiète pas ! dit Rama en posant une main sur son épaule pour l’entraîner. Notre prochain cours, c’est Botanique. On va juste baratiner Mme Chourave et lui raconter une histoire poignante comme quoi Gabe avait besoin de parler avec Harry. Elle va nous croire.

- Et pourquoi pas avec moi ? s’enquit Draco, un peu vexé.

- Parce qu’elle apprécie réellement Harry. Tous les profs apprécient Harry. Sauf Rogue. Parfois je me demande si ce mec ne fait pas exprès d’être aussi désagréable. Je veux dire…

Rama continuait à se lamenter mais on ne put entendre la suite car les deux garçons avaient laissé Gabe et son père pour qu’ils discutent seul à seul.

- Est -ce que tu vas inviter Papa au Bal ? voulut savoir Gabe, sans même chercher à tourner autour du pot.

- Qui ? demanda Draco, légèrement surpris.

- Papa ! répéta Gabe en poussant un soupir d’impatience. Tu sais, Harry ? Potter !

- Et pourquoi je voudrais l’inviter au Bal ? ironisa Draco.

Il ne s’était pas encore complètement remis de l’humiliation qu’avait été le cours de Potions d’hier.

- Parce que c’est le Bal des Parents !

- Le quoi ?

- Le Bal des Parents ! C’est comme ça que nous, la nouvelle génération, l’appelons. Il FAUT que tu invites Papa ! De toutes façons, ta présence est obligatoire, dit Gabe en faisant une petite moue.

- Je ne vois toujours pas pourquoi j’inviterais Potter. L’idée d’y aller seul est plutôt plaisante et je pense que c’est ce que je vais faire. Si tu veux vraiment que nous y allions ensemble alors il vaudrait mieux que tu demandes à Potter de m’inviter. Je n’ai absolument pas l’intention de m’abaisser à l’inviter à une stupide soirée.

- Mais si Papa t’invite, ça fera de toi la fille. Et puis, il m’a évité toute la journée !

- Comme c’est dommage ! dit Draco d’un ton ennuyé.

Gabe fronça les sourcils. Pourquoi fallait -il que ses deux pères choisissent d’être têtus justement maintenant ?

- Mais ce serait scandaleux que tu danses avec d’autres personnes en ma présence, se plaignit Gabe.

- Le fait que Potter ne se montre pas serait encore plus scandaleux, souligna Draco, en haussant un sourcil.

Gabe resta sans voix. Il n’avait jamais envisagé la possibilité que son papa refuserait de venir.

- Qu’est -ce qui te fait dire ça ? interrogea -t -il.

- Oh, allez ! Ce n’est un secret pour personne : tout le monde sait que Potter déteste les mondanités…. Et en particulier les soirées dansantes. En fait, il les évite comme la peste.

- Mais…

- Non. Il est hors de question que je perde mon temps et mon énergie pour tirer le Super Héros hors de son trou et l’amener à la lumière… surtout quand il est évident qu’il ne cherche pas du tout à être en pleine lumière !

- Très bien, grogna Gabe. Et si on pariait ? Je prouverai que tu as tort : Papa sera au Bal.

- Aha. Bonne chance. Je suis partant. Si tu réussis à convaincre Potter de se montrer au Bal… attention, il devra être habillé décemment. Je refuse qu’on me voie avec un clochard. Bref, si tu y parviens, j’inviterai Potter à danser, dit Draco avec un sourire sarcastique. Mais s’il dit non, je m’en lave les mains et je n’insisterai pas.

- Et s’il dit oui ?

- Alors, nous danserons. Tu sais quoi ? Je le considèrerai même comme mon rencard juste pour te faire plaisir.

- Cool. Et tu n’as pas le droit de danser avec Parkinson même si Papa dit non, ajouta rapidement Gabe.

- Quoi ? Pourquoi pas ?

- Parce que c’est la mère de Goyle et puis c’est une sale garce qui se la raconte ! Donc c’est le problème de Goyle Senior. S’il te plait, Père ? insista Gabe en ouvrant de grands yeux plein d’étoiles.

- Ok, ok…. et arrête de me regarder comme ça, bon sang !

Gabe eut un large sourire quand il se baissa pour ramasser son sac avant de se diriger vers sa salle de cours. Il s’arrêta quand il arriva au niveau de Pansy… qui était toujours un peu hébétée.

- Au fait, effacer sa mémoire n’était pas nécessaire. Ici, la plupart des élèves adore le Professeur Lupin donc je suis sûr qu’ils n’auraient rien fait contre Rama. Le pire qui aurait pu arriver c’est que les autres maisons la considèrent comme une idiote à l’esprit étroit, dit Gabe imitant une fois encore le ton de Lucius Malfoy.

Draco frissonna alors qu’il se posait de nouveau la question : pourquoi Gabriel n’appartenait -il pas à la maison Serpentard ?

- En plus, effacer sa mémoire, c’est vraiment pas sympa, râla Gabe avant de partir.

Aaaah, voila la réponse. Il n’y avait qu’un Gryffondor pour trouver les actions d’un Serpentard « pas sympa ».

« Bordel, Potter, tu as contaminé notre fils ! Tout est de ta faute ! » pensa Draco en se baissant pour ramasser ses livres.

Il se dirigeait vers Pansy quand tout à coup….

« Est -ce que je viens de le reconnaître comme NOTRE fils ? »
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:23

CHAPITRE TREIZE : Harry se prépare.


Harry s’effondra sur son lit en poussant un gros soupir. Echapper à l’incessante poursuite de Gabe avait été difficile : il lui avait fallu beaucoup de ruse et utiliser les différents raccourcis (connus et secrets) qu’il avait découverts durant ses sept années à Poudlard.

Et maintenant, deux heures avant le Bal, Harry estimait que ses esquives, ses dérobades et même le fait de sauter ses repas valaient le coup. Il était maintenant à l’abri dans son dortoir, niché au creux de son lit et protégé par les nombreuses barrières magiques qu’il avait placées autour de ses rideaux. Même Voldemort n’arriverait pas à l’atteindre.

Plutôt fier de lui, Harry s’allongea et ferma les yeux, bien décidé à passer une soirée tranquille. Il n’allait rien faire à part buller et dormir.

Cependant son plan tomba à l’eau quand son ventre se mit à grogner et à se contracter. Les sourcils froncés, Harry comprit qu’il devrait se lever et se faufiler jusqu’aux cuisines pour prendre quelque chose à manger avant la fin de la nuit. De préférence, en plein Bal quand personne ne serait là pour lui prendre la tête.

Harry se replongeait dans des pensées plus plaisantes quand son bien -être fut encore interrompu par un petit bruit de déchirure, cette fois. Il avait lancé un Sort de Silence sur ses rideaux alors d’où venait ce bruit, bordel ?

Harry ouvrit les yeux et eut un choc : il y avait maintenant un trou dans le dais de son lit d’où dépassait la tête de Gabe… suivie très vite par son corps car il avait perdu l’équilibre et tomba à travers l’ouverture qu’il venait de créer.

- AAAAAH ! GABE ! MAIS QU’EST -CE QUE TU FOUS ?

Gabe se dépêcha de se dépêtrer des draps et s’assit sur les jambes de son papa pour l’empêcher de s’échapper.

- Salut Papa ! dit -il d’un ton joyeux.

- Je t’ai dit de ne pas m’appeler comme ça ! Et qu’est -ce que tu fais ici, bon sang ? Je suis sûr d’avoir placé un Sort Impénétrable autour de mon lit ! Et pourquoi tu sens la dinde ? demanda Harry d’une traite.

- Et bien, Papa, il est évident que je suis là pour te parler. J’ai essayé de te mettre la main dessus toute la journée mais pour je ne sais quelle raison, tu as tout fait pour m’éviter. Tu as placé des sorts seulement autour des rideaux pas au niveau du dais ce qui m’a permis de le trouer et d’entrer. Et je sens la dinde parce que je t’ai amené des sandwichs étant donné que tu as sauté tous tes repas, expliqua Gabe en tendant l’en -cas.

Harry fusilla son fils du regard, mais prit quand même les sandwichs. Inutile de nier qu’il était affamé. Il avala le premier sandwich sans dire un mot surveillant Gabe qui se contentait de rester assis et de le regarder manger.

- Alors, qu’est -ce que tu veux ? s’enquit Harry alors qu’il entamait son deuxième casse -croûte.

- Je veux que tu ailles au Bal.

- Non, répondit Harry en reportant son attention sur sa nourriture.

- Et si je disais « s’il te plait » ?

- Alors, je dirai : « Désolé, mais je ne peux pas. J’ai d’autres choses à faire ».

- Quelle autre chose ? voulut savoir Gabe.

- Rester ici et me reposer, dit Harry alors qu’il finissait son sandwich.

- Tu peux te reposer pendant le Bal !

Harry resta muet un instant avant de mordre dans son troisième sandwich et de fixer Gabe.

- Ce n’est pas très logique, fit -il remarquer.

- Pourquoi ne veux -tu pas y aller ? demanda Gabe en ignorant le remarque de son père.

- Je ne sais pas danser, dit tout simplement Harry.

- Personne ne t’a demandé de danser. Je veux juste que tu y ailles.

- Pourquoi ?

- Parce que mon papa est le meilleur, le plus cool et le plus puissant de la terre. Je veux que tout le monde le voie, expliqua Gabe d’un ton heureux, sans faire attention au regard interloqué que lui lançait Harry.

- Pourquoi tu ne demandes pas à Malfoy d’y aller dans ce cas ?

- Je lui ai déjà demandé.

- Et ? s’enquit Harry après un moment de silence.

- Et il a dit qu’il avait l’intention d’y aller puisqu’il est Préfet en Chef et tout ça… mais je veux vraiment que tu viennes, toi aussi.

- Ce n’est pas une combine pour nous mettre ensemble, par hasard ? demanda Harry, soupçonneux.

- Bien sûr que non ! s’écria Gabe d’un ton innocent.

- Je n’irai pas.

- POURQUOI PAS ?

- Parce que je n’ai pas envie d’y aller. En plus, les gens vont me dévisager et me poser plein de questions, expliqua Harry en haussant les épaules.

- T’as plutôt intérêt à t’y habituer, bordel ! Parce que dans mon temps, les gens dévisagent tout le temps notre famille et ils nous posent toujours plein de questions.

- Très bien, quand le moment sera venu, je ferai attention, dit Harry alors qu’il tapotait son oreiller pour ensuite s’asseoir plus confortablement.

- Et merde, Papa ! Il faut que tu apprennes à ne plus t’inquiéter de ce que pensent les gens et plutôt vivre ta vie comme tu l’entends ! Les autres, on s’en fout ! Ecoute -moi bien, tu vas venir au Bal et tu vas t’amuser que ça te plaise ou non ! gueula Gabe en colère.

- Tiens donc ? Et qui va m’y forcer ? s’enquit Harry sur un ton de défi, en se penchant en arrière les bras croisés.

Gabe ne dit rien. Il brandit sa baguette et la pointa vers son père.

- Quoi ? Tu vas lancer un sort à ton propre père ? demanda Harry, sceptique.

- Tu ne devrais pas te moquer. Après tout, mes pères sont les deux sorciers les plus puissants de tous les temps. Sans oublier que l’un d’eux est expert en magie noire, donc je connais forcément de nombreux sorts dangereux !

- Par Merlin, Gabe ! Qu’est -ce qui te pousse à brandir ta baguette contre moi ?

- Tu veux vraiment savoir ?

- Oui !

- Très bien ! C’est toi, Papa !

- Moi ? Qu’est -ce que j’ai fait ? demanda Harry après un moment de surprise.

- Tu changes toujours d’avis au sujet de ce que les gens pourraient penser de toi ! Hier, tu as fait cette blague à Rogue et tu t’en foutais si cela créait de nouvelles rumeurs comme quoi tu serais un homosexuel masochiste ! brailla Gabe en agitant sa baguette dans tous les sens. Et aujourd’hui, tout à coup, tu te caches et tu évites toute discussion à propos du Bal parce que tu as peur que les gens vous regardent, toi et Père !

Harry ouvrit la bouche pour rétorquer mais la referma aussitôt car Gabe n’avait pas fini avec ses récriminations :

- Je vais te dire un petit secret. Les choses ne vont pas en s’arrangeant dans mon temps. Tu sais pourquoi ? Tais -toi, je vais te le dire ! cria Gabe quand Harry tenta une nouvelle fois de se faire entendre. Le Ministère est au courant de mon existence. Ils savent que je suis un Bébé Chaudron. Ils savent aussi pour Lief. Les choses sont pires à mon époque. Hermione avait raison : les bébés chaudrons sont illégaux. Et il en va de même pour la reproduction des loups -garous. Tu penses que ça va mal aujourd’hui ? Attends de voir par quoi nous passons Lief, Rama et moi ! Tous les jours ! Surtout Lief ! Il ne sait pas comment il doit réagir et ça le terrifie ! Alors, au lieu de te concentrer sur ton petit problème stupide, je suggère que…

Gabe se tut et détourna les yeux, furieux. Harry fut stupéfait de voir des larmes dans les yeux du garçon.

- Je… C’est juste que… Quand je te vois te comporter comme ça… reprit Gabe plus calmement. Tu sais, dans le futur, tu nous répètes sans cesse à quel point tu es fier de nous. Tu dis toujours que les journalistes et le Ministère peuvent aller se carrer dans le cul de feu Voldemort, parce que tout ce qui compte c’est que nous soyons ensemble. Mais te voir aujourd’hui agir de la sorte… je me demander si tu es vraiment honnête. Parce que ce que tu nous dis est tellement important pour nous, Papa et je…

Gabe ne put dire un mot de plus à cause des sanglots qui lui serraient la gorge.

Harry se tenait immobile, incertain de la marche à suivre. Il savait qu’il devait réconforter le garçon, mais malheureusement c’était une chose qu’on ne lui avait jamais apprise.

- Tu sais que j’ai dû demander à cette saleté de Choixpeau Magique de m’envoyer à Gryffondor ? Apparemment, j’ai en moi quelque chose de très Serpentard, déclara Gabe avec sourire. J’ai dû rester assis pendant cinq bonnes minutes à m’engueuler avec cette chose. Il a fini par accepter quand je l’ai menacé de lui mettre le feu.

Harry ne put s’empêcher de ricaner.

- Et il ne t’a pas envoyé à Serpentard après ça ? Je n’aurais jamais cru qu’il suffisait de menacer le Choixpeau Magique pour aller dans la maison de son choix.

- Ouais. En fait je voulais vraiment aller à Gryffondor, parce qu’avant même que tu ne saches que j’existe, tu étais mon héros. Et la raison pour laquelle j’insiste tant pour que tu ailles au Bal, c’est parce que tu es toujours mon héros, dit Gabe doucement.

- Gabe, au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, je suis le héros de pas mal de monde.

- S’il te plait, Papa. Je te promets que je ne te demanderai rien de plus tant que je serai ici.

- Très bien, grogna Harry. J’irai à ce putain de Bal.

- Vraiment ? demanda Gabe en souriant à travers ses larmes.

- Oui. Et maintenant, lève -toi : je ne sens plus mes jambes.

Gabe se jeta au cou de Harry et le serra très fort.

- Merci, Papa.

Un peu embarrassé, Harry serra Gabe contre lui. Il allait devoir s’habituer à cette histoire de « famille ».

- Ah et jure -moi que tu ne répèteras pas à Père ce que je t’ai dit. Il ne serait vraiment pas content, dit Gabe.

- De quoi tu parles ? Le fait que je sois ton héros ou le fait que tu t’es battu pour aller chez les Gryffondors ?

- Les deux, si ça ne t’ennuie pas.

- Pas de problème, répondit Harry, un sourire aux lèvres.

- Allez, dépêche -toi ! Tu dois te préparer et nous n’avons pas beaucoup de temps !

Gabe bondit et attrapa les rideaux pour les ouvrir mais il fut stoppé par les nombreuses barrières que Harry avait placées un peu plus tôt. Il tira impatiemment avant de faire la moue et de se tourner vers son père qui riait. Harry se saisit de sa baguette et retira tous les sorts ce qui permit à Gabe de sauter hors du lit et d’annoncer la bonne nouvelle à tout le monde.

Harry se leva avec précaution et remarqua que Rama et Mack étaient étendus sur le lit de Ron qui cherchait comme les autres garçons de 7ème année quelque chose d’élégant à porter.

- A la douche ! Maintenant ! dit Gabe en attrapant le bras de Harry qu’il traîna jusqu’à la salle de bains.

Harry se contenta de rouler des yeux avant de se déshabiller et d’aller sous la douche.

- Et surtout, utilise ton shampoing qui sent la mangue ! cria Gabe pour couvrir le bruit de l’eau ruisselante.

- Pourquoi ? demanda Harry en criant, lui aussi.

- Parce que c’est l’odeur préférée de Père !

- Je croyais que tu ne cherchais pas à nous mettre ensemble !

- C’est le cas.

- Bien. De toute façon, j’ai fini ma bouteille de shampoing il y a une semaine. J’utilise celui de Ron depuis.

- QUOI ! cria Gabe, horrifié. JE T’INTERDIS D’UTILISER LE SHAMPOING D’ONCLE RON ! JE REVIENS TOUT DE SUITE.

Sur ce Gabe courut et fit une entrée fracassante dans le dortoir.

- Y’a le feu ? demanda Mack.

- Par pitié, dites -moi que l’un de vous a quelque chose qui sent la mangue, supplia Gabe.

Les garçons de 7ème année échangèrent un regard avant de secouer la tête.

- Désolé, tout ce que j’ai, c’est une senteur aux agrumes, répondit Dean.

- Cannelle, déclara Ron.

- Chocolat, annonça Néville.

- Musc de pétales de Lune.

Tout le monde se tourna pour dévisager Seamus.

- Ben quoi ? Ça sent bon.

- Il me faut de la mangue, grogna Gabe, frustré.

- Pourquoi ne pas demander à Lavande. Je me rappelle qu’elle sentait la mangue, un jour, suggéra Dean alors que Seamus hocha la tête pour montrer son accord.

- Qui est cette Lavande ? demanda Gabe d’un ton impatient.

- Lavande Brown. C’est une 7ème année.

Gabe se tourna et fila hors du dortoir avant de s’arrêter au pied de l’escalier qui menait chez les filles.

- Lavande !

Il patienta quelques instants avant de l’appeler de nouveau :

- LAVANDE !

Tout à coup, il entendit des gloussements suivis par un :

- Oui ?

Oh non, c’était une de ces filles -là.

- Je peux t’emprunter ton shampoing ? cria Gabe.

- Quoi ? fut la réponse suivie par plus de gloussements.

- Je peux t’emprunter ton shampoing ?

- Pourquoi ?

Franchement, à quoi pensait cette fille ?

- Ecoute, ton shampoing est parfumé à la mangue, non ?

- L’un d’eux. Pourquoi ?

Mais qui peut bien posséder plus d’un shampoing ? se demanda Gabe, en soupirant.

- Parce que mon père en a besoin.

Encore des gloussements.

- Qui est ton père ?

- Ce n’est pas important ! Pourrais -je, s’il te plait, t’emprunter ton shampoing ?

- Pas tant que tu ne m’auras pas dit qui tu es !

Et encore ces putain de gloussements. Gabe se mit à grogner :

- Gabriel Malfoy -Potter ! Et maintenant, femme, tu vas me donner ce shampoing, bordel ? hurla Gabe pour couvrir l’explosion de gloussements qui semblait venir de plus d’une chambre.

- Ok, ok… Inutile de s’énerver ! Attrape.

Gabe croisa les bras et tapa du pied avec impatience. Quelque minutes plus tard, il put voir un flacon léviter dans les airs jusqu’en bas des escaliers.

- C’est pas trop tôt ! murmura Gabe en attrapant le shampoing.

- Tu l’as eu ? s’enquit Lavande.

- Ouais !

Il courut vers la salle de bain du dortoir des garçons et sentit l’odeur de cannelle en entrant.

- PAR LES COUILLES DE MERLIN ! PAPA, JE T’AVAIS DIT DE NE PAS UTILISER LE SHAMPOING D’ONCLE RON !

- Ben, tu as mis trop de temps à revenir, il fallait bien que je me lave les cheveux ! contra Harry.

- Rince -moi cette saleté et utilise ça ! cria Gabe avant de lancer la bouteille au -dessus du rideau de douche.

- Aïe ! hurla Harry car la bouteille avait atterri sur sa tête. Qu’est -ce que c’est ?

- C’est à Lavande. Maintenant, tais -toi et finis de te doucher !

- Mais l’odeur fait efféminé ! se plaignit Harry en reniflant le contenu de la bouteille.

- Ça sent la mangue ! Et tu trouves que c’est plus efféminé que la cannelle ?

- Ben oui ! Peut -être qu’ils rajoutent de l’essence de fille ! Qui te l’as donné, déjà ?

- Lavande Brown !

- Oh, putain ! grogna Harry alors qu’il relavait ses cheveux.

Quand Harry sortit de la douche, ce fut pour être confronté à un Gabe énervé.

- Tu en as mis du temps ! se plaignit Gabe alors qu’il le précédait sur le chemin du retour. Sache que je prends sur mon temps pour t’aider à te préparer, ajouta -t -il en poussant la porte du dortoir.

- Tu n’es pas obligé, dit Harry en resserrant sa serviette autour de sa taille.

- Apparemment si, contra Gabe en fouillant dans l’armoire de son père. Mais c’est pas vrai ! Tu n’as rien de potable à te mettre ?

Harry soupira tandis qu’il s’approchait.

- Pourquoi pas ça ? proposa -t -il en exhibant une chemise orange délavée qui appartenait à Dudley.

- Ça ? Dis -moi que tu plaisantes ! supplia Gabe, l’air horrifié.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:23

Le visage sans expression de son père lui fournit la réponse : non, il ne plaisantait pas.

- TANTE HERMIONE ! cria Gabe en quittant la chambre au pas de course, une fois de plus.

- Tu devrais mettre un pantalon si Gabe à l’intention de ramener Hermione ici, conseilla Rama en souriant, amusé par le comportement de son ami.

Harry grogna et enfila rapidement un boxer et un jogging. Il pressentait que tout ça allait prendre du temps.

- Harry, qu’est -ce que Gabe raconte ? demanda Hermione d’un ton impatient en entrant dans la pièce.

Il était évident qu’on l’avait dérangée pendant ses préparatifs : ses cheveux étaient relevés mais elle n’avait pas fini de se maquiller.

- Ses habits, Tante Hermione ! Ses habits ! expliqua Gabe en désignant l’armoire.

- Et alors, où est le problème ? Qu’est -ce qu’ils ont ses habits ? dit Hermione.

- Oh non, pas toi ! gémit Gabe, la mâchoire pendante.

Mack et Rama explosèrent de rire alors qu’Hermione leva les yeux au ciel.

- Si tu avais besoin de quelqu’un pour aider Harry à choisir ses vêtements, pourquoi ne pas demander à un des garçons ? Je dois me préparer.

- Parce que je connais les goûts vestimentaires d’Oncle Ron et d’Oncle Néville.

- Tu n’as pas tort, dit Hermione en s’approchant de l’armoire.

- Hé ! s’indigna Ron.

- Franchement Harry, le seul vêtement élégant que tu possèdes est ce vieux costume, déclara Hermione en le lançant sur le lit. J’ai l’impression qu’il faudra que tu te métamorphoses des habits pour ce soir.

- C’est possible ? s’enquit Ron.

- Bien sûr. Ok, Gabe, va t’occuper des cheveux de Harry et je m’occupe de sa tenue.

Gabe sourit, saisit le bras de son père et le traîna de nouveau vers la salle de bains, sans prêter attention aux protestations de Harry (« Mes cheveux sont très bien comme ça ! ») ni les complaintes de Ron (« Pourquoi personne n’a pris la peine de me dire qu’on pouvait métamorphoser nos vêtements ? »).

- A genoux, commanda Gabe en s’arrêtant devant le lavabo de son père.

- Quoi ?

- Il faut que tu te mettes à genoux. Tu es trop grand : je ne peux pas atteindre tes cheveux quand tu es debout, expliqua Gabe.

- Ah, oui, c’est vrai, dit Harry en s’agenouillant.

Gabe regarda les différents lavabos avant de pousser un soupir d’impatience.

- Je n’arrive pas à y croire ! Aucun de vous n’a de gel ? TANTE HERMIONE !

- Oui ? répondit la jeune fille.

- J’AI BESOIN DE GEL !

Ils purent entendre Hermione soupirer de frustration alors qu’elle quittait la chambre des garçons, sûrement pour aller chercher des produits capillaires.

Quelques instants plus tard, Rama fit son entrée, les bras chargés de différentes bouteilles.

- Par l’enfer, elle pense qu’on a besoin de tant de gel ? s’exclama Harry quand Rama laissa tomber son fardeau.

- Il n’y a pas que du gel. Il y a du spray, de la mousse, du baume démêlant, de la vaseline, un anti -frisottis, un truc pour rendre tes cheveux plus doux, un autre pour les cheveux secs, de la coloration, un produit pour les rendre légers, un autre pour qu’ils aient du volume, quelque chose pour…

- Ok, ok, ok… passe -moi le gel, coupa Gabe, pressé.

- Oh. Et bien, personne n’avait de gel donc les filles ont donné tout ce qu’elles avaient à la place, dit Rama d’un ton léger.

- Personne ? Mais qu’est -ce qui ne tourne pas rond chez vous ? s’écria Gabe en prenant la mousse.

Il y eut un moment de silence alors que Gabe s’attaquait à la touffe de cheveux devant lui.

- Au fait, Rama, tu as invité quelqu’un pour le Bal ? demanda Gabe au bout de quelques minutes.

- Non, je n’ai pas eu le temps. J’était trop occupé à t’aider à poursuivre Harry, plaisanta Rama, ce qui fit rougir le Gryffondor de 7ème année.

- Désolé pour ça, balbutia -t -il.

- C’est pas grave. Comme ça, j’y vais tout seul et je peux m’offrir à toutes les filles et pas seulement une, dit Rama joyeusement.

- Tu es tellement sûr de toi, maugréa Gabe.

- Ce n’est pas de ma faute si toutes les filles m’adorent.

- Oh, arrête ! Si les filles t’adorent c’est parce que ton frère est un Préfet et qu’il sera, sans aucun doute, Préfet en Chef l’année prochaine.

- Tu as un frère ? demanda Harry, curieux.

- Ouais. Il s’appelle Wolcott. C’est un Serdaigle. Et les filles ne m’adorent pas à cause de mon frère. Il suffit qu’elles me regardent dans les yeux et elles se retrouvent piégées, déclara Rama.

- Elles sont « piégées » parce que quand elles te regardent dans les yeux, elles distinguent cette lueur animale et elles ont peur de te dire non, argua Gabe. Et voila, j’ai fini.

- Euh… Je ne vois aucune différence, dit Harry en se levant.

- Mais si ! Tes cheveux n’ont plus l’air d’un nid d’oiseau. Maintenant, ils donnent l’impression que tu viens d’avoir la meilleure baise de ta vie ! expliqua Gabe.

- En tous cas, c’est mieux que de te regarder dans les yeux et loucher ensuite, fit remarquer Rama.

- Je t’apprendrai que mon charme et mon physique me permettent d’obtenir tout ce que je veux, dit Gabe avec dédain. Bon, Papa, enlève tes lunettes.

- Mais je ne verrai plus rien, se plaignit Harry.

- Tante Hermione ! cria Gabe.

- Qu’est -ce qu’il y a cette fois ?

- Corrige la vue de Papa, dit -il en traînant Harry dans le dortoir.

- Quoi ?

- Corrige la vue de Papa ! répéta Gabe d’un ton impatient.

- Je ne peux pas faire ça, dit Hermione.

- Bien sûr que si. Agite ta baguette, prononce la formule magique comme tu le fais toujours.

- Gabe, corriger la vue de quelqu’un est beaucoup plus compliqué que ça. Il faut savoir exactement à quel point la vue de la personne est mauvaise. Et puis, pour les mouvements de baguette, il faut savoir comment on va reformer le globe oculaire, énuméra Hermione.

- Et alors ? demanda Gabe.

- Et alors ? Et ben, si j’essaie, Harry risque de devenir aveugle.

- Hum, je crois que je vais porter mes lunettes, Gabe. Merci en tous cas, ajouta Harry en reprenant ses binocles.

- Non ! Tante Hermione, tu dois essayer ! insista Gabe en se plaçant devant elle.

- Non, Gabe !

- Pourquoi pas ? gémit -il.

- Je t’ai dit pourquoi. Maintenant, arrête de geindre et laisse -moi me préparer.

Gabe tapa du pied et la fusilla du regard.

- Tu sais, de toute le famille, c’est toi qui me gâtes le moins ! Tu n’es vraiment pas sympa !

- Gabe… commença Hermione mais le garçon était sur sa lancée.

- Tout ce que je veux, c’est que mon papa soit le plus beau. Et c’est impossible quand il porte ÇA ! s’écria Gabe en attrapant les lunettes à bordure épaisse.

- Merci Gabe, dit Harry sèchement.

- Et aujourd’hui, c’est la soirée la PLUS importante de tous les temps et je pourrai y participer, mais TOI, tu restes là et tu REFUSES de m’aider !

- Je… dit Hermione en désignant la pile de vêtements sur le lit.

- Père a de grandes exigences, tu sais, dit Gabe les yeux remplis de larmes, décidé à jouer la carte des sanglots. Et tout ce que je veux, c’est aider Papa à être à la hauteur de ces exigences mais je ne connais pas assez de magie. C’est pourquoi je t’ai demandé. Mais, toi, tu… tu…

- Regarde ce que tu as fais, Hermione ! Gabe est tout triste ! dit Rama en plaçant un bras autour des épaules de son ami pour le réconforter.

Après un soupir frustré, Hermione prit les lunettes des mains de Gabe.

- Je vais voir ce que je peux faire. Maintenant, sors d’ici et va te préparer.

- Merci, Tante Hermione, dit Gabe, tout joyeux tandis que lui et Rama quittaient la chambre.

Harry et Hermione restèrent silencieux pour écouter la conversation des deux garçons qui descendaient l’escalier. (« Ton charme et ton physique, hein ? » suivi par un « La ferme ! »).

Hermione sourit.

- Tu sais, pour quelqu’un qui ressemble tant à Malfoy, il n’est pas si mal.

- Ouais, à mon avis, c’est grâce au charme Potter, déclara Harry en détaillant les vêtements qu’on avait métamorphosés pour lui.

- J’en suis sûre, dit Hermione en se dirigeant vers la porte. Maintenant, dépêche -toi et habille -toi. Le Bal a déjà commencé et aucun d’entre nous n’est prêt. Ron est sûrement en bas et il doit s’impatienter.

Sur ce, Hermione sortit, laissant Harry seul dans le dortoir. Tous les autres avaient sûrement fini de se préparer et étaient déjà au Bal.

En soupirant pour la 100ème fois, Harry commença à s’habiller. Il espérait de tout son cœur qu’il n’allait pas se couvrir de ridicule comme il avait tendance à le faire.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:25

CHAPITRE QUATORZE : Le Bal.


Draco fixait la porte de la Grande Salle pour la 40ème fois de la soirée. Le Bal avait commencé depuis bientôt une heure et son futur amant ainsi que son fils n’étaient toujours pas arrivés. Gabriel devait avoir beaucoup de mal à convaincre Potter.

Si Draco attendait toujours, c’était parce que le môme Weasley (Matt… ou quelque chose comme ça) était venu le voir au début du Bal pour le prévenir que Gabe aidait Potter à se préparer. Le Blond commençait sérieusement à douter de la véracité de ses paroles. Franchement, quand un mec possédait si peu de vêtements, il n’avait pas besoin d’autant de temps pour s’habiller, non ? Même s’il voulait vraiment se mettre sur son 31, vu son choix limité, ça ne devrait pas demander beaucoup de temps.

Avec un petit rictus aux lèvres, Draco commença à observer la pièce : peut -être avait -il raté l’entrée du Super Héros. Il repéra rapidement la Belette qui était plutôt bien vêtu. Il portait une cape bleue ouverte et un veston de la même couleur ainsi qu’une chemise et un pantalon noirs.

« Quelqu’un a fini par lui dire qu’on pouvait métamorphoser des vêtements », pensa Malfoy avec ironie.

Près de la Belette, se tenait Granger, habillée d’une robe rouge qui moulait les formes féminines qu’elle avait acquises depuis son arrivée à Poudlard. Malgré le manque d’exercice et les heures qu’elle passait à la bibliothèque, son corps était plutôt pas mal. Même ses cheveux, habituellement emmêlés, étaient en ce moment relevés en un chignon élégant.

Voyant que Potter n’était pas avec ses amis, Draco recommença à observer les alentours, toujours à la recherche de sa cible. Parfois, ses yeux s’arrêtaient ici et là, détaillant d’un œil critique la tenue des autres élèves.

Il vit le môme Weasley, debout près d’autres Roux. Ils se moquaient tous de l’autre ami de Gabriel, Lupin qui se faisait chahuter par un garçon plus vieux qui semblait être son frère. Lupin et son frère portaient tous les deux des capes indigo et blanches, mais aux motifs différents.

Quand il sentit qu’on tirait sur un pan de sa cape, Draco baissa la tête pour voir deux grands yeux vert et argent étincelants, levés vers lui.

- Tu as fini par laisser tomber Potter ? Je t’avais dit que c’était peine perdue, déclara Draco d’un ton arrogant.

- En fait, Père, il finissait de s’habiller quand je quittais la salle commune. Il ne va pas tarder, rétorqua Gabe, tout sourire.

- Je vois, se renfrogna Draco.

Une partie de lui avait espéré que Potter ne viendrait pas. Ça aurait pu lui fournir une histoire bien poignante à raconter aux filles et il aurait pu être au centre de l’attention. Bah, tant pis.

Il détailla la tenue de son fils :

- Tout en noir ? demanda -t -il en haussant un sourcil.

- Oui, je ne voulais pas détourner l’attention de notre principale attraction, répondit Gabe, l’air malicieux.

Le Préfet en Chef fronça un peu les sourcils mais avant qu’il ne puisse demander au garçon ce qu’il entendait par là, il oublia le sujet quand les portes de la Grande Salle s’ouvrirent et que, tout à coup, toutes les conversations cessèrent autour de lui. Il se retourna pour voir qui avait fait une telle entrée et sa mâchoire se fracassa par terre sous l’effet de la surprise et du choc. Au seuil de la pièce, se tenait nul autre que Harry Potter.

Ses lunettes épaisses avaient été rétrécies et les montures dorénavant étroites gommaient son ancienne image d’écolier innocent. Maintenant, il avait plutôt l’air d’un étudiant respectable, prêt à apprendre et impatient de mettre en pratique ses connaissances.

Son pantalon noir et étroit moulait élégamment ses jambes aux bons endroits et serrait légèrement sa taille sans l’aide d’une ceinture. Sa chemise noire, partiellement cachée par un veston vert bouteille orné d’un motif noir, soulignait les détails de son corps sculpté par le Quidditch. Rien que ça suffisait pour parler de grâce noble et féline. Mais si vous rajoutiez sa cape, qui avait la même couleur de jade du veston, alors l’apparence de Harry atteignait des sommets de séduction.

Sa cape était ouverte et mettait en valeur les contours de son corps bronzé. Il n’avait pas enfilé les manches et la cape pendait à ses épaules, donnant l’impression qu’elle allait bientôt glisser pour être offerte à une fille frissonnante ou étalée sur une flaque de boue qu’une pauvre demoiselle devrait enjamber. Enfin, c’était l’impression que vous auriez en voyant sa cape… jusqu’à ce que vous remarquiez ses cheveux.

Les mèches noires de jais ne ressemblaient plus au nid d’une chauve -souris enragée mais donnaient plutôt l’impression que Harry venait de s’envoyer en l’air. Ou mieux… que Harry avait été sur le point de s’envoyer en l’air mais qu’il avait été interrompu à la dernière seconde et qu’il avait dû arrêter sa torride partie de jambes en l’air L’impression était renforcée par la légère rougeur qui colorait ses joues et par le fait que sa cape pendait à ses épaules dans l’espoir de rester en place.

Tout en se remettant doucement du choc, Draco s’avança vers cette bombe sexuelle au sex -appeal explosif, qui était dorénavant à lui.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

En remarquant tous les regards qui se tournèrent vers lui au moment où il franchit la porte, Harry, très mal à l’aise, essaya de sourire mais il échoua misérablement. Certain que la meilleure solution pour ne pas rendre son dîner était d’éviter tout contact visuel avec les mines ébahies qui le dévisageaient, Harry observa plutôt les alentours.

Du plafond enchanté, la lune, posée sur un tapis de nuages, brillait doucement. Le reste du ciel était d’un bleu nuit profond, moucheté par d’innombrables étoiles et quelques nuages. Et comme si ce n’était pas assez romantique, les habituelles bougies (qui, de toute façon, auraient été inutiles à cause de la clarté de la lune) avaient été remplacées par des lucioles qui voletaient ici et là pour adoucir la lumière.

Le bruit de pas ramena Harry sur terre. Il baissa les yeux et eut le souffle coupé, une fois de plus. Celui qui s’approchait n’était autre que Draco Malfoy.

Il était vêtu d’un smoking noir et le pantalon moulait ses hanches. Sa chemise noire était pratiquement cachée, plaquée par son veston qui était d’un tissu argenté et qui mettait en valeur son corps mince. Son veston était orné de lignes noires qui serpentaient le long de son torse, de son ventre, de ses côtes et son dos. Le vêtement le serrait élégamment et rappelait qu’il cachait à peine des muscles bien développés qui ne demandaient qu’à être doucement caressés.

Sa cape en cachemire noire pendait de ses épaules et tout comme celle de Harry, elle semblait sur le point de glisser. Sa cape aussi était ouverte et les lignes argentées qui partaient du col pour zigzaguer le long des deux pans avant de tracer l’ourlet, touchaient de temps en temps son torse, ses hanches.

Les manches de sa cape étaient aussi décorées de lignes argentées et l’une des manches fut levée au niveau de son visage quand d’une main il replaça une mèche blonde sur le côté, arrangeant sa coupe qui accentuait la grâce aristocratique de son visage d’ange. Draco ressemblait au parfait gentleman, prêt à vous séduire et à réaliser vos rêves et vos fantasmes les plus secrets.

Bien entendu, son apparence faisait ressortir ses yeux qui n’étaient pas gris comme à leur habitude mais qui semblaient briller doucement. C’était peut -être à cause du veston qui intensifiait la couleur plus claire de ses yeux ou peut -être à cause de son regard ardent qui promettait une nuit magique.

Harry sentit sa bouche s’assécher quand cet Adonis planta son regard dans le sien.

Malfoy le rejoignit au moment où les premières notes d’une valse se firent entendre. Tout à coup, la foule d’élèves sembla disparaître, laissant Harry et Draco seuls, illuminés par les lucioles.

Avec un doux sourire, Draco tendit la main en s’inclinant :

- M’accorderais -tu cette danse ?

Harry resta sans voix. Il n’avait peut -être pas entendu ses mots, mais sa main se tendit comme pour répondre au mouvement de celle de Draco. Prenant son geste pour un oui, Draco prit la main de Harry dans la sienne et l’entraîna jusqu’à la piste de danse, les élèves s’écartant d’eux -mêmes sur leur passage.

We are the lucky ones (Nous avons de la chance)

We shine like a thousand suns (Nous brillons comme un millier de soleils)

When all of the color runs together (Quand toutes les couleurs se confondent)

Le Blond choisit automatiquement de mener la danse : il glissa un bras autour de la taille de Harry pour le rapprocher tandis qu’il leva leurs mains jointes à la hauteur adéquate. Ils se mirent à danser sans même remarquer qu’ils étaient seuls sur la piste.

I’ll keep you company (Je resterai près de toi)

In one glorious harmony (Dans une parfaite harmonie)

Waltzing with destiny forever (Valsant avec ma destinée pour toujours)

Le vert émeraude ne quitta pas le gris argent parce que les deux garçons restaient plongés dans les yeux l’un de l’autre, tous les deux émus par ce qu’ils pouvaient y lire. L’émotion, la fierté, la beauté pure. Ils ne cillèrent pas un instant, tandis qu’ils se découvraient l’un l’autre.

Dance me into the night (Danse avec moi jusqu’au bout de la nuit)

Underneath the moon shining so bright (Sous la lune qui brille fortement)

Turning me into the light (Et qui me transforme en lumière)

A cause de la lumière des lucioles, les yeux verts de Harry étaient étincelants, accentués par le hâle de son visage. Draco grava l’image dans sa mémoire sans réaliser que Harry faisait de même : lui aussi voulait se souvenir de son teint pâle et éclatant et de ses yeux couleur argent.

Une odeur exotique, un peu piquante flottait dans l’air, laissant derrière elle une infime emprunte à travers laquelle les lucioles voletaient, observant les deux garçons qui paraissaient émerveillés l’un par l’autre.

Time dancers whirling past (Les danseurs tourbillonnent à travers le temps)

I gaze through the looking glass (Je regarde à travers la vitre)

And feel just beyond my grasp is heaven (Et je sens que le Paradis est proche)

Sur le côté de la piste, leurs amis, familles et professeurs regardaient les futurs amants danser avec grâce et commençaient à comprendre. Gabe se tenait debout bien droit, les yeux brillants de fierté, son visage illuminé par la joie. Il savait que, quelque part, ses parents eux aussi commençaient non seulement à comprendre ce qu’il leur avait dit, mais aussi à l’entrevoir comme une possibilité.

Sacred geometry (Géométrie sacrée)

Where movement is poetry (Où les mouvements sont de la poésie)

Visions of you and me forever (Visions de toi et moi pour toujours)

Les deux garçons continuaient à danser avec grâce tandis que leurs souvenirs refaisaient surface. Leur première rencontre, la première fois qu’ils se sont proprement présentés, leur premier vol sur balai à l’école, la retenue dans la Forêt Interdite, leur premier match de Quidditch qui les opposait, leur premier duel officiel, leur première bagarre à mains nues…

Dance me into the night (Danse avec moi jusqu’au bout de la nuit)

Underneath the moon shining so bright (Sous la lune qui brille fortement)

Turning me into the light (Et qui me transforme en lumière)

L’ombre née des lumières virevoltantes donnait à Draco un aspect plus doux et Harry se sentait en sécurité et à sa place entre les bras de son rival. Il eut un petit sourire quand il se rendit compte de ce qu’il ressentait. Il resserra tout à coup l’épaule de Draco.

Harry baissa un peu la tête et la tourna légèrement de côté, la posant presque sur l’épaule de son futur conjoint. Une douce chaleur semblait naître de ses reins et de ses mains pour se propager dans tout son corps avant de réchauffer son cœur.

Dance me into the night (Danse avec moi jusqu’au bout de la nuit)

Underneath the moon shining so bright (Sous la lune qui brille fortement)

Let the dark waltz begin (Que la valse funèbre commence)

Le léger mouvement sur son épaule arracha Draco à ses souvenirs. Il détacha son regard des yeux de Harry et contempla le visage face à lui. En remarquant le petit sourire, Draco sentit ses lèvres s’étirer, elles aussi, en un sourire alors que ses bras, qui encerclaient à peine Harry, se resserrèrent autour de son partenaire pour raffermir son étreinte.

Oh let me wheel – let me spin (Oh, laisse -moi tournoyer, laisse -moi tourner)

Let it take me again (Laisse -la me prendre encore)

Turning me into the light (Qu’elle me transforme en lumière)

Les prémices d’un sentiment inconnu commençaient à s’éveiller en Draco, un sentiment qu’il ne comprenait pas. Un sentiment de bonheur et de consentement, en plus d’autres choses. Evitant de penser à la confusion qu’il sentait poindre, Draco préféra se laisser submerger et profiter tant que le charme opérait.

Il relâcha son emprise sur la main de Harry, mais leurs paumes choisirent de rester collées. Rapprochant doucement le garçon brun de son corps, Draco raffermit son étreinte tandis que celle de Harry se relâchait. Leurs pas ralentissaient alors que les dernières notes de la valse se faisaient entendre. Tous les deux sentaient que la magie touchait à sa fin.

- Harry…

Harry leva les yeux pour les planter dans ceux de Draco, avant de baisser timidement la tête.

- Merci… je veux dire, pour la danse, dit -il en se détachant de la prise plutôt possessive du Blond pour quitter la piste.

- Attends ! dit Draco en se saisissant du bras de Harry.

Harry se retourna pour le regarder avec curiosité. En remarquant que tous les yeux étaient fixés sur eux, Draco se reprit rapidement.

- Tu as vraiment envie que tous ces gens, qui nous dévisagent, te posent un tas de questions ? demanda -t -il. Tu devrais rester avec moi. Comme ça, ils vont réfléchir avant de nous approcher.

Harry regarda autour de lui, comme s’il voyait les autres élèves pour la première fois. Aussitôt son corps se tendit alors que la nervosité qu’il avait ressentie plus tôt se manifestait de nouveau.

- Euh… ok, dit -il en suivant Draco hors de la piste, conscient des murmures qui bourdonnaient autour d’eux ainsi que des nombreux doigts pointés dans leur direction.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:25

Le Préfet en Chef le mena près du buffet alors qu’une nouvelle chanson débutait. Harry vit Gabe se faire entraîner sur la piste par une fille brune, vêtue d’une robe orange pâle tandis que d’autres étudiants et futurs couples se mettaient à danser. Il grimaça quand il nota que les danseurs les observaient toujours et que les ragots allaient bon train.

- Du calme, Potter. Et arrête de te comporter comme si je te menais à la chaise électrique, déclara Malfoy, énervé par la tête que faisait Harry.

- Ce n’est pas de ma faute. Les gens n’arrêtent pas de nous fixer.

- Je sais, dit Malfoy avec un petit sourire hautain et en prenant un verre de cidre posé sur un plateau qui flottait près d’eux.

Harry remarqua le ton prétentieux sur lequel avait parlé le Blond et il fronça les sourcils.

- Cette situation te plait, n’est -ce pas ? demanda -t -il.

- Bien sûr ! Tu ne le savais pas ? s’enquit Malfoy, feignant la surprise. Ta souffrance nourrit ma joie. Et si, en plus, je suis au centre de l’attention générale, c’est tout bénef’ !

- Il faut que tu arrêtes de donner de fausses illusions à Gabe ! dit Harry en se tournant pour fusiller son rival du regard et en sentant la colère monter en lui.

- De quoi tu parles, Potter ? voulut savoir Malfoy d’une voix un peu tendue mais Harry ne s’aperçut de rien.

- Ne fais pas comme si tu ne savais pas, se renfrogna le Gryffondor. Quand il parle de toi, il te dépeint toujours comme une personne extraordinaire. Pourtant, j’ai beau essayé, tout ce que je vois c’est le sadique manipulateur que tu adores incarner.

- Attention, fais gaffe. Si tu continues à parler comme ça, les gens pourraient croire que tu me détestes, grogna Malfoy.

- Et alors ? Tu ne me détestes pas, peut -être ? répliqua sèchement Harry.

- Je ne t’ai jamais vraiment détesté. Enfin jusqu’à ce que tu envoies mon père à Azkaban. Après ça, je te haïssais tellement qu’à côté l’aversion que te porte le Seigneur des Ténèbres, c’est de la rigolade. Bien sûr, maintenant les Détraqueurs sont partis et…

- Ton père s’est retrouvé à Azkaban par sa propre faute. N’essaie même pas de me mettre ça sur le dos, dit Harry en colère.

- Non, c’est de ta faute, Potter ! Si tu n’avais pas besoin d’être un Gryffondor noble et courageux, tu serais allé voir le Directeur et…

- Je suis allée voir le Directeur ! coupa Harry.

- Et ? dit Malfoy en levant tranquillement son verre pour boire.

- Et il m’a fait travaillé avec Rogue.

Les yeux de Malfoy s’écarquillèrent alors qu’il s’étranglait et toussotait. Harry, lui, se figea quand il se rendit compte de ce qu’il venait de dire.

- Rogue ! Il t’a fait travaillé avec Rogue ! répéta Draco, incrédule.

- Ça n’a rien changé ! Enfin, je veux dire… merde… De toutes façons, à la fin, Rogue m’a chassé ! dit Harry légèrement paniqué.

L’expression d’incrédulité qu’affichait le visage du Serpentard fut remplacée par de l’amusement.

- Aha ! Tu as dû faire quelque chose de vraiment grave pour qu’il te chasse.

Harry se mit à rougir en se remémorant la scène avant de reprendre :

- Tu supposes forcément que c’est de ma faute. Pourquoi ?

- Parce que c’est forcément de ta faute, déclara Malfoy d’un ton ennuyé avant de finir son verre de cidre.

- Quoi ? Pourquoi tout serait toujours de ma faute ? demanda Harry qui pouvait sentir un sentiment de ressentiment et de culpabilité lui serrer l’estomac.

- Oh, allez, Potter. Ne sois pas naïf. Si c’est toujours de ta faute, c’est parce que le monde entier tourne autour de toi, bon sang. St Potter, l’idole de la communauté magique. Comment t’as fait pour ne pas t’en rendre compte ?

- Je ne veux pas que le monde entier tourne autour de moi, se plaignit Harry avec une petite moue exaspérée.

- Ben ça alors ! On est d’accord sur au moins une chose, finalement !

- Ecoute, ce n’est pas parce qu’on est d’accord sur ce point que…

- Vous êtes là ! s’exclama Hermione avant de serrer étroitement Harry dans ses bras.

- Vous étiez magnifiques sur la piste de danse, mon pote ! Je ne sais pas si je pourrai faire mieux, dit Ron en s’approchant pour arracher sa petite amie d’un Harry à l’air embarrassé.

- Allons Ron, ce n’est pas une compétition, rappela Hermione. Mais il a raison, tu sais. C’était une merveille de vous voir danser ensemble.

Harry rougit alors que Malfoy se rengorgea, plutôt fier de lui.

- Euh… Excusez -moi.

Ils se retournèrent tous pour voir un garçon nerveux debout à côté d’eux. Harry le reconnut. C’était un Poufsouffle de 6ème année. Il était presque sûr qu’il s’appelait Dorian.

- Tu veux quelque chose, Damien ? demanda gentiment Hermione.

Ah oui. Damien. Pas Dorian.

- Et bien…

Le regard de Damien passa nerveusement d’un visage à l’autre avant de se poser sur celui de Harry.

- Je me demandais si je pouvais parler avec Harry.

- Bien sûr, répondit ce dernier avant de s’éloigner de quelques pas.

Ils étaient assez proches pour que les autres les entendent mais assez loin pour que Damien soit à l’aise.

- Alors, de quoi tu voulais me parler ?

- C’est juste que…

Damien s’interrompit le temps de prendre une profonde inspiration.

- Je voulais te remercier Harry, de la part de tout le monde.

- Me remercier ? Pourquoi ? voulut savoir Harry, surpris.

- Et bien, pour être si ouvert à propos de ta relation avec Malfoy. Quand nous avons appris la nouvelle, ça nous a vraiment inspiré, expliqua Damien.

- Mais je n’ai pas de relation avec Malfoy ! Pas encore, en tous cas, bredouilla Harry. Et c’est qui, « nous » ?

- Nous, les homosexuels, bien sûr.

- Oh, se contenta de dire Harry, les joues un peu roses, alors qu’il entendit Malfoy ricaner derrière lui.

- Votre mariage nous donne beaucoup d’espoir. Avant, nous vivions nos relations en secret et nous étions coincés dans des mariages sans amour pour sauvegarder les apparences. Mais les enfants nous ont dit que vous avez bravé tous les préjugés et que grâce à ça, plus tard, nous pourrons exercer nos droits avec plus de liberté, s’exclama Damien.

A ce moment -là, Draco les rejoint, pas très à l’aise avec cette histoire de « braver les préjugés » et autres changements aussi radicaux.

- Ok, tout ça est très bien. Mais as -tu besoin de quelque chose ? A part remercier Potter pour une chose qui n’a pas encore eu lieu, je veux dire, dit Malfoy avec mépris.

- Et bien, j’aimerais pouvoir l’inviter à danser… le temps d’une chanson, c’est tout… pas longtemps… enfin, si tu es d’accord vu que c’est ton petit ami et que vous êtes ensemble, bafouilla Damien.

Il avait pu voir le visage de Draco s’assombrir au fur et à mesure qu’il parlait pour afficher désormais un air possessif et… en colère.

Malfoy eut un sourire supérieur, heureux de constater que les autres avaient déjà compris que le célèbre Harry Potter lui appartenait maintenant.

- Et bien… commença -t -il en regardant ses ongles et en feignant d’y réfléchir dans sa grande mansuétude.

- Ça me plairait beaucoup, répondit Harry.

Il avait, lui aussi, observé la réaction de Malfoy, réaction qu’il n’avait pas appréciée une seule seconde.

Outragé, Malfoy ouvrit la bouche avant de la refermer, l’air furieux pour l’ouvrir à nouveau. Il recommença plusieurs fois sans trouver un argument alors qu’il vit Harry et Damien se diriger tranquillement vers la piste, juste au moment où une nouvelle chanson débutait.

- Ce n’est pas parce que j’accepte le fait qu’il sorte avec Malfoy que je vais accepter le fait qu’il se tape tous les homos de Poudlard, déclara Ron, en se renfrognant.

- Ron ! Je n’arrive pas à croire que tu aies dit ça ! s’exclama Hermione, choquée. Ce garçon a eu beaucoup de courage pour venir parler de ça. Et ce n’est pas parce que Harry a accepté de danser avec lui qu’il va désormais coucher avec tous les garçons qu’il va rencontrer ! Ce n’est pas du tout son genre ! Et puis, il est avec Malfoy !

- Ce n’est pas ce que je voulais dire, Mione. C’est évident que Harry a fait ça pour énerver Malfoy. Et c’est vraiment dégradant, surtout après cette danse que nous avons pu voir. Il n’y a pas d’amour dans ce genre de relation. J’espère vraiment que vous ne serez pas comme ça, une fois que vous serez ensemble, Malfoy. Même moi, je ne souhaiterai ça à pers… Malfoy ? appela Ron tandis que le Serpentard les quittait pour rejoindre les deux garçons qui dansaient.

La piste était bondée et Draco devait faire des pieds et des mains pour atteindre son but. Il y était presque quand quelqu’un attrapa son bras. En se retournant, Draco reconnut l’une de ses nombreuses petites amies.

- J’ai entendu tous les ragots à propos de toi et Harry Potter. Mais ça ne devrait pas t’empêcher de danser avec moi, n’est -ce pas ? fit -elle remarquer en se penchant pour murmurer dans son oreille.

- Ce n’est pas le moment, grogna -t -il en s’arrachant à sa prise.

Il fit quelques pas mais s’arrêta parce qu’il avait perdu de vue ce qu’il cherchait. Il observa les alentours, les trouva rapidement et s’approcha d’eux d’un pas furieux avant de prendre Potter par le bras.

- Je m’excuse mais il faut que je parle à mon futur mari, dit Draco d’un ton froid en éloignant Harry d’un Damien légèrement apeuré.

Malfoy ignora les protestations de Harry qu’il traînait sur le côté avant de le lâcher pour lui faire face.

- Et merde, c’est quoi ton problème, Malfoy ? s’enquit Harry, en colère.

- Ça ! s’écria Malfoy en tendant un doigt vers la piste. Qu’est -ce que c’était, BORDEL ?

- Nous dansions ! Je suppose que tu sais ce que ça veut dire ! cria Harry à son tour.

- Faux ! Cet enfoiré de Poufsouffle essayait de te séduire ! Il a osé tenter de nous séparer !

- Nous dansions, c’est tout ! Et il n’essayait pas de me séduire ! Et puis, comment pourrait -il nous séparer vu que nous ne sommes même pas ensemble !

- Nous le serons !

- T’en es bien sûr ? contra Harry. L’autre jour, tu disais bien que tu n’en avais pas envie.

- Et bien, c’était l’autre jour. Et aujourd’hui, c’est différent, répliqua Draco en croisant les bras, obstiné.

Harry grogna mais préféra laisser tomber le sujet :

- Tu sais quoi ? C’est très bien comme ça. Si ça te dérange à ce point, je ne vais danser avec aucun mec ce soir. Même si nous ne sommes pas encore ensemble.

- Parfait ! Et tu oublies aussi les filles, ajouta Malfoy.

- Quoi ! Pourquoi ?

- Parce que Potter, peut -être que tu ne m’appartiens pas encore mais ce sera bientôt le cas. Et j’aime faire attention à ce qui m’appartient.

- T’appartient ? Qu’est -ce qui t’appartient ? Bon sang, Malfoy, je ne suis pas une de tes possessions ou un objet dont tu serais le propriétaire !

- Bien sûr que si ! Tu es mon mari, argua Malfoy, comme si ça expliquait tout.

- Ce n’est pas ça, le mariage.

- Si.

- Non.

- Si. Le mariage, c’est revendiquer un droit de propriété sur la personne que tu juges assez bien pour être avec toi pour le restant de tes jours, récita Draco.

- Quoi ? Non ! Le mariage est fondé sur l’amour, le partage et passer le reste de sa vie ensemble dans la joie et le bonheur, rétorqua Harry.

Malfoy n’eut aucune réaction à part cligner des yeux plusieurs fois avec l’air de ne pas comprendre.

- Ça te dit quelque chose ? L’amour ? La paix ? Le bonheur ? Le partage ? essaya Harry.

Malfoy fronça un peu les sourcils tandis que son regard devenait vague comme s’il tentait de penser ou de se souvenir de quelque chose.

- Laisse tomber, Malfoy. Ecoute…

Mais Harry fut coupé par un soupir que Malfoy poussa.

- Bon, Potter, peut -être que je ne comprends pas ce que tu dis mais j’essaie. Et bien que ça me tue de l’admettre, les notions que tu me jettes à la figure ne s’accordent pas aux concepts auxquels je crois. Tu m’appartiens. Gabe aussi. Et j’ai l’intention de vous protéger à ma façon un peu tordue. Fais -moi confiance, d’accord ?

Cette fois, ce fut Harry qui ne put que cligner des yeux alors qu’il sentait la colère le quitter. Il était persuadé que Malfoy ne saurait pas se montrer civilisé et voila qu’il tentait d’être conciliant… ce que Harry n’aurait jamais cru possible. Peut -être qu’il y avait une chance pour que tout se termine bien, après tout.

- Draco chéri ! Te voila enfin ! s’exclama une voix aigue.

Les deux garçons tournèrent la tête et virent Pansy se trémousser vers eux. Elle glissa un des bras de Draco sur ses épaules pour l’éloigner un peu de Potter afin d’être sûre d’avoir l’entière attention du Serpentard.

- Je t’ai cherché partout. Pourquoi tu ne pas encore invitée à danser ? voulut savoir Pansy en faisant la moue.

- Parce que, très chère, ce bal est pour les parents. Et il me semble bien que tu as un fils avec Goyle. Ce serait plutôt malpoli et malsain de ma part si je t’invitais, répondit Draco d’un ton poli.

- Oui, mais Greg est tout raide quand il danse. Il est vraiment nul.

- Pansy, j’ai fait une promesse à mon fils que j’ai bien l’intention de tenir. Soit tu danses avec ton futur mari, soit tu danses avec quelqu’un d’autre.

- T’es pas drôle, Draco. Promesse ou pas, tu sais t’y prendre pour casser le moral d’une fille. J’espère que le fait de séduire Potter ne va pas trop nuire à ta réputation de gentleman, dit Pansy avec une petite moue et en se détachant du Serpentard.

- Attends ! s’exclama Draco.

Sa réputation était en jeu et il ne pouvait pas ne pas réagir :

- Voila ce que je te propose : si, à la fin du Bal, tu ne t’es toujours pas amusée, je t’invite à dîner aux chandelles dans ma chambre, sans oublier la musique et une danse privée. Rien que nous deux.

- Je ne sais pas… Et ta promesse ? minauda Pansy en faisant semblant d’y réfléchir.

- La promesse n’est valable que pour le Bal. Il n’a rien exigé pour après.

- Dans ce cas, on a rendez -vous. A plus, dit Pansy, toute joyeuse.

Elle envoya un baiser vers Malfoy avant de sourire avec mépris quand elle passa devant Potter pour retourner sur la piste.

- Te faire confiance, hein ? dit une voix.

Malfoy se retourna et se retrouva face à face avec un Harry Potter furieux et vexé. Merde, il avait complètement oublié que Potter était debout, juste à côté !

- Alors, elle aussi, c’est une de tes possessions ? Quelqu’un que tu vas protéger parce qu’elle t’appartient ou t’appartiendra un jour ? demanda Harry avec rage.

- Potter, écoute…

- Laisse tomber !

Et ce fut tout. Harry le planta là sans lui accorder une autre regard et partit à la recherche de ses amis.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:27

CHAPITRE QUINZE : Fin de Soirée
.


Avec le parfait salut qu’on pouvait attendre d’un Malfoy -Potter, Gabe remercia la jeune fille pour la danse avant de partir à la recherche de ses amis. Bien qu’il appréciait l’attention qu’on lui témoignait, il avait des choses plus importantes à faire.

Mack était le cerveau de la bande, donc il aurait été logique de le chercher en premier, mais Gabe frissonna à l’idée de le rechercher parmi tous ces gens et Dieu savait combien de rouquins. Ça demanderait beaucoup trop d’efforts. Ce serait beaucoup plus facile de trouver d’abord Rama et ensuite l’envoyer à la recherche de Mack.

Ce n’était pas si terrible que ça : Rama avait le chic pour trouver les choses. Un vrai don.

Et comme Gabe n’était pas le genre de personne à ne pas exploiter un talent, même celui d’autrui, il concentra ses efforts et se mit en chasse.

Cependant après plusieurs minutes sans résultat, Gabe mit fin à sa quête, une moue aux lèvres et en tapant du pied avec impatience. Et ça aurait pu durer longtemps s’il n’avait pas remarqué le frère aîné de Rama, Wolcott. Se rappelant qu’il les avait vus chahuter ensemble en début de soirée, Gabe se précipita vers lui, dans l’espoir que l’autre garçon pourrait l’aider.

- Wolcott ! appela -t -il pour attirer l’attention du Serdaigle.

Wolcott se retourna et vit Gabe :

- Ah, c’est le descendant impur de Voldemort ! Tous aux abris ! Le fils prodigue du Seigneur des Ténèbres approche ! s’écria -t -il en feignant la terreur et en pointant un doigt accusateur.

- Je t’ai déjà dit de ne pas m’appeler comme ça, dit Gabe en fronçant les sourcils.

- Ha ! Tes paroles n’ont aucun effet sur moi. Disparais, Enfant des Ténèbres, répliqua Wolcott, décidé à aller jusqu’au bout de sa plaisanterie.

- Très drôle. Tu sais qu’on pourrait aussi t’appeler « Enfant des Ténèbres », répliqua Gabe, énervé.

- Touché, capitula Wolcott avec un sourire. Alors que puis -je pour toi, mon ami psychotique ?

- Tu sais quoi ? Tu as vraiment de la chance que la lune explique ton comportement excentrique, ronchonna Gabe.

- J’ai une excuse, moi au moins. Quelle est la tienne ? demanda Wolcott d’un ton taquin avant de glisser son bras autour des épaules du Gryffondor.

- Je suis le premier né issu du mariage entre le Bien le plus pur et le Mal le plus diabolique, déclara Gabe d’un ton qui n’acceptait aucune réplique.

- Aaaah, tu es donc pourri gâté.

- Je ne suis pas pourri gâté ! s’écria Gabe, indigné.

- Oh que si ! Admets -le ! Tu es un sale gosse pourri gâté.

- Je ne suis pas pourri gâté. Mes parents s’occupent bien de moi, c’est tout.

- Peu importe. Tu sais que tu commences à déteindre sur mon frère avec ta manie de toujours te plaindre.

- Je ne me plains pas !

- Mais si ! A chaque fois que je te vois, tu te lamentes.

Gabe se mit à grogner.

- Ooooh ! C’est cool de voir que mon petit frère déteint sur toi aussi, dit Wolcott avant de se gratter la tête. En parlant de ça, tu as vu Rama ?

- Quoi ! Tu ne peux pas me demander ça ! s’exclama Gabe.

- Pourquoi pas ? s’enquit Wolcott en clignant des yeux, confus.

- Parce que j’allais te poser la même question !

- Donc tu es en train de me dire que tu l’as déjà perdu, c’est ça ?

- Comment ça, je l’ai perdu ! Il était avec toi tout à l’heure !

- Et alors ?

- C’est ton petit frère, tu en es donc responsable ! Comment as -tu fait pour le perdre de vue si facilement ?

- Tout simplement. Regarde.

Wolcott se retourna de l’autre côté comme s’il s’attendait à voir quelqu’un debout près de lui. Puis il feignit la surprise quand il vit qu’il n’y avait personne avant d’observer les alentours.

- Hé ! Mais où est passé Rama ?

Gabe roula des yeux.

- Tu vois ? Exactement comme ça, dit Wolcott, une fois sa démonstration terminée.

- Je ne sais pas pourquoi je m’embête à venir te voir si tôt après la pleine lune, maugréa Gabe.

- Ouais.

- T’as besoin d’être toujours aussi énervant ? voulut savoir Gabe en scannant la foule à la recherche de Rama.

- Ouais.

Gabe tourna les yeux vers Wolcott pour le fusiller du regard, mais il remarqua que l’autre garçon scrutait quelqu’un d’autre.

- Tu m’écoutes au moins ? demanda -t -il en essayant de voir qui retenait ainsi l’attention du Serdaigle.

- Ouais.

Gabe trouva rapidement la fille que contemplait Wolcott : elle était vêtue d’une robe vert d’eau et elle devait être en 5ème ou 6ème année. Elle n’appartenait pas à leur époque. Les sourcils froncés, Gabe donna un coup sur le bras de Wolcott.

- Aïe ! Quoi ?

- J’essaie de trouver ton frère et toi, tout ce que tu fais, c’est mater une nana !

- Ce n’est pas juste « une nana ». C’est Meredith Somerhin. C’est la fille de l’homme qui dirige l’exportation de chaudron. Plus tard, elle sera un ardent défenseur de nos droits et dans une minute, elle sera ma cavalière, expliqua Wolcott avec une certaine fierté.

- Et alors ? Elle a l’air d’une Poufsouffle.

- Je te ferai remarquer qu’Helga Poufsouffle était une sorcière très charmante et très séduisante, déclara Wolcott.

- J’en suis sûr, répliqua Gabe d’un ton sec.

Wolcott se mit à rire tandis qu’il s’éloignait.

- Si tu cherches Rama, essaie du côté des filles sexy. Tu sais bien que quand la lune est comme ça, il court toujours après les bombes

En soupirant Gabe recommença à détailler la foule, mais cette fois, il recherchait les plus belles filles. Très vite, il trouva les sœurs Hoshi, Akemi et Hotaru. Il savait que Rama (ainsi que toute la population masculine de leur époque) rêvait de sortir avec les deux sœurs depuis longtemps alors il décida de les garder dans sa ligne de mire jusqu’à ce que Rama se montre.

Mais Gabe s’ennuya très vite et laissa ses yeux vagabonder une fois de plus avant de les poser sur une fille nommée Mea Star. Sachant que Rama avait une espèce de fétichisme à propos des filles avec un prénom rappelant le ciel, Gabe se dirigea vers elle.

- Salut Mea !

La fille se retourna, le vit et fronça les sourcils. Gabe eut un mouvement de recul. Pourquoi semblait -elle en colère après lui ?

- Salut Gabe ! Tu as passé un bon été ? demanda Mea d’un ton dur.

Gabe se sentit pâlir tandis qu’il se souvenait. A la fin de l’année scolaire, il avait promis à Mea qu’il lui enverrait un hibou pendant l’été. Et mince… il avait complètement oublié qu’il n’avait pas tenu sa promesse.

- Euh… c’était bien.

Apparemment, ce n’était pas la bonne chose à dire : le visage de Mea se rembrunit encore.

- Je vois, fut la réponse glaciale.

Ben quoi ? Elle s’attendait peut -être à ce qu’il lui mente ? Qu’il la baratine en prétendant que ses pères l’avaient traîné dans un bled paumé où aucun hibou n’aurait pu le trouver et que son été avait été complètement foutu parce qu’il n’avait pas pu lui envoyer une putain de lettre ! Hum, fallait pas pousser : il tenait à elle, mais pas à ce point. En plus, comparé à l’été précédent, cet été avait été absolument génial. Mais il n’allait pas lui dire ça, non plus.

- Ecoute, est -ce que tu as vu Rama ?

- En fait, on vient de danser ensemble, déclara Mea.

- Ok. Merci quand même, dit Gabe en s’éloignant rapidement pour éviter que Mea ne lui prenne plus longtemps la tête.

Une fois qu’il fut à distance respectable, il recommença ses recherches. Cette fois, il resta concentré sur Ebony Twilight. Ça, elle était vraiment canon : de magnifique cheveux noirs, des yeux bleus et un sex -appeal du tonnerre. Gabe eut un petit sourire quand il vit Rama s’approcher de la jeune fille deux secondes plus tard.

- Salut Beauté, dit Rama d’un ton suave. Quelle joie de te rencontrer ici.

- Et oui, c’est assez incroyable que je sois ici… tout comme le reste de l’école, répliqua Ebony d’un ton sarcastique en observant le garçon debout devant elle.

« Hé, hé ! Voyons comment tu vas t’en sortir », pensa Gabe en restant en arrière pour profiter de la scène.

- Tu ne m’as pas compris. Je voulais dire ici, à cet endroit précis au moment où je regardais et ensuite ta beauté ensorcelante…

Rama se tut, le temps de prendre la main d’Ebony pour l’embrasser avant de reprendre la parole :

- … m’a ensorcelé.

- Pff, plus guimauve, tu meurs ! se moqua Ebony. (Gabe était plus que d’accord avec elle sur ce coup -là). Je pourrai tomber amoureuse de toi à une seul condition : que je trébuche sur quelque chose !

- Très bien, dans ce cas, ne bouge pas. Je vais chercher un chat pour le glisser sous tes pieds, dit Rama tandis qu’il baissait les yeux vers le sol.

- Oh, allez, viens, soupira Ebony en prenant la main de Rama pour le guider sur la piste alors qu’il cherchait toujours un chat.

Gabe fit la grimace. Super, vraiment ! On lui battait froid parce qu’il n’avait pas envoyé de lettre tandis que Rama séduisait les plus belles filles grâce à des répliques à deux balles. Y’avait un truc qui clochait, quelque part.

Gabe réfléchit un moment et tenta de se souvenir pourquoi il n’allait pas lui aussi draguer les filles quand il se souvint. Cette soirée était pour ses papas. Plus tard, ces deux -là avaient intérêt à apprécier à leur juste valeur les efforts qu’il fournissait aujourd’hui pour les aider. Une minute… tout ça serait effacé de leur mémoire… et merde !

L’humeur de Gabe s’assombrit d’avantage.

Comme Rama était avec Ebony, il ne serait pas de retour tout de suite ; ce qui voulait dire que Gabe devrait passer par tous les rouquins pour trouver Mack. Bordel.

En grognant, Gabe lança un regard noir autour de lui. Pourquoi est -ce que Mack ne se différenciait pas et se teignait les cheveux en violet, par exemple ? Mais non, il fallait qu’il soit fier de son appartenance au clan Weasley et qu’il garde ses cheveux roux et ses tâches de son, bien sûr. Les Serpentards avaient raison quand ils disaient de Mack qu’il était le plus Gryffondor des Gryffondors qu’ils avaient rencontrés.

Gabe fut tiré de ses pensées quand il vit une silhouette familière avec des cheveux carotte. De bonne humeur, tout à coup, il se précipita avant de la perdre de vue.

- Mack, appela -t -il. Hé, Mack !
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:28

La personne se retourna.

- Ma… ah, c’est toi ! Pourquoi faut -il que tu ressembles tant à Mack ? Tu devrais te teindre les cheveux ! ajouta Gabe, furibond.

- Euh… pardon ? fit Ron, stupéfait.

- T’as besoin d’aide, Gabe ? s’enquit Hermione.

- Oui. Où est votre fils ? Vous êtes les parents de Mack, vous devriez le surveiller, dit Gabe d’un ton accusateur.

- C’est ce qu’on fait ! se défendit Hermione.

- Ah bon ? s’étonna Ron.

- Ah bon ? répéta Gabe, surpris.

- Oui. Il est là -bas, avec les deux filles asiatiques super mignonnes, déclara Hermione avec un mouvement de la tête.

Gabe regarda et serra les poings.

- Je vais le tuer. Je jure sur la tombe de ma mère que je vais le tuer !

- Euh… je croyais que tu n’avais pas de mère, fit remarquer Ron.

Gabe fit volte -face, sa colère dirigée vers le père Weasley, maintenant.

- Je viens juste de danser avec une fille pas très mignonne qui passait son temps à me marcher sur les pieds pour ensuite discuter avec un loup -garou complètement cinglé, incapable de rester concentré plus de deux secondes. J’ai raté l’opportunité d’être à la place de Mack c’est -à -dire aux côtés des jumelles Hoshi, Mea m’a lancé plusieurs regards assassins parce que j’ai complètement gâché son été en ne lui écrivant pas, Rama sort des répliques pourries et pourtant la fille la plus canon de l’école accepte de danser avec lui. Et moi, je me retrouve avec rien. Tu m’entends ? RIEN ! Pour moi, cette soirée ne vaut rien car je me sacrifie pour être sûr que mes papas se mettent ensemble.

- Et bien, tu devrais peut -être rechercher Harry et Malfoy, pas Mack et Rama, suggéra Hermione.

Gabe se tut. Elle avait raison.

- En fait, j’avais besoin de Mack parce que c’est le plus intelligent.

A cet instant, Harry rejoignit le groupe, l’air furieux.

- Salut Papa ! dit Gabe d’un ton joyeux.

Harry ne répondit pas alors qu’il attrapait une coupe de bièraubeurre posé sur un plateau flottant. Il vida son verre en trois gorgées.

- Euh… Où est Père ? demanda Gabe en regardant les alentours car il s’attendait à voir Malfoy.

- Qui ça intéresse ? s’enquit Harry.

Il fronça les sourcils quand Hermione lui donna une petite tape sur la main qu’il avait tendue pour prendre un autre verre de bièraubeurre.

- Ça m’intéresse, répondit Gabe en reportant son regard sur son papa.

- Il est… quelque part, répondit Harry en roulant des yeux et en faisant un geste vague de la main.

- Pourquoi n’es -tu pas avec lui ? voulut savoir le jeune garçon, une petite moue aux lèvres.

- Bonne question, répliqua Malfoy avec un sourire supérieur alors qu’il apparaissait soudainement près de Harry.

- Qu’est -ce que tu fous ici ? s’exclama Harry, en rogne.

Il s’éloigna de quelques pas afin de se tenir à bonne distance du Blond.

- Tu es mon rencard. C’est normal que je sois à tes côtés, répondit Malfoy avec dédain.

- Quoi ? Je n’ai jamais accepté d’être ton rencard ! s’exclama Harry, pour qui cette information était toute nouvelle.

- Bien sûr que si, dit simplement Malfoy.

- Non, c’est faux, contra Harry. Je ne me rappelle pas que tu sois venu me voir pour m’inviter au Bal de ce soir.

- Bien sûr que je ne t’ai pas demandé. Comment aurais -je pu le faire quand tu jouais à cache -cache ces derniers jours ?

Harry se renfrogna, sachant que Malfoy avait raison. Mais bon, ça ne lui donnait pas le droit de supposer que Harry serait forcément d’accord.

- En plus, tu as accepté d’être mon rencard quand tu m’as accepté comme cavalier pour ta première danse.

-Quoi !

- Papa, tu devrais arrêter de te montrer si têtu. Au moins, Père fait un effort. Tu devrais en faire aussi.

- Des efforts ? Tu sais pourquoi il fait des efforts maintenant ? C’est pour mieux cacher les petites aventures qu’il aura plus tard dans la soirée, accusa Harry.

Cette phrase retint l’attention de tout le groupe ainsi que de quelques autres élèves debout près d’eux. Harry pouvait sentir les regards fixés sur lui, mais à ce niveau -là, il s’en foutait complètement et il poursuivit sur sa lancée :

- Aaaah, bien sûr, là, tout le monde est intéressé par ce que j’ai à dire ! Tant mieux ! Vous avez intérêt à bien écouter parce que je ne le dirai qu’une fois. Et si jamais, je n’entends ne serait -ce qu’un ragot à propos de ça plus tard, je peux vous assurer que le fautif va se prendre tellement de mauvais sorts qu’il ne sera plus capable de s’asseoir pendant une semaine, menaça Harry.

Il fusilla du regard tous les élèves qui s’étaient approchés comme s’il les défiait de tenter quoi que ce soit.

- Potter, vraiment, je…

Le regard plus que polaire que lui lança Harry fit taire Malfoy assez rapidement.

Après plusieurs minutes silencieuses, Ron sentit qu’il devait parler :

- Alors ? demanda -t -il d’un ton impatient.

Tout à coup, Harry ne sut pas quoi dire. Que pouvait -il dire ? Il pourrait dire que Malfoy était un trou du cul, mais tout le monde le savait déjà. Il ne pouvait quand même pas parler du sentiment de trahison qu’il avait ressenti quand Malfoy s’était détourné de lui pour faire de belles promesses à Pansy quand tout ce qu’il avait pour Harry, c’était un « j’essaierai ». Si jamais il disait ça, on le trouverait pathétique et on penserait qu’il avait de profonds sentiments pour Malfoy, et Harry était certain que ce n’était pas le cas. Il ne pouvait pas non plus hurler après Gabe pour oublier ses frustrations. Ce n’était pas sa faute s’il était ici et s’il essayait d’imposer la paix entre deux rivaux.

Il secoua la tête, découragé.

- Oubliez ça, murmura -t -il avec dédain avant d’écarter les élèves avec la ferme intention de s’en aller.

Les élèves restèrent en place, de crainte que Harry ne mette sa menace à exécution. La seule personne qui osa bouger fut Gabe qui courut à la suite de Harry sans un moment d’hésitation, décidé à empêcher le garçon aux cheveux noirs d’atteindre la sortie.

Après quelques instants plutôt tendus, la voix traînante de Malfoy fit sursauter tout le monde :

- Bon, ça c’est plutôt bien passé, vous ne trouvez pas ?

Hermione le dévisagea avant d’aider Ron à disperser les élèves trop curieux. Juste au moment où la dernière personne partait, Gabe fut de retour, l’air deux fois plus énervé que Harry.

Sans dire un mot, il attrapa le bras de Malfoy et le traîna en avant. Ron et Hermione échangèrent un regard avant de se précipiter, anxieux de découvrir ce qui se passait.

- Je n’arrive pas à le croire… de toutes les conneries… marmonnait Gabe sans se préoccuper de Malfoy qui n’essayait pas vraiment de se dégager ni de Hermione et Ron qui protestaient derrière eux.

Gabe mena le groupe jusqu’au mur du fond où Harry était assis sur une chaise. Il se penchait en avant, les coudes sur les genoux avec la tête tournée de côté pour parler à Lavande, perchée sur le bord de son siège et plutôt proche de lui.

- Dégage, pouffiasse ! s’écria Gabe, l’expression qu’affichait son visage était si dangereuse qu’il était inutile de discuter.

Vexée, Lavande se leva pour partir tandis que Harry se mit lentement debout.

- Pourquoi te parlait -elle ? s’enquit Malfoy, d’un ton froid.

Harry ne répondit pas. Ses yeux quittèrent le dos de Lavande pour croiser les yeux gris que Malfoy avait plissés. Tout à coup, Draco se retrouva complètement subjugué par l’intensité tout juste contenue dans ces prunelles vertes qui restaient plantées dans les siennes, jusqu’à ce que Gabe rompe le charme :

- Toi ! dit -il en s’adressant à Malfoy. Explique -toi !

- Ecoute, Gabe, je t’ai dit que ce n’était pas important et… commença Harry.

- Si, c’est important ! coupa Gabe, son visage furieux toujours tourné vers Malfoy.

- Si tu penses que je vais m’excuser parce que je n’ai pas été capable d’oublier une habitude vielle de cinq ans, en moins de deux heures….

- Tu m’avais promis !

- C’était dans les termes de notre accord ! Vraiment, je…

- Quels termes ! Il n’y avait pas de termes ! Tu…

- Ok, des lacunes et…

- LACUNES ! Tu ne peux pas rester là à me dire qu’il y avait des lacunes et…

- Oh que si, je peux ! Je…

-Mais putain! Je suis de ta chair et de ton sang, bordel ! Comment oses -tu utiliser les lacu…

- QUOI ! Je t’interdis de me parler sur….

- Je peux te parler comme je veux !

- Certainement pas ! Je suis ton….

- AHA ! Essaie de me punir pour voir !

- Je peux retirer des…

- Impossible ! Tu n’as pas de raison valable !

- Oh que si : tu ne respectes pas le Préfet en…

- J’ESSAIE DE PARLER AVEC MON PERE ET NON PAS AVEC LE CONNARD EFFEMINE QU’IL A ETE !

Il y eut un moment de silence durant lequel Malfoy cligna plusieurs fois des yeux, puis :

- Je ne suis pas EFFEMINE !

- Oh si, tu l’es ! Je ne comprends pas comment les gens ont fait pour ne pas remar…

- Si je suis efféminé alors tu l’es de moitié car…

- Oh, très mature ! Tu ne peux même pas…

- Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez vous pour que vous confondiez tous l’élégance avec…

- Papa est censé être le plus immature et…

- Aha ! Tu n’es pas à la bonne période si tu veux que…

- Euh… les mecs ? dit Harry qui avait regardé Malfoy et Gabe comme on regarde un match de tennis.

- Je ne comprends pas ce qu’il te trouve quand tu te comportes comme…

- Je peux me comporter comme je veux ! T’as vu ce badge ? Je…

- Il faut que tu prennes tes responsabilités et…

- Mais qu’est -ce qui m’a pris de te créer ?

- Franchement, t’es toujours comme ça et ça commence à…

- Je suis sûr que tu n’es là que pour…

- M’ENERVER ! crièrent Malfoy et Gabe en chœur tandis qu’ils échangeaient des regards furieux avec la même expression meurtrière.

- Euh… ok, tenta Harry avant de jeter un coup d’œil vers ses amis dans l’espoir qu’ils l’aideraient.

Mais Hermione semblait choquée au point de ne plus pouvoir parler. De son côté, Ron, lui semblait très amusé et continuait à observer le père et le fils à tour de rôle, comme s’il espérait plus d’engueulades encore.

En voyant qu’il devrait se débrouiller seul, Harry avança d’un pas, espérant que les cris n’allaient pas recommencer. A peine avait -il eu cette pensée que Malfoy et Gabe se tournèrent en même temps vers lui, leur expression demandant clairement dans quel camp il était.

- Et bien… euh, tous les deux, vous avez soulevé de nombreux points très intéressants, dit Harry en déglutissant avec nervosité. Je ne sais vraiment pas ce que je trouve à Malfoy. Il est arrogant, prétentieux, snob et…

- Viens -en au fait, Potter !

-…et c’est un idiot. Mais toi aussi, Gabe.

A ce moment -là, Malfoy et Gabe donnèrent l’impression qu’ils allaient s’allier pour attaquer ensemble Harry. Aussi ce dernier se dépêcha de poursuivre :

- Et je sais que tu voudrais qu’on se comporte comme les deux pères que tu as mais aucun de nous n’est encore prêt à jouer ce rôle. On essaie déjà de s’habituer à l’idée d’être ensemble. Mais nous faisons de notre mieux, Gabe. Tu peux me croire.

- Ouais. Tu aurais dû voir comment ils étaient avant votre arrivée, déclara enfin Ron. Tu te souviens de votre premier jour ici, quand Malfoy a plaqué Harry contre un mur ? Et bien, ils étaient toujours comme ça !

- Tu devrais les laisser avancer à leur rythme, Gabe, ajouta doucement Hermione.
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Ange Evans
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:30

Gabe plissa les yeux, toujours en colère tandis qu’il écoutait ce que tout le monde lui disait. Mais malgré le fait qu’il soit énervé, ses lèvres formèrent une petite moue tremblante. Malfoy le remarqua et leva les mains au ciel, exaspéré.

- Si tu trouves que nos efforts ne sont pas suffisants et bien nous ferons de plus grands efforts encore ! dit -il en plaçant son bras autour de la taille de Harry pour le rapprocher. Tu vois ? Je fais déjà de plus grands efforts.

Gabe se contenta d’observer ses deux pères.

Décidant qu’ils n’étaient pas assez convaincants, Malfoy se tourna et passa son autre bras devant Harry pour le rapprocher encore. C’est ainsi que le flanc de Harry se retrouva collé contre la poitrine et l’estomac de Malfoy.

- H -Hé ! s’écria Harry tandis qu’il trébuchait quand Malfoy l’enlaça tout à coup.

Il cessa de protester quand Malfoy se mit à frotter son nez contre ses cheveux. Une minute. Son nez contre ses cheveux ?

- Malfoy, qu’est -ce que tu fais ? s’enquit Harry en se penchant pour se mettre hors de portée.

- Tu sens bon. Un peu poivré mais exotique. Si j’avais su, avant, que tu sentais aussi bon, j’aurais tout fait pour m’asseoir à côté de toi en cours, répondit Malfoy tandis qu’il frottait son nez contre le cou de Harry, cette fois, puis derrière son oreille, comme s’il cherchait la source de cette odeur divine.

Harry fronça les sourcils. Puis il comprit et ses yeux s’écarquillèrent alors que son visage prenait une belle teinte rouge et qu’il se débattait pour s’extraire de l’étreinte de Malfoy. Ron et Hermione éclatèrent de rire pendant que Gabe eut l’air joyeux, tout simplement heureux que son dur labeur ait fini par payer.

A ce moment -là, une jolie brune habillée d’une robe bleu pâle les approcha. Elle semblait avoir l’âge de Gabe, elle avait le teint un peu hâlé, des pommettes hautes et de grands yeux de la même couleur que sa robe.

Elle sourit poliment à tout le monde, puis se tourna vers Gabe :

- Salut Désirée, dit Gabe en souriant.

- Salut Gabriel. J’ai remarqué que tu n’étais pas souvent sur la piste de danse. Quelque chose ne va pas ? demanda -t -elle d’une voix à la fois joyeuse et concernée.

- Non, non… tout va bien, répondit Gabe avant de lancer un coup d’œil vers ses pères qui ne chahutaient plus pour mieux observer la nouvelle venue.

- Dans ce cas, je peux te demander pourquoi tu ne m’as toujours pas invitée à danser, taquina Désirée.

- Ben, ça me dirait bien mais Parker…

- Oublie mon frère. Je ne lui appartiens pas. En plus, c’est avec moi que tu vas danser. Pas lui, assura Désirée avec fermeté.

Gabe envoya un regard suppliant vers les autres. Tandis que les garçons restèrent sans bouger, l’air de ne pas comprendre, Hermione vola à son secours :

- Qui est ton amie, Gabe ? s’enquit -elle.

- Oui, euh… Je vous présente Désirée Winchester. C’est une 2ème année de Serpentard, dit Gabe, parfait gentleman. Désirée, je te présente ma tante, Hermione Granger, Préfète en Chef de cette génération ; mon oncle, Ron Weasley, Préfet de Gryffondor ; mon papa, Harry Potter et mon père, Draco Malfoy, Préfet en Chef.

- Je vois. Et bien, M. Potter, M. Malfoy, j’espère que ça ne vous ennuiera pas si je vous emprunte votre fils pendant une minute, dit Désirée en attrapant le bras de Gabe, prête à l’entraîner.

- Tu fais partie de quelle maison, déjà? voulut savoir Malfoy.

Le ton sur lequel il avait parlé était désinvolte mais il la scrutait comme on examine un insecte avec un télescope.

- Ser… Serpentard, monsieur, répondit Désirée en essayant de soutenir le regard perçant mais elle échoua complètement.

- Ok. Dans ce cas, vous pouvez aller danser. Nous ne vous retenons pas, répliqua Malfoy avec prétention, plutôt fier d’avoir remis la jeune fille à sa place si rapidement.

Comme il ne pouvait plus rien faire, Gabe décida de prendre les choses du bon côté : avec un grand sourire aux lèvres, il guida Désirée à travers la foule de corps qui se trémoussaient. Ron se tourna vers Hermione pour lui sourire avant de l’entraîner, prêt à danser, lui aussi.

- Tu te moques complètement des sentiments des autres, hein ? souligna Harry en se dégageant de l’emprise de Malfoy, une fois que ses amis ne furent plus là.

- De quoi tu parles ? demanda Draco.

- C’était évident que Gabe ne voulait pas danser avec cette fille et pourtant…

- Comment ça ? Pourquoi ne voudrait -il pas danser avec elle ? Elle semblait charmante et c’est une Serpentard, rétorqua Malfoy d’un ton supérieur.

- Ouais mais peut -être que c’est quelqu’un d’horrible ! contra Harry.

- Pourquoi tu dis ça ?

- Les apparences peuvent être trompeuses, Malfoy, rappela Harry en roulant des yeux.

- C’est marrant, je pourrais jurer que tu as dit la même chose à propos de mon apparence. Et pourtant, tu as accepté de danser avec moi. Et avoue -le : tu as passé un moment très gay ! déclara Malfoy, amusé.

- Oh, arrête un peu… La seule raison pour laquelle tout ça t’amuse, c’est parce que j’ai reconnu que tu étais pas mal, fit Harry de mauvaise humeur.

- « Pas mal » ? Allons, Potter, je sais que tu penses que je suis une vraie bombe !

- Quoi ? Je n’ai jamais dit ça !

- Peut -être… mais tu n’as jamais dit que j’étais seulement pas mal !

- Merlin, ce que tu peux être narcissique ! s’écria Harry.

- Je ne suis pas narcissique. Mais je sais que je suis mieux que « pas mal », répliqua Malfoy avec une petite moue et en regardant vers la piste.

Harry resta un moment silencieux. Il n’arrivait pas à croire qu’il était sur le point de flatter l’ego de Malfoy avec ses prochains mots :

- Très bien. J’admets que tu es plutôt beau gosse, la plupart du temps. Enfin, je n’ai pas fait spécialement gaffe, c’est juste que j’entends les filles en parler.

Malfoy tourna la tête vers Harry pour lui faire face.

- Et…Euh, ce soir, je n’ai pas pu m’empêcher de noter à quel point tu es séduisant, bégaya Harry tout en détaillant rapidement Malfoy.

Il détourna tout de suite les yeux dans l’espoir de cacher la rougeur qui lui montait aux joues.

- Et bien… Tu n’es pas mal, non plus, reprit Malfoy avec un petit sourire. Je suis sûr que si tu t’arrangeais mieux, tous les jours, les filles auraient peut -être du mal à choisir entre toi et moi.

Harry fronça les sourcils.

- Ben quoi ? Oh, c’est bien, non ? Comme ça, tu sauras qu’elles s’intéressent à toi pour ton physique et pas seulement pour ton nom, dit Malfoy.

- J’espère sincèrement que tu n’élèves pas Gabe pour qu’il te ressemble, marmonna Harry, l’air sombre.

- Pourquoi pas ? Comme si tu étais un meilleur exemple à suivre ! Tu risques ta vie sans penser à ta propre sécurité pour ensuite te cacher sous une pierre quand la gloire vient te récompenser ! Franchement, Potter, je n’ai jamais rencontré quelqu’un avec une personnalité plus contradictoire que la tienne. Il faut éviter à tout prix que notre fils devienne schizophrène, répliqua Malfoy en levant les yeux au ciel.

Avant que Harry ne puisse réfléchir à une bonne répartie, Mack apparut devant eux, le souffle court.

- Enfin ! soupira -t -il, soulagé.

- Euh… salut, Mack. Tu as besoin de quelque chose ? demanda Harry.

- Oui ! Venez ! ordonna Mack en attrapant la cape de Harry et de Malfoy pour les guider vers la piste de danse.

- Hé ! Qu’est -ce qui te prend ? cria Malfoy tandis qu’il se faisait malmener. Je t’ordonne de me lâcher.

- Pas le temps ! répondit Mack en essayant de se frayer un passage à travers une foule, incroyablement compacte.

Ce fut à ce moment -là que Harry remarqua que les élèves ne dansaient plus mais semblaient plutôt observer quelque chose au milieu de la piste. Après avoir essayé plusieurs fois d’écarter les gens sans obtenir aucun résultat, Malfoy finit par perdre patience :

- Bordel, vous allez me laisser passer, oui ? Il n’y a rien à voir ! s’énerva Draco. Ne me regardez pas comme ça ! Vous savez qui je suis ? Je suis Draco Malfoy. Je suis Préfet en Chef et maintenant, écartez -vous avant que j’ordonne à Harry Potter de vous lancer un tas de mauvais sorts !

En entendant ça, la foule commença à bouger mais c’était surtout pour dévisager ce couple de 7ème année si célèbre. La plupart des visages qui le scrutait, ne disait rien à Harry qui en conclut que ces élèves -là venaient du futur.

- Tu vas m’ordonner de leur lancer un tas de mauvais sorts, hein ? murmura Harry.

- La ferme, Potter. Tous les moyens sont bons, dit Draco avec autorité avant d’avancer avec plus de facilité maintenant.

Harry ne dit rien tandis qu’il fixait la nuque de Malfoy, espérant y creuser un trou par la force de son regard. Ou au moins, brûler ses cheveux si parfaits. Et toc !

En imaginant la réaction de Malfoy si ses cheveux se mettaient à brûler, Harry ricana. Mais il déguisa son rire en toux au moment où le blond se tourna pour lui sourire d’un air supérieur.

A cet instant, ils atteignirent le centre de la piste. Gabe, furax, se tenait là, les poings serrés et les yeux plissés. Derrière lui, se trouvait Rama, plein d’assurance, prêt à se battre si nécessaire et il… grognait si l’ouïe et la vue de Harry ne le trompaient pas.

En face de Gabe, il y avait un autre garçon, visiblement du même âge. Il était de taille moyenne et plutôt mince. Son visage était bien dessiné et ses hautes pommettes lui donnaient fière allure. Sa peau, légèrement bronzée, faisait ressortir ses yeux bleus très pâles. Ses cheveux étaient bruns et allaient un peu dans tous les sens mais on ne pouvait pas dire qu’ils étaient désordonnés. En fait, ils rappelaient à Harry un dessin animé. Un dessin animé japonais. C’était exactement ça : le garçon qui faisait face à Gabe avait des cheveux bruns à la mode manga.

Derrière le garçon, il y avait un groupe de gens et Harry supposa que c’était les amis du garçon. Tous fixaient durement Gabe et Rama tout en faisant craquer leurs poings. La première chose à laquelle pensa Harry en les voyant fut : « Serpentards ».

- Quand je t’avais dit de « ne pas t’approcher de ma sœur », il y avait un truc que tu n’avais pas compris, peut -être ? demanda le garçon aux yeux azur et froids.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:30

- Et bien, Parker, ironisa Gabe avec un sourire méprisant, étant donné qu’elle n’est que ta demi sœur, je…
Mais Gabe ne put jamais terminé sa phrase parce qu’à ce moment -là le garçon se saisit de sa baguette et hurla quelque chose d’incompréhensible. Sans même y réfléchir, Harry avait déjà sorti sa baguette et poussé Gabe sur le côté tout en lançant un sort de Protection. Le sort rebondit sur le bouclier magique qui le renvoya sur le groupe d’élèves intimidants. Hélas, l’un d’eux n’eut pas de chance : il ne se baissa pas à temps. (Plus tard, Harry apprit que cet élève fut renvoyé à son époque depuis l’infirmerie, toujours dans les vapes.)

- Qu’est -ce qui se passe, ici ? s’enquit Malfoy d’un ton majestueux tandis qu’il observait la scène. J’aurais espéré mieux de la part de bons Serpentards.

Le groupe de Serpentards qui entourait leur ami inconscient se vexa un peu à ces mots, mais ils ne dirent rien.

- Toi ! dit Malfoy en se tournant vers le garçon qui se disputait avec Gabe. Quel est ton nom ?

- Parker Winchester, répondit -il d’un ton neutre.

- J’ai une petite question à te poser. Dis -moi, cher ami, pourquoi as -tu hurlé un sort si dangereux contre mon fils ? s’enquit Malfoy dont la voix se fit si menaçante qu’il grogna les trois derniers mots.

Les yeux de Parker s’écarquillèrent avant de se plisser, tandis que le garçon se renfrognait. Harry pouvait presque voir les pensées de Parker tourbillonner dans son esprit, pensées qu’il préférait garder pour lui. Finalement, il choisit de se montrer intelligent :

- Pardon, Malfoy. Je me suis laissé emporter par la colère.

Draco fronça les sourcils. Il semblait étudier le garçon qui baissait la tête devant lui.

Harry sentait que Malfoy ne savait pas trop quoi faire : lui donner la pire punition qu’il puisse imaginer parce qu’il avait failli tuer Gabe ou le laisser repartir vu que c’était un bon Serpentard ? Aaaah, décision très difficile, pleine de suspense.

- Tu as de la chance. Etant donné que tu n’es pas de ma génération, ce n’est pas à moi de te punir, dit enfin Malfoy.

Parker leva les yeux, surpris. Il n’arrivait pas à croire qu’il s’en sortait aussi facilement.

- Mais ne t’inquiète pas. J’en parlerai au professeur Rogue ainsi qu’au Directeur. Je suis sûr qu’ils sauront trouvé la punition appropriée à ton geste. Et maintenant, rejoins tes amis et disparaissez de ma vue.

Harry soupira et se demanda si Malfoy ferait vraiment ce qu’il avait dit tandis que les Serpentards soulevèrent doucement leur camarade évanoui et quittèrent la Grande salle.

- Bravo M. Malfoy. Dix points pour Serpentard pour avoir très bien dénoué la situation.

Harry grogna alors qu’il entendit la voix mielleuse. Il n’y avait que Rogue pour récompenser une maison qui avait essayé de blesser un autre élève. Enfin… Harry se considérait chanceux qu’on ne lui ait pas retiré des points parce que son bouclier avait repoussé le sort au lieu de l’absorber.

- Merci, professeur, dit Malfoy en se tournant vers le groupe d’enseignants qui venaient tout juste de traverser la foule entassée. Je suppose que vous parlerez plus tard à Winchester.

- Ne vous inquiétez pas, M. Malfoy, on s’occupera de lui, assura Dumbledore en apparaissant près de Rama et Mack qui aidaient Gabe à se relever. Bien, je crois que nous nous sommes assez amusés pour ce soir. Je vous souhaite de bien vous reposer cette nuit car demain est un autre jour.

Les élèvent comprirent qu’ils devaient s’en aller. Ils ronchonnèrent et quittèrent lentement la Grande Salle. Gabe, lui, boudait, entouré de Rama et Mack et suivaient Harry et Draco qui sortaient.

- Hé ! Où vas -tu ? s’exclama Rama, tirant Gabe hors de ses pensées.

Malfoy se retourna.

- Au lit. Où veux -tu que j’aille ?

- Tu ne vas pas raccompagner Oncle Harry jusqu’à la Tour Gryffondor ? demanda Mack.

- Quoi ? Et pourquoi voudrais -je le raccompagner ? voulut savoir Malfoy.

- Les mecs, je n’ai pas besoin de… commença Harry.

- Parce que c’est ton rencard et si je me souviens bien, un Malfoy fait toujours tout à la perfection, répliqua Rama, coupant Harry dans sa lancée.

Draco plissa les yeux.

- Et puis, il faut montrer le bon exemple à Gabe, non ?

- Oh, pour l’amour d’Helga ! Viens, Potter ! s’exclama Malfoy.

Il se saisit du bras de Harry et monta l’escalier d’un pas furieux, laissant derrière lui un Mack et un Rama ricanants.

- C’était marrant, dit Rama avec un sourire.

- Oh, oui. Trop marrant, ironisa Gabe alors qu’il gravissait les marches d’un pas lourd.

- Oh, allez Gabe ! Tu ne vas pas laisser cette dispute te miner le moral, dit Rama en le suivant.

- Oui, au moins tu as dansé avec Désirée, ajouta Mack d’un ton encourageant.

- Ouais sauf que c’est à cause d’elle que tu as eu des problèmes. Je n’ai jamais eu confiance en elle, déclara Rama, l’air pensif.

- Peu importe. Tu es jaloux, c’est tout, dit Mack d’un ton léger.

- Ha ! aboya Rama. Et pourquoi serais -je jaloux ?

- Parce que Gabe et moi avons réussi à nous trouver de jolies cavalières pour la soirée, expliqua Mack.

- Ah oui ? Et qui était ta cavalière ? s’enquit Rama.

- Les jumelles Hoshi.

- Quoi ! Jamais elles n’accepteraient d’être vues en ta compagnie ! Alors danser avec toi… s’écria Rama.

- Ce n’est pas parce que ce sont mes cavalières que nous sommes obligés de danser ensemble.

- Aha. Tu ne peux pas dire qu’elles sont tes cavalières si tu t’es contenté d’aller les voir pour leur parler.

Mack rougit alors que Gabe se mit à ricaner.

- Tu savais que « hoshi » voulait dire « étoile » en japonais ? demanda Gabe sur le ton de la conversation.

- Ouais. Mais ça veut aussi dire « bonne pisse » dans une autre langue asiatique, bougonna sombrement Mack.

- Ok, t’as gagné : on va dire que c’étaient tes cavalières, dit Rama en riant.

- Pourquoi ? T’as fait mieux ? voulut savoir Mack.

- Je ne sais pas trop. Ça dépend, taquina Rama. Penses -tu qu’Ebony Twilight est mieux que deux Asiatiques super sexy ?

- Tu mens ! s’écria Mack, stupéfait. Gabe, dis -moi qu’il ment ! C’est impossible !

- Il ne ment pas, marmonna Gabe. J’ai vu toute la scène.

- Et comment as -tu réussi, bon sang ? demanda Mack.

- Il lui a sorti les pires phrases de drague que j’ai eu le malheur d’entendre et deux secondes plus tard, elle l’entraînait sur la piste ! expliqua Gabe, un peu énervé.

- C’était peut -être un piège ou quelque chose comme ça !

- Absolument pas ! s’indigna Rama.

- Si ! Sinon, comment as -tu fait pour être auprès de Gabe aussi vite quand il en avait besoin ?

- Tu oublies qui je suis, contra Rama d’un ton plein d’assurance. Les filles se jettent à mes pieds parce qu’elles sont attirées par mon côté sauvage et quand je sens qu’il y a un problème, je les laisse sans prendre la peine de réfléchir et je suis prêt à sauver le monde !

- J’ai croisé Mea un peu plus tôt, coupa Gabe pour changer de sujet.

- Mea ? Mea Star ? Celle à qui tu avais promis d’écrire cet été ? demanda Mack.

- Oui, souffla Gabe d’un ton misérable.

- Et tu as oublié, n’est -ce pas ? dit Rama, très amusé.

- Elle s’est comportée comme si son été avait été gâché, grogna Gabe.

- Vraiment ? C’est étrange, fit remarquer Rama en réfléchissant. J’aurais cru qu’un été sans Gabe serait le Paradis.

Mack explosa de rire tandis que Gabe se jeta sur Rama pour le plaquer au sol où ils commencèrent à se bagarrer. Après plusieurs minutes, Rama prit facilement l’avantage : il maintenait Gabe cloué au sol sans que ce dernier ne parvienne à se dégager.

- Admets -le ! Tu es d’une compagnie détestable ! dit Rama alors que Gabe continuait à gigoter.

- C’est faux !

- Allez ! Dis -le !

- Jamais !

Quelqu’un se racla la gorge bruyamment, ce qui figea les trois garçons qui levèrent les yeux. Au -dessus d’eux, le portrait de la Grosse Dame, à moitié ouverte, les regardait avec un sourcil levé. Près du portrait, Harry et Malfoy suivaient l’échange, tous les deux amusés.

- Et voila, déclara Rama en se levant rapidement, c’est ainsi qu’on exorcise un poltergeist sans utiliser la magie.

- Aaah, d’accord, dit Mack en ayant l’air de comprendre.

- Je m’en souviendrai, assura Gabe en massant un bras douloureux. Alors, pourquoi vous êtes toujours dehors, tous les deux ?

- Et bien, j’allais me coucher quand vous êtes arrivés tous les trois, répondit Harry avec un pied déjà à l’intérieur.

- Mais tu ne peux pas aller te coucher tout de suite ! s’écria Rama.

- Euh, pourquoi pas ?

- Parce qu’il faut que vous vous embrassiez pour vous dire bonne nuit !

- QUOI ! crièrent en même temps les deux 7ème année, horrifiés.

- Il est hors de question que j’embrasse un Gryffondor !

- Il est hors de question que j’embrasse un GARÇON !

- Mais, Papa, ce serait la fin parfaite d’une soirée parfaite !

- Non, dit Malfoy, obstiné. Nous avons seulement accepté de passer du temps ensemble pendant le Bal. Le Bal est terminé. Conclusion, la soirée est terminée.

- Oooh, s’il te plait ? supplia Gabe. Est -ce que ça vous gêne parce que trois mineurs vous regardent ? Pas de problème, nous nous en allons !

Les trois garçons se précipitèrent dans la salle commune et poussèrent Harry dehors.

- Vous voyez ? Nous ne sommes plus là !

Mais au lieu de refermer complètement le portrait, ils le laissèrent entrouvert afin de pouvoir voir ce qui se passait. Harry et Draco fixèrent la porte.

- Quoi ? demanda Gabe sur la défensive.

- Ecoutez, les mecs, il est hors de question que je l’embrasse donc poussez -vous et laissez -moi entrer. Je suis fatiguée et j’ai envie de dormir, dit Harry.

- Non. Tu n’entreras pas tant qu’on n’aura pas vu un baiser, prévint Mack en raffermissant son emprise sur la porte.

- Ouais. On ne veut pas forcément un vrai baiser. Juste un bisou, ajouta Gabe.

Malfoy fronça les sourcils et ouvrit la bouche pour se plaindre mais ses mots furent noyés par les cris d’encouragement des trois garçons :

- Faites -le !

- Allez -y !

- Un peu d’action, quoi ! Embrassez -vous !

- Vous allez vous taire à la fin ? s’écria Malfoy, énervé. Vous allez attirer l’attention !

- Raison de plus pour vous dépêcher et VOUS EMBRASSER ! cria Rama, ce qui entraîna de nouveaux encouragements de la part des deux autres.

Harry, lui, était en train de paniquer. Malfoy avait raison. Il pouvait déjà entendre des murmures interrogatifs venant de l’intérieur. Il savait aussi qu’il ne pourrait pas entrer sauf si Ron ou Hermione venait à la porte. Mais il ne voulait pas attendre pour voir si ses amis viendraient. Le temps qu’ils arrivent, il y aurait beaucoup d’autres élèves et c’était la dernière chose qu’il souhaitait.

Mais mince ! Il ne voulait pas embrasser Malfoy ! Il se tourna vers le blond et fut un peu effrayé de le voir partir.

- Attends ! s’exclama -t -il en attrapant le bras de Draco. Où vas -tu ?

Malfoy se retourna.

- Merlin, Potter ! Ne me dis pas que tu as envie de m’embrasser !

- En fait, non mais…

Harry se tourna de nouveau vers l’entrée de Gryffondor. On avait l’impression que la Grosse Dame essayait de retenir de toutes ses forces la horde d’élèves qui apparemment voulait ouvrir le portrait en le claquant contre le mur.

- Vite ! On ne pourra pas les retenir très longtemps !

Merde, merde, merde, merde, merde, merde, merde, MERDE !

Réagissant au quart de tour, Harry fit volte face, s’appuya sur les deux bras de Malfoy puis leva la tête pour déposer un baiser rapide sur la mâchoire du Serpentard.

Avant qu’il ne se mette à rougir comme une tomate, Harry se retourna pour partir mais Draco le retint par l’épaule.

- C’est ça, que tu appelles embrasser, Potter ?

Légèrement choqué, Harry se tourna vers lui et Malfoy écrasa ses lèvres sur les siennes.

La chaleur née des joues de Harry se propagea à son visage et à son cou. Son corps tout entier tremblait tandis que le baiser se faisait plus doux quand Malfoy bougea lentement sa bouche contre la sienne. Mais il était un peu trop troublé pour bien répondre au baiser.

Il entendit vaguement de nombreux applaudissements au moment où Malfoy détachait ses lèvres des siennes.

Relâchant Potter qu’il tenait par la taille (« A quel moment a -t -il noué ses bras autour de moi ? »), Draco laissa ses mains au niveau des coudes de Harry jusqu’à ce qu’il soit certain que le Gryffondor tienne debout.

Avec un petit sourire supérieur, Malfoy salua de la tête le public qui s’était formé à l’entrée de la salle commune. Puis il se retourna pour partir, laissant derrière lui un Harry, quelque peu déboussolé.
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Ange Evans
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:30

CHAPITRE SEIZE : Conversation A L’heure du Thé.

-

-

Harry grogna.

C’était tout ce dont il se sentait capable en cet instant tandis qu’il traversait le parc en direction de la cabane de Hagrid. Bon, ok, en plus de grogner il pouvait aussi soupirer.

Donc il soupirait.

Depuis l’horrible baiser d’hier soir (ce que Harry considérait comme une agression sexuelle, soit dit en passant), sa vie était devenue un enfer. Ce baiser était ce qu’il lui était arrivé de pire dans sa vie sociale et publique. Et tout ça, à cause de Malfoy.

En fait, quand il y réfléchissait bien, tout était toujours de la faute de Malfoy. En 1ère année, c’était à cause de Malfoy qu’il avait perdu 150 points en essayant de sauver le dragon de Hagrid. En 2ème année, c’était à cause de Malfoy que Ron s’était mis à vomir des limaces. En 3ème année, c’était à cause de Malfoy si Buck l’avait blessé, ce qui avait failli entraîner l’exécution de l’hippogriffe. En 4ème année, c’était à cause de Malfoy si son sort avait rebondi pour ensuite atteindre Hermione. En 5ème année, c’était à cause de Malfoy qu’il fut banni à vie de Quidditch (oui, bon, techniquement, c’était de la faute d’Ombrage, mais pour l’instant tout retombait sur Malfoy parce qu’à cette heure c’était la personne qui énervait le plus Harry). En 6ème année, c’était à cause de Malfoy si…

- Harry !

- Quoi ? aboya le jeune homme.

- Arrête de faire cette tête, râla Hermione.

- Quelle tête ? demanda Harry, confus.

- Cette grimace. Ça ne te va pas du tout.

- Elle a raison, mec. On dirait Rogue qui essaierait d’imiter Ombrage, ajouta Ron.

- Merci, dit Harry d’un ton sec.

Les deux garçons se tournèrent vers Hermione quand elle émit un petit rire.

- Désolée, dit -elle en riant. C’est juste que… j’imaginais Rogue en train de faire des imitations….

Ce fut au tour de Ron de se mettre à rire, bientôt suivi par Harry qui tentait quand même de se retenir. Il était censé être de mauvaise humeur et tout ça ne l’aidait pas à le rester !

Cependant, l’humeur du trio fut au beau fixe quand ils commencèrent à imiter Rogue ainsi que les autres professeurs de Poudlard. Harry et Hermione explosèrent de rire quand Ron imita le professeur d’Etude des Moldus le jour où Fred et Georges lui avaient demandé de leur expliquer le rapport entre savoir bien manipuler son balai et le Dr Freud.

- Et bien, c’est sympa de vous voir de si bonne humeur, dit Hagrid en invitant les trois Gryffondors à entrer.

- Je suis sûre que ce n’est que temporaire, déclara Hermione en jetant un coup d’œil vers Harry tout en s’asseyant.

- Ah bon ? Et pourquoi ça ? demanda Hagrid en débarrassant la table pour servir le thé.

- Demandez à Harry. C’est à cause de lui si nous sommes ici, déclara Ron avec un sourire.

L’humeur de Harry s’assombrit aussitôt.

- Euh… je ne suis pas expert mais quand on veut remonter le moral de quelqu’un, il vaut mieux éviter de lui parler de ce qui le tracasse, non ?

- Pas dans ce cas, assura Ron en repoussant Crockdur qui avait posé sa tête sur ses genoux. En fait, toute cette histoire est plutôt drôle.

- Harry fait l’idiot, c’est tout, ajouta Hermione en secouant la tête.

Harry lança un regard assassin aux deux personnes assises en face de lui. Et dire qu’ils osaient se proclamer ses meilleurs amis !

- Je suis sûr que ce n’était pas si terrible, dit Hagrid en versant du thé dans leur tasse.

Le visage de Harry s’assombrit encore alors que ses deux amis eurent un large sourire.

- En fait, tout a commencé hier soir quand…

- Hier soir ! coupa Hermione. Si tu veux raconter toute l’histoire, commence par le début, quand tous ces élèves sont arrivés.

- Non, tout était encore sous contrôle à ce moment -là, contra Ron.

Harry grogna tandis que Hagrid regardait Ron et Hermione tour à tour, avec l’air de ne pas bien comprendre.

- Hagrid, vous avez entendu parler du fils de Harry, n’est -ce pas ? demanda Hermione.

- Oui, oui, répondit Hagrid avec fierté. Et félicitations, Harry ! C’est une merveilleuse nouvelle !

- Vous ne savez pas tout, dit Harry d’un ton misérable.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:31

Hermione fronça les sourcils devant l’attitude de Harry, puis :

- Franchement, tu devrais être plus heureux quand tu penses à Gabe.

- Je suis heureux, assura Harry d’un ton si déprimé que Ron hoqueta dans son thé.

- Mouais… tu n’en donnes pas l’impression, en tous cas, fit remarquer Hagrid. Qu’est -ce qui ne va pas ?

- Et bien… hésita Hermione. Avez -vous entendu les rumeurs qui circulent autour de son fils ?

- J’ai peut -être entendu quelques trucs mais je n’y fais jamais attention, dit Hagrid.

- Et bien, en gros, les rumeurs…

- Qui sont totalement vraies, souligna Ron.

- … disent que Harry n’est pas le seul père de Gabe et…

- Attends, ça voudrait dire que Harry est… coupa Hagrid, en fronçant les sourcils.

- … et que Malfoy est l’heureux élu, termina Hermione.

Elle dut hausser un peu la voix pour couvrir le bruit que fit Harry au moment où ce dernier avait laissé tomber sa tête sur la table.

- Malfoy ? Tu parles de Draco Malfoy ? Le fils de Lucius Malfoy ? insista Hagrid.

Hermione et Ron hochèrent la tête pour confirmer.

- Et c’est vrai ?

Harry grogna.

Apparemment, Hagrid eut besoin de plusieurs minutes pour digérer la nouvelle.

- Et bien, c’est un sacré rebondissement si j’ose dire, dit -il au bout d’un moment.

- Et ce n’est pas fini, dit Ron d’un ton joyeux en se resservant du thé. En fait, Gabe a tout fait pour les mettre ensemble depuis qu’il est arrivé ici.

- Et ça a été très bénéfique, ajouta Hermione. Ils ne se battent plus dans les couloirs.

- C’est uniquement parce que Harry évite Malfoy, contra Ron, ce qui lui valut deux regards meurtriers.

- Et ensuite, au Bal…

- Bon Dieu ! Ne me dis pas que tu y es allé avec lui ! s’écria Hagrid.

- Mais si ! dit Hermione. Oh, vous auriez dû voir ça ! Ils ont dansé ensemble et tout et tout !

- Même moi, je suis obligé de le reconnaître, c’était magnifique, ajouta Ron. Ça me tue de l’admettre, mais vous allez plutôt bien ensemble.

- Si vous voulez lui dire ce qui ne va pas, allez droit au but ! s’écria Harry.

- Ah, tu veux dire que tu as aimé danser avec Malfoy, taquina Hagrid.

Comme il sentait une rougeur lui monter aux joues, Harry se remit à se cogner la tête contre la table.

- Ok, donc à la fin de la soirée, ils ont fait le truc le plus dégueulasse qu’on puisse imaginer : ils se sont embrassés !

-Dégueulasse, hein ? C’est pas ce que tu disais l’autre soir, coupa Hermione ce qui fit rougir Ron.

- Tu as embrassé Malfoy ? demanda Hagrid.

- Non, répondit Harry.

Hermione lui lança un regard de reproche avant de reprendre la parole :

- En fait, Gabe et ses amis ont mis la pression sur Harry et Malfoy pour les obliger à s’embrasser. Et comme ils n’ont pas été très discrets, ils ont rameuté plein de curieux.

- Ouais et une fois qu’il y avait assez de monde, Malfoy a décidé de lui aspirer le visage, termina Ron.

- Pas du tout ! s’écrièrent Harry et Hermione en même temps.

Tout le monde se tourna pour dévisager Harry, chacun avec un air plus ou moins choqué.

Hermione se racla la gorge puis :

- Y’a -t -il quelque chose que tu aimerais nous dire, Harry ?

- Merlin, ne me dis pas que tu as aimé cette agression ! supplia Ron.

- Bien sûr que non ! nia Harry avec véhémence. C’était dégueu ! Et puis, je ne suis pas homo donc non, je n’ai pas aimé. C’est impossible !

Hagrid et Hermione échangèrent un regard.

- Tu en es sûr, mec ? Parce que quand nous t’avons rejoint, tu semblais toujours un peu dans la lune et…

- Bien sûr que j’en suis sûr ! Et je n’ai pas du tout apprécié ! Et tu veux savoir pourquoi ? explosa Harry.

- Euh… parce que tu n’es pas homo ? proposa Ron.

- Parce qu’il a SALUE ! Il a salué la foule comme si nous étions une sorte de… spectacle ! râla Harry. Ce n’était même pas un vrai baiser.

Hermione sembla confuse :

- Et alors ? Tu t’attendais peut -être à entendre de la musique et à une pluie de pétales de roses comme dans les films ? Désolée de te faire redescendre sur terre, mais c’est de Malfoy dont il s’agit. Pour être tout à fait honnête, je suis même surprise que la soirée se soit aussi bien déroulée.

Harry la fusilla du regard, mais Hermione se contenta de lever les yeux au ciel avant de reprendre :

- Ne me regarde pas comme ça. Tu sais bien que Malfoy est un vrai connard.

Harry détourna son regard noir et préféra fixer sa tasse de thé. Il savait que Malfoy était un trou du cul, inutile de le lui rappeler. Mais, il n’avait pas véritablement expliqué pourquoi il était aussi en colère.

En fait, ce qui l’énervait vraiment, c’était ce faux baiser. Le fait que Malfoy l’embrasse pour se la raconter devant tout le monde avant d’aller rejoindre Parkinson, c’était ça qui le foutait en rogne ! Mais putain, il se prenait pour qui, hein…. cette espèce de fouine efféminée pour faire ce genre de choses ?

- En tous cas, les gens maintenant vont parler du baiser plutôt que du fait que tu es homo, déclara Ron, tout content.

- Oh, ouais, cool! ironisa Harry. Colin qui me court après avec son appareil et qui me demande si Malfoy et moi nous ne pourrions pas nous embrasser une nouvelle fois vu qu’il a raté le premier baiser, c’est tellement mieux que les gens qui m’accusent d’une chose que je ne suis pas !

- Attends, tu ne vas quand même pas continuer à soutenir que tu n’es pas homo, rassure -moi, dit Hermione.

- Et ça veut dire quoi, ça ? s’enquit Harry.

- Comment peux -tu nier ton orientation sexuelle quand tous les faits te le prouvent ?

- Tu sais, Hermione, techniquement, vu que Malfoy et lui ne sont pas encore ensemble, il peut toujours dire qu’il n’est pas encore homo, souligna Ron.

- Non ! Il n’y a pas de « pas encore homo » qui tienne ! Je ne suis pas homo, point final ! Je n’ai jamais aimé et n’aimerai jamais les garçons. J’aime les filles, insista Harry, têtu.

- Harry, tu as un fils qui vous ressemble à Malfoy et à toi comme deux gouttes d’eau. Comment peux -tu…

- Non. Je n’ai pas de fils. Tout ça n’est qu’un mauvais rêve.

-Tu vois ce que je veux dire quand je dis que tu fais l’idiot ? accusa Hermione.

- Ce n’est pas idiot que d’être hétéro ! s’écria Harry en colère.

- Ouvre les yeux ! Il est évident que tu n’es pas aussi hétéro que tu le croyais l’être ! Tu as un fils qui le prouve ! rétorqua Hermione d’un ton véhément.

L’obstination de son ami commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs.

- Non. Impossible. Je ne suis pas homo. Je n’ai pas de fils. C’est juste un mauvais rêve, répéta Harry.
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