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 Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)

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Ange Evans
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:31

A ce moment -là, quelqu’un frappa durement à la porte de la cabane.

- Hé Hagrid ! Vous êtes là ? Je cherche mon papa, Harry !

- Doux Salazar, je suis homo ! grogna Harry en se prenant la tête entre les mains.

Hermione roula des yeux devant les mièvreries de Harry tandis que Hagrid se levait pour ouvrir la porte.

- Bonjour Hagr… Ouh la ! Vous êtes différent ! dit Gabe d’une voix forte quand la porte s’ouvrit.

- Euh…

- Ne vous inquiétez pas, c’est un compliment. A notre époque, il vous manque quelques membres à cause de la guerre, expliqua Mack.

- Ah… D’accord, murmura Hagrid, incapable de trouver autre chose à dire.

- Salut Papa ! Je t’ai cherché partout ! s’exclama Gabe en entrant de lui -même.

Mack renifla dédaigneusement en suivant son ami :

- Je n’ai jamais vu quelqu’un aussi peu enthousiaste à l’idée de voir son fils ! dit -il en observant les personnes assises autour de la table.

- C’est simplement parce que Hermione a essayé d’enfoncer dans le crâne de Harry le fait qu’il était homo, expliqua Ron en se penchant en arrière sur sa chaise. Depuis hier soir, il nie farouchement aimer les garçons.

Un bruit sourd se fit entendre quand Harry laissa tomber sa tête contre la table, une fois de plus.

- Harry, arrête ça ! La dernière chose dont tu as envie c’est d’avoir un bleu disgracieux !

- Lâche -moi, fut la réponse étouffée.

- Alors, pourquoi vous traînez ici au lieu de vous détendre dans la salle commune ? voulut savoir Gabe d’un ton détaché.

- Est -ce que vous êtes allés dans la salle commune ce matin ? rétorqua Ron. On ne peut pas s’y reposer !

- Pourquoi pas ? interrogea Gabe.

- A cause de toi ! s’écria Harry en colère et en levant la tête. A cause de toi et de ton idiot d’ami, le loup -garou ! Où est -il, au fait ?

- Rama ? Il est sûrement retourné auprès de Wolcott, répondit Mack, désinvolte en regardant une chauve -souris qui dormait pendue au plafond.

- Ces deux -là sont vraiment proches, n’est -ce pas ? fit remarquer Hermione en savourant son thé.

Mack émit un grognement moqueur :

- Ils sont proches parce qu’ils doivent se surveiller l’un l’autre afin d’éviter de sauter sur tout ce qui bouge !

- Ce n’est pas parce qu’il flirtait avec autant de filles hier soir qu’il est si terrible que ça ! fit Hermione avec hauteur.

- Oh que si ! insista Mack. Sa mère a un peu de sang Vélane dans les veines. Bien que ce soit une bonne chose pour les filles, les garçons avec du sang de Vélane sont un peu stupides et toujours en chaleur.

- Ouais, ajouta Gabe en riant. Et comme il est aussi en partie loup -garou, il est très stupide.

- Mais, dit Hermione en fronçant les sourcils, je croyais que chez les mâles Vélanes, l’attraction n’était pas basé sur le physique et que c’était pour ça que les femelles les séduisaient grâce à leur aura.

- Et bien, je suppose que le croisement de toutes ces créatures magiques a donné un résultat un peu bizarre, répliqua Mack en haussant les épaules. Peut -être qu’il n’a pas l’apparence des Vélanes, mais il possède un peu de leur aura. Mais bon, ça lui monte un peu à la tête.

- Oui, rajouta Gabe en ricanant. Nous en avons conclu qu’il subissait sa propre aura ce qui explique pourquoi il est en chaleur 24 heures sur 24.

- Sa propre aura ? répéta Ron, confus.

- Ouais, dit Gabe en observant Mack qui tapait une part de gâteau dur comme la pierre contre la table.

- Et si nous allions aux cuisines pour trouver quelque chose à manger, proposa Mack en redéposant le gâteau dans l’assiette.

- Nous sommes très bien ici, merci, répliqua Hermione en lui lançant un regard de reproche.

- Pourquoi on ne peut pas retourner au château ? demanda Gabe.

- Parce qu’on se cache, expliqua Ron en jetant un coup d’œil vers Harry qui avait de nouveau posé sa tête contre la table.

- Pourquoi ?

- Et bien, je suppose que vous vous souvenez de ce qui s’est passé hier soir après le baiser, non ? reprit Ron.

- Tu parles de la fiesta ? répondit Gabe. Bien sûr qu’on s’en souvient ! C’est nous qui avons lancé le mouvement !

Harry poussa un autre grognement, mais personne ne fit attention à lui.

- Cette soirée était vraiment nécessaire ? s’enquit Hermione.

- Tu parles comme si elle n’était pas nécessaire ! s’exclama Gabe, choqué par le ton exaspéré de la jeune fille.

Hermione se contenta de le fixer avec un air entendu.

- Mais c’était nécessaire ! contra Gabe. D’abord, on avait une raison de faire la fête et ensuite Dumbledore avait arrêté le Bal beaucoup trop tôt…. on avait encore besoin de se défouler !

- Le Bal aurait pu durer plus longtemps si tu ne t’étais pas bagarré ! fit remarquer Hermione.

- Ce n’est pas de ma faute si Parker me déteste sans raison, marmonna Gabe en s’affaissant sur sa chaise.

- Non, mais c’est de ta faute si la soirée d’hier soir est partie en vrille !

- Elle n’est pas partie en vrille !

- Oh que si ! Quelqu’un a rajouté de l’alcool dans le jus de citrouille ; des gens complètement ivres brayaient des chansons vulgaires; des spectacles ont été organisés, ce qui est interdit sans l’accord du Directeur ; des dessins pornos ont dû être effacés des murs….

- Ok, je reconnais que les dessins pornos, c’était peut -être un peu trop… mais seulement parce qu’ils représentaient mes pères et que ça me faisait bizarre de les regarder. Mais ce sont des élèves de 5ème année complètement torchés qui les ont dessinés.

A ce moment -là, Harry releva la tête brusquement :

- Quels dessins ?

- Rien d’important, t’inquiète… Tante Hermione a pu les effacer avant même qu’ils ne se mettent à bouger, répondit Gabe d’un ton détaché.

- Et cette chanson dédiée à leur baiser, alors ? reprit Ron, accusateur.

Mack et Gabe échangèrent un sourire carnassier avant de commencer à chanter très fort ce qui ressemblait à une gigue irlandaise :

Oh quelle fin parfaite à une soirée parfaite

Et ça s’est passé à ma porte

Potter notre garçon en or

S’est fait embrassé par la chaudasse de Serpentard

Bien que nous en ayons l’habitude

Nous ne pourrions être plus fiers

Car à….

- STOP ! Stop ! Stop ! cria Hermione ce qui fit taire effectivement les deux garçons.

Ils s’arrêtèrent au même moment, ouvrant de grands yeux innocents.

- Euh… je vais y aller et faire ce que j’ai à faire. Vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez, déclara Hagrid en se dirigeant vers la porte.

- Je n’arrive pas à croire qu’il y ait une chanson, gémit Harry après que Hagrid soit sorti.

- Courage Harry ! Elle n’est pas si horrible que ça, une fois que tu y es habitué, le consola Ron.

- Mais il ne devrait même pas y AVOIR de chanson de toute façon ! s’exclama Harry en fusillant Gabe du regard.

- Tu ne peux pas nous en vouloir pour la chanson. C’est Finnigan qui l’a inventée, répliqua Gabe pour se défendre. Bon, c’est vrai qu’il avait l’air un peu pompette….

- D’un autre côté, je reconnais que le spectacle « Un Gallion Contre Mon Témoignage » était mon idée, dit Mack d’un ton pensif. Je me suis fait pas mal d’argent avec ça. Il y avait même quelques filles qui sont venues écouter mon histoire deux fois !

- Comment pouvais -tu raconter ce que tu avais vu devant public alors que tu étais censé m’aider à fabriquer des figurines ?

- Oh, j’ai demandé à Crivey de me remplacer quand j’en ai eu marre. Il était plus qu’heureux de le faire et gratuitement en plus, expliqua Mack.

- Des figurines ? répéta Harry, éberlué.

- Oui, nous en avons fait une grâce au kit « Fabrique ta propre figurine » et ensuite nous avons utilisé un sort de multiplication pour en obtenir au moins quarante ! répondit Gabe. Il nous en reste seulement cinq et les gens nous proposent de gros prix pour les acheter.

- J’en reviens pas, bordel ! Mon fils est magouilleur sournois ! Est -ce que tu as une IDEE de ce que j’ai dû subir ce matin à cause de toutes tes conneries d’hier soir ?

- Pas vraiment, répondit Gabe. Nous sommes partis pour voir si Père avait tenu la promesse qu’il avait faite à Parkinson.

- Oh, dit Harry dont la colère se transforma en curiosité malgré lui.

Hermione eut pitié de lui et demanda à sa place :

- Et c’était le cas ?

- D’après la façon dont Pansy lui hurlait dessus, je dirai que non, répondit Gabe, très content.

- Soit ça ou alors il l’a mise enceinte, dit Mack.

- Je ne crois pas, non, rétorqua Gabe en lui lançant un regard noir.

- Tu es bien sûr de toi, le taquina Mack.

- Est -ce que tu écoutais ce qu’elle hurlait quand nous étions là ?

- Désolé, mec. J’essayais surtout d’éviter les objets qu’elle balançait vers ton père. Elle visait trop mal !

- Wow. Elle devait vraiment être très en colère, souligna Hermione.

- Ouais. D’après ce qu’on a compris, elle a quitté le Bal assez tôt pour se faufiler dans la chambre de Père et tout préparer parce qu’elle avait l’impression qu’il ne tiendrait peut -être pas sa promesse, expliqua Gabe en haussant les épaules. Mais je suppose qu’elle n’avait pas prévu qu’il ne rentrerait pas de la nuit.

- Attends ! Il n’est pas retourné dans sa chambre ? Où est -il allé, alors ? voulut savoir Ron.

- Il n’arrêtait pas de lui crier qu’il était sorti faire un tour, mais elle avait du mal à le croire vu qu’il était dehors toute la nuit, dit Mack en posant sa tête dans la paume de sa main.

- Franchement, je suis content qu’il n’ait pas passé la nuit avec Pansy, déclara Gabe en faisant tournoyer une part de gâteau sur la table.

Et tandis que les autres se plongèrent dans le silence, Harry ne put s’empêcher de se rendre compte que lui aussi était plutôt content que Malfoy n’ait pas passé la nuit avec Pansy.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:32

CHAPITRE DIX -SEPT : A L’infirmerie.

-

-

Draco fit la grimace quand Mme Pomfresh appliqua une potion piquante sur une de ses égratignures pour la nettoyer.

- Inutile de me dévisager de la sorte, jeune homme. Ce n’est pas moi qui vous ai lancé un vase à la figure, fit remarquer l’infirmière d’un ton sec.

L’expression de Draco s’assombrit encore, mais il fit comme on lui avait dit : il dévia son regard noir vers le sol. Ce n’est pas comme s’il avait demandé à Pansy de lui balancer son vase Ming du 13ème siècle à la figure ! Elle aurait dû savoir que son crâne n’était pas aussi fragile que ce vase inestimable… enfin, maintenant qu’il était en mille morceaux, il ne valait plus grand -chose !

Quelle conne, cette Pansy, une vraie mégère ! De quel droit saccageait -elle ses affaires ? Et d’ailleurs, de quel droit forçait -elle l’entrée de sa chambre ? Son sanctuaire. Sa forteresse où il pouvait rester tranquille, une forteresse qu’il avait mis six ans à obtenir grâce à un dur labeur ! Sur la porte, il n’y avait aucune pancarte qui disait « Pansy Parkinson ». Et non ! La seule chose qui était sculptée dans ce bois précieux de première qualité était « Chambre du Préfet en Chef » et en dessous, sur une plaque en argent soigneusement astiquée, on pouvait lire son nom « DRACO MALFOY».

Pas de Pansy sur sa porte. Il n’y avait même pas de « p », ce qui était une lettre pourrie de toute façon ! Après tout, tous les mots commençant par « p » étaient grossiers et communs. Exemple : pénis, poubelle, parasite…. Potter.

Toutes les pensées de Draco stoppèrent tandis que son esprit se concentra sur Potter. L’origine de tous ses problèmes. Celui qui lui gâchait toujours la vie. C’était à cause de lui s’il se retrouvait à l’infirmerie ce matin.

Malgré son air plein d’assurance, le baiser d’hier soir avait vraiment ébranlé Draco et lui avait donné beaucoup à réfléchir. Mais tandis que les genoux de Harry avaient tremblé, une véritable secousse était née au creux du ventre de Draco avant de le faire fondre. Et le pire, c’était que cette secousse n’avait pas disparu. Oh non, elle s’était déplacée au niveau de son entrejambe où elle avait tourbillonné et vibré jusqu’à ce que leurs lèvres se séparent.

Jamais, de sa vie, Draco n’avait ressenti un désir aussi intense en si peu de temps. Un désir né d’un simple baiser ! Un baiser avec un garçon ! Avec Potter !

Heureusement pour lui, il n’était pas aussi virginal que le Golden Boy et il avait été capable de cacher son désir derrière son masque habituel tandis qu’il se tournait pour faire face à la foule. Mais une fois qu’il avait tourné le coin et qu’il avait disparu derrière une tapisserie, le Dieu du Sexe de Serpentard s’était retrouvé le souffle court et le cœur battant.

Bien sûr, la première réaction du Serpentard avait été : « Mais putain, qu’est -ce qui se passe ? »

Comme il ne comprenait pas (et qu’il n’aimait pas non plus) la façon dont réagissait son corps, le Préfet en Chef avait décidé de faire un tour, histoire de s’éclaircir les idées et qui sait… retirer des points à des élèves assez peu chanceux pour croiser sa route !

Et donc, Draco avait commencé son long périple sans but à travers les innombrables couloirs du château. Attention, ce n’est pas parce que le périple était sans but que Draco n’était pas concentré. Pour la première fois de sa vie, Draco se rendit compte que ses pensées ne passaient pas d’un sujet à l’autre. Son esprit restait centré sur nul autre que Potter.

Où ce garçon avait -il appris à embrasser comme ça ? Et pourquoi ses lèvres étaient -elles si douces ? Sans vraiment le vouloir, Draco repensa au Bal et à la seule danse que Harry et lui avaient partagée. Il repensa à sa main posée au creux des reins de Harry. La tiédeur de la main de Harry sur son épaule. La chaleur irradiant du torse de Harry vers le sien. Son sentiment de paix alors que Harry avait posé sa tête sur son épaule.

Ce qui avait vraiment touché Draco, c’était ce sentiment de culpabilité qu’il avait ressenti en voyant l’expression trahie de Potter après qu’il ait parlé avec Pansy. Quelque part, au fond de lui, Draco avait été stupéfait de voir que Potter était beaucoup plus intéressé qu’il voulait bien le faire croire. Il avait été encore plus choqué de se voir lui courir après sans même prendre le temps de réfléchir. Le Serpentard n’avait jamais eu de regrets avant, ou même ressenti de la culpabilité et il avait décidé sur le champ qu’il n’aimait pas ça. Ça expliquerait probablement pourquoi il avait été si conciliant avec Potter et Gabriel pour le reste de la soirée. Mais aussi troublant que ça pouvait l’être, Draco se rendait compte, lentement mais sûrement, que ses sentiments pour le Gryffondor étaient plus profonds qu’il ne l’aurait cru.

Franchement, il espérait qu’il ne serait pas aussi cool avec son fils, plus tard. Cet enfant promettait d’être un emmerdeur de première. Pourri gâté ? Non. Bien que Gabriel montrait tous les signes prouvant qu’on s’occupait très bien de lui, il lui manquait cet air digne propre à tout bon Malfoy. Mais malgré ça, Draco avait remarqué que son fils avait quand même droit au respect, une aptitude qu’il avait héritée de Potter, il en était certain, bien que ça le tuait de l’admettre.

Mais quel était le secret de Potter pour attirer ainsi les gens ? Draco avait la très forte conviction que même sans le Seigneur des Ténèbres, même sans ce titre du « Survivant », Potter serait quand même aimé et respecté ? Mais pourquoi, bon sang ?

Ce n’était sûrement pas à cause de son apparence. D’accord, le plus souvent, il portait son uniforme mais ses lunettes rondes à bordure épaisse, ses cheveux pas coiffés et son air un peu ahuri donnaient l’impression que Potter était complètement négligé. Et pendant le week -end et les vacances, c’était pire ! Potter traînait dans d’horribles frusques moldues qui n’étaient même pas à sa taille ! Qui pouvait bien se faire des amis dans un tel accoutrement ?

Il se mit à ricaner quand il repensa à une blague qu’il avait faite à Potter pendant les vacances de Pâques, l’année dernière. Il avait transformé sa ceinture en un bout de ficelle fragile qui s’était cassée aussitôt, ce qui avait obligé Potter à se déplacer en tenant son pantalon pour éviter qu’il ne tombe. Voir un Potter agacé se démener avec son pantalon avait été hilarant pour Draco jusqu’à ce que Dean lui prête une ceinture. Ces Gryffondors…. toujours parfaits, bordel !

En même temps, Draco était obligé de reconnaître que Potter s’était plutôt bien arrangé pour le Bal. Le veston vert accentuait vraiment la carrure mince de son torse et la façon dont son pantalon moulait ses hanches… pas mal, pas mal du tout. Mais ce n’était pas le sujet ! Le sujet était de comprendre ce qu’il allait bientôt trouver irrésistible, lui aussi, chez Potter.

Et Draco passa le reste de sa promenade nocturne à se creuser les méninges pour essayer de trouver une réponse à cette interrogation. Il ne pensa même pas à retourner dans sa chambre jusqu’à ce qu’il remarque, à travers l’une des nombreuses fenêtres du château, que le ciel s’éclaircissait marquant le début d’un jour nouveau, juste avant le lever du soleil.

Ce fut à ce moment -là que Draco réalisa, soudainement, à quel point il était fatigué tandis qu’il prenait le chemin des sous -sols de la salle commune de Serpentard. Après avoir murmuré le mot de passe (« L’amour d’Echo ») au mur de pierre, Draco louvoya entre les chaises à haut dossier et se dirigea vers la porte où il était écrit « Préfet en Chef ». Il était bien décidé à dormir jusqu’à l’heure du déjeuner. Peut -être qu’il allait même demander à un elfe de maison de lui apporter son déjeuner. Il n’avait pas tellement envie de côtoyer son fils et les autres à son réveil.

Cependant, au moment où il entrait dans sa chambre, ses idées de repos bien mérité partirent en fumée. Assise sur son dessus de lit, dans un coin, Pansy, vêtue d’une nuisette rose minimaliste, dormait profondément, appuyée contre un montant du lit.

Confus, les sourcils froncés, Draco essaya de se souvenir pourquoi elle était là. Tout lui revint en mémoire quand son regard tomba sur la table ronde près de la cheminée. Dessus, il y avait un chandelier (dont les bougies s’étaient consumées depuis très longtemps), des verres à vin, un nécessaire à fondue (ce qui expliquait l’odeur de chocolat) et un assortiment de fruits. Tout cela promettait une nuit d’extase et… Oh. Merde.

Il était trop fatigué pour se prendre la tête à propos du fait qu’il avait oublié son petit rendez -vous avec Pansy. Alors, il préféra laisser la jeune fille dormir là où elle était. Il se déshabilla, enfila un bas de pyjama en cachemire et se coucha.

Draco revint à la réalité quand Mme Pomfresh toucha une autre blessure… ce qui lui rappela que laisser Pansy dans sa chambre avait été une terrible erreur.

En effet, Draco fut arraché à ses rêves et ramené dans le monde réel par le bruit d’objets se brisant et par un cri de rage. Le Serpentard se réveilla en sursaut, s’assit d’un coup et tendait la main vers sa baguette quand son cerveau se décida à se mettre en marche pour trouver la source de tout ce raffut. Pansy était réveillée. Oh, chouette !

- PANSY ! Mais, PUTAIN, qu’est -ce que tu FOUS, BORDEL DE MERDE ? hurla Draco.

Etait -il besoin de préciser que le jeune Malfoy n’était pas du matin ?

Mais au lieu de sursauter ou de reculer, apeurée, comme l’aurait fait toute personne normalement constituée, Pansy fit volte face et fusilla du regard le garçon toujours dans son lit :

- Tu m’avais promis que tu me rejoindrais après la soirée ! Tu m’avais promis !

- Et alors ? se renfrogna Draco en s’appuyant contre la tête de son lit.

Il se frotta les yeux pour tenter de mieux se réveiller. Franchement, il était trop tôt pour toute cette merde.

- Et alors ? ET ALORS ?

Ce fut à ce moment -là que Pansy se saisit d’une poignée de fruits qu’elle lança vers Draco, ponctuant chacun des mots qu’elle criait par un lancer de projectiles :

- JE ! T’AI ! ATTENDU ! TOUTE ! LA ! NUIT !

Draco sauta hors de son lit pour éviter les fruits qui avaient pourri et utilisa le drap pour se protéger.

- Pansy ! Je… Pansy, tu vas te calmer, oui ? Je… Hé ! Laisse -moi parler, femme !

L’attaque stoppa, mais seulement parce qu’elle n’avait plus de fruit à balancer.

- Ecoute, je sais que je t’avais dit qu’on se verrait après le Bal, mais il y a eu une bagarre et j’ai dû faire mon devoir de Préfet en Chef, mentit Draco d’un ton tranquille en replaçant le drap sur le lit.

- Dans ce cas, pourquoi n’es -tu pas passé par ici pour me prévenir que tu ne pourrais pas me rejoindre tout de suite ? demanda Pansy.

Draco haussa les épaules avant de se tourner vers son armoire pour choisir des vêtements propres.

- J’étais avec McGonogall la plupart du temps. Je n’ai pas pu m’échapper.

- Oh.

- Je ne suis revenu qu’au petit matin et j’étais tellement fatigué. Et puis, tu étais si charmante, endormie sur mon lit. Je ne pouvais tout simplement pas te déranger, dit Draco en enfilant un pantalon.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:33

A peine avait -il réussi à désamorcer la bombe que la porte de sa chambre s’ouvrit avec fracas.

Parce qu’à ce moment -là Ron était parti

Pour être embrassé par Hermione

Mais notre chanson ne parle pas de ça

Donc écoutez -moi, je vais tout vous raconter

Comment un jour leur fils est arrivé

Et a fait de leur vie un enfer


- BONJOUR PERE ! cria Gabe pour se faire entendre malgré le bruit que faisaient ses deux amis.

Et donc imaginez ma surprise

Quand j’ai appris la nouvelle

- Gabriel, qu’est -ce que…

De l’héritage Malfoy -Potter

Qui a lieu dans 19 ans

Selon leur fils Gabe

- HE ! LA FERME ! cria Draco ce qui fit effectivement taire les deux garçons. Gabriel, qu’est -ce que tu fais ici ?

- Et bien, j’aimerais que tu viennes prendre ton petit -déjeuner avec nous et que tu t’assoies avec Papa, répondit Gabe, tout simplement.

- Prendre le… Tu veux dire que le petit -déjeuner n’a pas encore commencé ? s’enquit Draco.

- Non. Il sera servi dans… une demi -heure, déclara Gabe après avoir vérifié l’heure sur l’horloge sur pied, qui était dans un coin. Tu as tout ton temps pour te préparer.

La bouche grande ouverte, Draco se tourna vers Pansy, furieux :

- Tu m’as réveillé UNE DEMI -HEURE avant que le petit -déjeuner ne soit PRET ?

Cette fois, Pansy eut un sursaut de peur. C’était bien connu chez les Serpentards : Draco Malfoy n’aimait pas se lever avant la première partie du petit -déjeuner et il ne s’autorisait à descendre dans la Grande Salle que pour les quarante cinq dernières minutes du repas. Il ne faisait aucune exception, quelque soient les circonstances. Tout le monde (même les Gryffondors) respectait cet état de fait, c’était une question de sécurité. L’humeur matinale de Draco n’était pas une chose avec laquelle on plaisantait !

- Ah, je voulais te prévenir : Papa n’est pas de très bonne humeur en ce moment, je ne sais pas trop pourquoi. J’aurais cru que le baiser l’aurait fait planer, mais il….

- Baiser ? Quel baiser ? interrompit Pansy d’un ton sec.

- Oh, tu n’es pas au courant ? demanda Rama d’une voix innocente. Seamus Finnigan a inventé une chanson à ce sujet.

Les garçons ouvrirent la bouche pour chanter une fois de plus, mais Pansy les arrêta.

- Qui s’est embrassé ? voulut -elle savoir.

Le ton sur lequel elle avait parlé n’augurait rien de bon et son regard accusateur passait des trois garçons au jeune homme à demi vêtu, près du mur.

- On s’en moque, répondit Draco avec dédain. Comme si la vie privée du Balafré m’intéressait à cette heure indue ! Gabriel, toi et tes amis, vous allez m’attendre dehors pendant que je m’habille, ok ?

- Hé ! Tu as appelé Oncle Harry « Balafré » ! s’exclama Mack. Ce baiser n’était pas pour rien, en fin de compte !

- Hé ! Qui a dit que c’était pour rien ? s’enquit Gabe, visiblement vexé. C’était le premier baiser officiel de Père et de Papa. C’est un moment historique, ce n’est pas rien !

- Super ! dit Rama en ignorant Gabe. Maintenant, si la prochaine fois, on pouvait les obliger à faire plus que s’embrasser rapidement, ce…

- TU L’AS EMBRASSE ? vociféra Pansy.

Le feu dans la cheminée gronda tout à coup, les flammes léchant le manteau. Bien que Draco était habitué à ses crises de colères, le fait que sa magie lui échappe ainsi prouvait que Pansy était vraiment vraiment furieuse.

- Oh, j’t’en prie… ce n’était pas de ma faute ! contra Draco.

- Et cette histoire de « bagarre » ? Et tes « devoirs de Préfets en Chef », alors ?

A cet instant, les objets vibrèrent sur place comme s’il y avait un tremblement de terre.

- Ok, ce n’était pas tout à fait vrai et… Hé ! Attention !

Draco sauta sur le côté car Pansy s’était saisi d’un verre à vin et l’avait lancé dans sa direction.

- Et donc, je suppose que « McGonagall » est désormais un code pour me faire comprendre que tu as passé toute la nuit avec un stupide GRYFFONDOR !

La voix de Pansy monta d’une octave alors que différents objets s’élevèrent d’eux -mêmes dans les airs avant de s’envoler dans tous les sens pour se fracasser contre les murs, les étagères… ou les corps humains.

- Je…. Aïe ! Pansy, fais gaffe ! Je n’étais pas avec lui TOUTE la nuit ! J’étais… Bordel !

- Ah ouais ? « Pas toute la nuit » ? Donc tu étais avec lui une grande partie de la nuit, c’est ça ?

- MAIS NON ! PAS DU TOUT ! Putain ! Tout ce que j’ai fait, c’est le raccompagner jusqu’à sa Salle Commune.

- ET TU L’AS EMBRASSE ! ajouta Pansy.

- Oui, aussi. Aïe ! Bon sang ! Pansy, tu vas te calmer, oui ?

- Dans ce cas, qu’as -tu fait le reste de la nuit ?

- Je suis sorti faire un tour !

Du coin de l’œil, Draco vit les trois Gryffondors échanger des regards avant de quitter rapidement la chambre pour se mettre à l’abri.

- TOUTE LA NUIT ?

- Oui ! siffla Draco, les dents serrées car un de ses livres s’envola des étagères et le frappa au bras.

- Tu penses vraiment que je suis idiote à ce point ? Tu étais avec quelqu’un d’autre, n’est -ce pas ? accusa Pansy.

- J’étais tout seul, toute la nuit ! Et maintenant, arrête ton cinéma, S’IL TE PLAIT. Arrête de bousiller mes affaires et remets -les à leur place !

Pansy l’ignora :

- Depuis que ton FILS est arrivé, c’est comme si tu avais oublié mon EXISTENCE !

- QUOI ! Tu es restée accrochée à mon bras tout le temps ! Comment aurais -je pu oublier que tu étais là ?

- Et comment sais -tu que c’est vraiment ton fils ? Tout ça parce qu’il t’a dit qu’il était ton enfant, tu crois tout ce qu’il te dit ! Tu pactises avec l’ENNEMI ! Tu es même devenu GAY ! C’est comme si tu étais son petit CHIEN !

- Je ne suis le chien de PERSONNE, s’énerva Draco, faisant exploser en mille morceaux une figurine en cristal au moment où elle volait près de son oreille.

- C’est ce que tu dis ! Explique -moi ton comportement de ces derniers jours, alors !

- C’est moi qui ai choisi de faire tout ça pour Gabriel, personne ne m’y a obligé, argua Draco.

- Même embrasser Potter ? demanda Pansy avec véhémence.

Draco ouvrit la bouche pour répondre mais ne dit rien car il n’en était pas sûr lui -même. Bon, c’est vrai que la situation en elle -même avait été forcée mais c’était bien lui qui avait décidé de poser ses lèvres sur celles de Potter.

Pansy prit le silence de Draco pour un oui et, poussant un hurlement de rage, elle attrapa le vase Ming et le balança à la tête de Draco. Se faisant, elle cria des phrases comme : « Je te hais ! », « Avec Potter, en plus ! », « Sale enfoiré ! » et autres insultes.

Une fois que les étoiles avaient cessé de danser devant ses yeux, Draco toucha doucement son front et se rendit compte qu’il saignait. Un peu étourdi, il put voir que Pansy attrapait tout ce qui lui tombait sous la main et qu’elle lançait les objets dans toutes les directions.

Tout en chancelant un peu, Draco tenta une dernière fois de la raisonner. Mais quand elle accusa la lignée Malfoy de n’être « qu’un tas de petits chiens prétentieux prêts à lécher les bottes de la personnes la plus puissante alentour » et qu’elle suggéra que la relation entre le Seigneur des Ténèbres et Lucius était bien plus profonde que le léchage de bottes, Draco explosa.

Sans même prendre le temps de réfléchir aux conséquences, le Préfet en Chef pointa sa baguette vers Pansy et hurla les dix premiers maléfices qui lui traversèrent l’esprit (incluant mais non limité à : Protego, Silencio, Impedimenta, Petrificus Totalus, Dentesaugmento, Incarcerem pour finir par Stupefix) puis il enfila une chemise avant de quitter sa chambre pour faire une entrée fracassante dans la Salle Commune. Là, il prévint que si quelqu’un osait ne serait -ce qu’entrer dans sa chambre pour aider la salope qui gisait inconsciente, ce quelqu’un non seulement perdrait la capacité d’engendrer une descendance dans d’atroces souffrances, mais en plus il serait frappé par une malédiction mille fois pire que celle que pourrait imaginer le Seigneur des Ténèbres lui -même.

Sur cette promesse, le Blond se dirigea vers l’infirmerie tandis que plusieurs élèves jetèrent un coup d’œil dans la chambre du Préfet en Chef pour voir l’étendue du désastre.

Bien que Draco savait qu’il resterait de mauvaise humeur pour toute la journée, il ne put retenir un sourire hautain quand il vit le nombre de Gryffondors qui occupaient de nombreux lits de l’infirmerie. Apparemment, il n’était pas le seul à avoir perdu son calme ce matin.

Pendant que Mme Pomfresh finissait de soigner ses blessures, Draco, une lueur de défi au fond des yeux, s’amusa à soutenir le regard des quelques Gryffondors assez braves pour le dévisager comme si sa présence était une sorte de consolation pour eux. Ils n’avaient pas le droit de supposer que, sous prétexte qu’ils avaient été envoyés à l’infirmerie par Potter, c’était le cas pour lui aussi. D’un autre côté, leur dire que c’était à cause d’une fille qu’il se retrouvait ici n’arrangerait pas tellement sa situation !

Alors, Draco préféra plutôt observer les dégâts qu’avait causés Potter et il fut déçu de voir que bien que les sortilèges et mauvais sorts utilisés étaient plutôt puissants et impressionnants, ils n’étaient absolument pas dangereux et qu’ils ne laisseraient aucune séquelle.

Cependant, le Serpentard oublia sa mauvaise humeur quand il vit entrer un Seamus Finnigan maussade, les cheveux d’un rose vif pleins de rubans verts et vêtu en tout et pour tout d’un tutu bleu clair. C’était impossible de ne pas rire face à cette vision.

Tandis que Mme Pomfresh quitta Draco pour découvrir ce qui n’allait pas chez l’Irlandais, Seamus répondit tout simplement :

- Je n’arrive pas à l’enlever.

Le Préfet en Chef retomba sur ses oreillers, hurlant de rire.

Seamus s’assit sur le lit près de celui de Malfoy et le fusilla du regard, attendant que le Serpentard cesse de rigoler. Au bout de cinq minutes, il perdit patience :

- C’est ton petit ami qui a fait ça, dit -il, énervé.

Huit autres minutes passèrent avant que Malfoy ne soit capable de respirer à nouveau.

- Dix points pour Gryffondor, déclara -t -il en essuyant les larmes qui perlaient au coin de ses yeux et en ignorant la phrase de Seamus. Je crois que c’est la première fois que Potter m’a fait autant rire !

- Et si j’en avais le pouvoir, je donnerai cinq points à celui qui t’a envoyé ici parce que je suis sûr que ça valait le coup, contra Seamus.

Draco cessa de rigoler aussitôt.

- Pas quand j’en avais terminé avec elle.

- Elle ? répéta Seamus, un sourcil levé.

- Vous avez fini, M. Malfoy. Vous avez été soigné et vous n’avez pas pris de potion donc il est inutile de rester ici, coupa Mme Pomfresh, interrompant la conversation entre les deux garçons. Je suis assez débordée comme ça !

- Oh, mais vu le nombre d’élèves présents ici, ce matin, peut -être qu’il serait mieux que je reste pour vous aider ? proposa Draco en se levant.

L’infirmière ouvrit la bouche pour répondre mais elle fut distraite par un grand boum et un nuage de fumée rose.

- Petite idiote, je vous ai dit de ne pas essayer de les enlever vous -même ! Franchement ! Je ne sais pas ce qui est arrivé au jeune Potter ce matin pour qu’il envoie des maléfices à tous ceux qui ont croisé sa route !

Draco, très amusé, regarda Mme Pomfresh se précipiter pour arranger le problème de la jeune fille, quel qu’il soit, puis il se tourna vers Finnigan :

- Alors ? Qu’est -ce que vous avez fait pour énerver le Golden Boy ? demanda Draco d’un ton suffisant tout en observant Finnigan tirer sur le justaucorps qui le moulait.

- Hé ! Ce n’est pas de ma faute ! J’étais complètement bourré ! se défendit le Gryffondor.

- Tiens donc… On m’a dit que tu avais inventé une chanson, déclara Draco, laissant une pointe d’humour percée dans sa voix.

- Ouais, c’était plutôt sympa, répondit Seamus, un brin nostalgique avant de hausser les épaules. Bon, ok, on a chanté quelques chansons, on l’a charrié à propos de votre baiser, on a un peu exagéré question plaisanterie… rien de bien méchant.

- Je vois. Et demain tout sera oublié, peu importe ce qui s’est passé, tout le monde aura pardonné à Potter et vous serez de nouveau les meilleurs amis du monde, maugréa Draco.

- En fait, c’est nous qui devrons nous excuser. On n’aurait pas dû le provoquer alors qu’il était de mauvais poil.

- Merlin, c’est ça que je déteste tellement chez vous, les Gryffondors ! Toujours si nobles, toujours prêts à endosser la faute. Ça me débecte ! s’écria Draco, dégoûté.

- Ouais, enfin, tu ne nous détestes pas tant que ça puisque tu sortiras avec Harry dans quelques mois, fit remarquer Seamus, tout en se reposant sur ses oreillers.

- Ce n’est pas parce que je couche avec Potter dans un futur proche que ça veut dire que je le détesterai moins qu’avant, souligna Draco, grincheux.

A cette phrase, Seamus se releva d’un coup.

- Si jamais tu fais souffrir Harry… grogna -t -il.

- Oh, je t’en prie ! Tu as vu comme notre fils a l’air heureux ? dit Draco d’un ton important, faisant fi de la menace.

- C’est vrai, admit Finnigan en se recouchant.

A cet instant, la porte de l’infirmerie s’ouvrit et Draco leva les yeux pour voir Crabbe et Goyle transporter une Pansy toujours inconsciente. Il jeta un coup d’œil vers l’horloge et fut heureux de constater qu’ils avaient attendu au moins quarante cinq minutes avant de l’amener ici.

- Ste Rowena, qu’est -ce qui lui est arrivé ? demanda Mme Pomfresh, en se dirigeant d’un pas rapide vers le lit où avait été déposé le corps de Pansy.

- Euh…

Les deux garçons tournèrent la tête vers Draco qui prenait tout son temps pour s’approcher du lit.

- A mon avis, elle a dû énerver quelqu’un, commenta Draco.

Puis il fit un geste en direction de ses sbires pour qu’ils le rejoignent tandis qu’il quittait l’infirmerie. Il se sentait beaucoup mieux que quand il y était entré.

Hélas, la vie n’était pas aussi simple et après plusieurs minutes de silence plein d’arrogance, Goyle ouvrit la bouche pour parler :

- Draco, tu n’es pas fâché ?

- Quoi ? Pourquoi ? Oh, tu parles de Pansy ? Je ne suis plus fâché, mais je n’ai pas l’intention de pardonner à cette garce avant un long moment, répondit Draco en agitant la main.

Crabbe et Goyle échangèrent un regard.

- Ok… Et à propos de… Potter ? s’enquit Crabbe.

- Et bien ?

- Tu n’es pas fâché d’être avec lui ?

Draco cessa de marcher et lança un regard assassin vers les deux Serpentards.

- Vous avez réfléchi à ma situation, n’est -ce pas ? Je vous ai déjà dit de vous mêler de vos affaires !

- Ce n’est pas ce que tu crois, se défendit Goyle, rapidement. La nuit dernière, je dansais avec Pansy et elle n’arrêtait pas de répéter que tu ne semblais pas vraiment rejeter l’idée de passer ta vie avec un Gryffondor.

- Je vois, dit Draco d’un ton pensif. Et qu’est -ce que vous en pensez, vous ?

- Et bien, dit Goyle en haussant les épaules, si je finis avec Pansy, je me moque pas mal de savoir avec qui tu couches.

Crabbe hocha la tête pour montrer son accord

- Mais sois discret, ajouta ce dernier. Nous ne voulons pas de problème avec nos familles si elles apprennent tes… choix de vie.

Draco fronça les sourcils au ton utilisé par Crabbe quand il avait dit « choix » mais préféra ne rien dire.

- Alors, euh… qu’est -ce qui te plait chez Potter ? voulut savoir Goyle.

Il avait parlé avec hésitation car il avait peur d’avoir dépassé le quota journalier de tolérance de Draco.

Le Préfet en Chef plissa les yeux, se remémorant les heures passées à réfléchir à ce sujet.

- C’est une très bonne question, dit -il avant de faire volte face et de s’éloigner.

- Où vas -tu ? demanda Crabbe.

- Chercher la réponse.
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Ange Evans
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:33

CHAPITRE DIX-HUIT : D’après La Tapisserie.

-

-

- Et ensuite, alors que je maintenais la tête de Mack comme ça, Lief est arrivé en courant et en hurlant « J’ai une meilleure idée ! J’ai une meilleure idée ! » avant de sauter dans la mêlée. Mais après Rama l’a attrapé et….

- Potter !

Gabe et Harry s’arrêtèrent et se retournèrent, imités par les autres.

- Père ! s’exclama Gabe, tout content.

Il relâcha Mack et se précipita vers Draco.

- Dis, on peut aller déjeuner à Pré au Lard ? Toi, moi et Papa ? Et Mack ? Et Rama et Wolcott ? Oh et aussi Tante Hermione et Oncle Ron ?

- Et pourquoi ne pas louer une salle dans un bar et organiser une fête ? ironisa Mack, en roulant des yeux.

- Hé, c’est une très bonne idée ! On peut, Père ?

- Mais aucune sortie n’est prévue à Pré au Lard, ce week-end, fit remarquer Hermione.

Gabe lui fit une grimace avant que son visage ne s’éclaire tout à coup.

- Et si nous allions aux cuisines pour manger, proposa-t-il. Non ! Encore mieux : on pourrait aller pique-niquer sur le terrain de Quidditch ! Je vous montrerai comment je me débrouille puis ce sera votre tour.

- Pas tout de suite, Gabriel ! Il faut que je parle avec Potter, répondit Malfoy.

Son regard passa des yeux de Potter au visage de Gabe… et il eut un sursaut de surprise.

- Pourquoi tu me souris comme ça ? demanda Draco.

- Tu l’aimeuh !

- Quoi !

- Oh, Mack, c’est trop génial ! Réfléchis, c’est peut-être LA discussion qui va mener à la formation de leur couple ! C’est un moment important ! s’écria Gabe en attrapant le devant de la robe de son meilleur ami. Que dis-je, c’est un moment CRUCIAL ! Il… Il faut que je trouve Rama ! Il ne voudrait pas rater ça !

- Est-ce qu’il est toujours comme ça ? s’enquit Ron, d’un ton inquiet.

Il avait parlé tout en observant le gamin Malfoy-Potter relâcher Mack avant de pousser Harry vers Draco pour ensuite les entraîner vers le bout du couloir.

- Et bien, nous avons découvert, il y a quelques temps, que si tu fais une omelette avec des œufs de cocatris et que tu rajoutes du sirop de myrtille, du sirop de fraise, du sirop d’érable, du miel, du sucre et qu’ensuite tu essaies de retirer le sirop de myrtille avec le mauvais sortilège, tu obtiens une espèce de mixture bizarre mais très savoureuse qui n’a rien avoir avec ce que tu avais l’intention de faire au début, expliqua Mack.

Ils suivaient Gabe et ses deux pères qui essayaient de le faire lâcher prise tandis qu’ils descendaient tous un escalier.

- Le plus beau, reprit Mack, c’est que les effets ne se feront ressentir que plus tard dans la journée.

- Et ? insista Ron, les sourcils froncés.

- C’est ce que Gabe a pris ce matin au petit-déjeuner. C’est un peu comme s’il faisait une overdose de sucre et ça va durer quatre, cinq heures.

- Ils nous servent des œufs de cocatris à l’école ? s’écria Hermione, clairement horrifiée.

- Non. Mais ce n’est pas si difficile que ça de s’en procurer. L’année dernière, quand nous les avons trouvés pour la première fois, nous ne savions pas quoi en faire, dit Mack en haussant les épaules. Ensuite, Rama a eu l’idée de faire une omelette. Mais comme les œufs de cocatris ont un sale goût, on a rajouté les autres ingrédients. Et voila.

- Donc tu es en train de dire que Gabe est défoncé ?

- Défoncé au sucre, précisa Mack.

- C’est quand même très dangereux ! s’exclama Hermione. Vous ne saviez pas ce que vous prépariez et pourtant vous l’avez mangé, juste histoire de voir ce qui pourrait se passer !

- Et c’est exactement pour ça qu’on ne vous a pas dit la moitié des choses qu’on a pu faire, dit Mack avant d’accélérer le pas pour rejoindre Gabe.

Ron se pencha vers Hermione.

- J’ai l’impression que notre fils t’a cassée.

Hermione se contenta de le fusiller du regard avant de tourner les talons pour partir dans la direction opposée. Ron soupira tandis qu’il se lançait à la poursuite de sa petite amie. Mack les observa s’éloigner, puis se retourna vers les trois autres :

- Gabe ? Ils ne peuvent pas discuter si tu continues à les pousser à travers les couloirs.

Gabe s’arrêta à ces mots.

- Tu as raison. Ok, vous deux, vous parlez. Mack et moi, on sera là-bas.

Et Draco et Harry regardèrent leur fils entraîner Mack à l’autre bout du couloir.

- C’est ridicule, maugréa Draco tandis que Gabe leur faisait un signe de la main, leur indiquant ainsi qu’ils pouvaient commencer. Allez, viens, Potter.

- Quoi ? Pourquoi ? Où allons-nous ? Tu vas me lâcher, oui ? Je sais marcher, tout seul, tu sais, se plaignit Harry quand Malfoy le prit par le bras pour le traîner vers l’escalier le plus proche.

- Oui, je sais, mais il ne faudrait pas que tu te perdes, n’est-ce pas ? se moqua Malfoy, sans lâcher prise et en ouvrant une porte qui menait vers un autre escalier.

- Sache que je ne me suis jamais perdu depuis que je suis arrivé ici, dit Harry, d’un ton indigné.

Après plusieurs escaliers, différents halls et autres passages dérobés, ils arrivèrent dans un corridor sombre et isolé, chichement éclairé par des torches, décoré avec des chaînes et de nombreuses tapisseries si décolorées qu’il était très difficile de voir ce que représentaient les dessins.

- Euh… Où sommes-nous ? demanda Harry, inquiet, en examinant les alentours.

- Dans les sous-sols, on est allé un peu plus loin que les appartements privés de Rogue, répondit le Serpentard, tout simplement.

- Et où sont Gabe et Mack ? Et Ron et Hermione ? s’enquit Harry en fronçant les sourcils, car il venait tout juste de remarquer leur absence.

Malfoy eut un petit sourire alors qu’il s’approchait de Harry, envahissant son espace personnel quand il posa un doigt mince et pâle sur les lèvres du Gryffondor.

- Chut. Ecoute.

Harry cligna des yeux en ouvrant grand les oreilles. Il pouvait entendre le son de l’eau qui gouttait quelque part à distance et c’était tout. Pas de bruit de pas, même étouffés, pas d’écho de rire d’élèves… rien n’arrivait jusqu’à ce coin reculé du château. Il avait l’impression que le silence l’écrasait.

- Ils ne sont plus là, dit Malfoy doucement en retirant son doigt.

Ses yeux restèrent fixés à l’endroit où il avait touché la bouche du Gryffondor et il passa la langue sur ses lèvres sans s’en rendre compte.

Harry, lui, se mit à rougir quand il sentit ses propres lèvres le picoter. Il s’en voulut pour cette réaction et lança un regard noir vers le Blond.

- Qu’est-ce que tu veux dire par « ils ne sont plus là » ? Si jamais tu leur as fait quelque chose…

- Franchement Potter, est-ce que tu m’as vu faire quelque chose ? Ce que je voulais dire c’est qu’ils n’ont pas réussi à nous suivre. On les a semés, expliqua Malfoy.

- Et pourquoi voulais-tu les semer ? demanda Harry en enfonçant les mains dans ses poches.

Ainsi, si jamais il avait besoin de sa baguette, il serait prêt.

- Doux Merlin, ce que tu peux être long à la détente ! soupira Malfoy en se massant les tempes. Il faut qu'on parle. En privé.

- Très bien, je t’écoute, dit Harry d’un ton renfrogné.

- En fait, j’espérais plutôt avoir une aimable conversation.

- Pourquoi ? voulut savoir Harry.

- Et bien, si notre futur est aussi heureux que le prétend Gabriel, il doit bien y avoir une raison.

- C’est marrant, mais je pourrais jurer que d’après Gabe, cette raison, c’est l’amour.

- Justement, reprit Draco, ignorant le ton sarcastique, si nous nous aimons vraiment, il y a forcément une raison.

- Nous ne nous aimons pas, Malfoy, dit Harry d’un ton sombre.

- Pas encore, souligna Draco en examinant une des tapisseries avec une expression d’ennui.

Harry détailla un des dessins à son tour et il lui sembla distinguer un minotaure. Cependant la créature qu’il pensait voir était couverte de tâches sombres qui ressemblaient à n’en pas douter à du sang alors il n’était pas trop sûr.

- C’est stupide ! s’écria Harry après un moment. Tu as vraiment l’intention de rester debout, là, à discuter avec moi pour mieux me connaître et voir si nous sommes capable de nous entendre comme le dit Gabe ?

- Nous pouvons toujours marcher et parler, si tu préfères, dit Draco en tournant la tête et en s’approchant de la tapisserie suivante.

Harry émit un son moqueur, mais le suivit quand même et reprit :

- Pourquoi ne pas faire comme tout le monde et ramasser un magazine ou le journal ? Je suis sûr que tu peux y lire l’histoire de ma vie chaque semaine !

- Ne te la raconte pas trop, Potter ! contra Draco avec un sourire méprisant. Si ta vie est vraiment telle qu’ils la décrivent alors je te plains.

- Pourquoi ? Qu’est-ce qu’ils disent sur moi ?

Draco se tourna vers Harry, son visage exprimant clairement la question «Tu déconnes, là ? », mais comme le Gryffondor se contenta de le regarder, l’air de rien comprendre, Draco souffla tout en reportant son attention sur la tapisserie.

- Ils te dépeignent comme une sorte de Golden Boy, le sauveur du monde sorcier, destiné à vaincre le Seigneur des Ténèbres et à nous sortir de ces heures sombres pour toujours.

Harry gigota nerveusement, mal à l’aise en entendant les mots choisis par Malfoy, mais il resta silencieux tandis qu’il suivait l’autre garçon pour observer la tapisserie d’à côté.

- Tu es comme le Messie, portée aux nues par cette bande pathétique de Sang-Mêlé et de ceux qui viennent de famille moldue. Tu n’as pas ton mot à dire parce qu’ils comptent sur toi. C’est comme si tu n’existais que pour ça, comme si tu n’avais pas de propre personnalité qui te définisse. C’est comme s’il n’y avait rien qui te reliait aux autres.

Et tandis que Harry écoutait parler Draco, les tapisseries semblaient devenir de plus en plus apparentes. Malgré la saleté et la poussière accumulées pendant des siècles, il était impossible de se tromper : l’halo d’or situé en haut du dessin et le position en croix dans laquelle se trouvait le personnage prouvaient qu’ils regardaient une image moldue de la crucifixion de Jésus Christ, datant des temps médiévaux.

- Mais moi je t’ai vu, Potter, continua Draco, arrachant Harry à la contemplation des dessins.

Les yeux gris plongèrent dans le vert.

- Je t’ai observé de loin et je sais qu’ils ont tort. Tu n’as rien de spécial. Tu n’es qu’un garçon ordinaire avec une personnalité charismatique qui, non seulement, attire les gens vers toi, mais qui les trompe aussi. Tu leur fais croire que tout ira bien quand en fait, tu es aussi perdu qu’eux.

- Je crois que tu m’as un peu trop observé, Malfoy, dit Harry, en reculant d’un pas. Tu crois voir des choses là où il n’y a rien à voir.

- Tu en sûr ? Si tu n’étais pas aussi borné et si… Gryffondor, tu te mettrais en colère pour qu’ils cessent de te suivre bêtement comme des moutons de panurge.

- Et bien, heureusement que le Choixpeau Magique m’a envoyé à Gryffondor, fit remarquer Harry en s’approchant d’une autre tapisserie, espérant ainsi changer de sujet.

- Comme s’il pouvait t’envoyer ailleurs, se moqua Draco.

- Imagine un peu, dit Harry en haussant les épaules. S’il m’avait placé à Serpentard, nous aurions pu être les meilleurs amis du monde, coucher ensemble et terroriser ensemble Poudlard ou alors on se serait quand même détesté et la maison Serpentard serait divisée à cause de notre rivalité, ce qui ne nous empêcherait pas d’avoir des parties de jambes en l’air sauvages et violentes à l’insu de tous !

- Pourquoi envisages-tu des relations sexuelles dans les deux cas ? demanda Draco, en fronçant les sourcils.

- Tu ne peux pas vraiment échapper à ton destin, n’est-ce pas ? J’en suis la preuve vivante. Mais je reconnais que je n’ai pas fait grand-chose pour en réchapper. C’est dommage quand tu y penses : j’ai spécialement demandé au Choixpeau de ne pas m’envoyer chez les Serpentards.

- Tu me détestais à ce point ? s’enquit doucement Draco.

- Que veux-tu…. T’es un vrai con !

- Tu sais, tes mauvaises manières rendent tout ça très difficile.

- Dans ce cas, pourquoi tu insistes ? voulut savoir Harry, têtu et sur un ton de défi.

- Parce que notre fils…

- Ne me sors pas cette excuse ! Malgré la présence de Gabe, tu as continué à vivre ta vie normalement et ce, jusqu’au Bal.

- Exactement ! N’essaie même pas de le nier, Potter, mais pendant cette danse tu as ressenti quelque chose. Je le sais parce que je l’ai ressenti aussi. D’un autre côté, je commence à croire que ce que j’ai ressenti c’est du contentement en sachant que ta compagnie peut être agréable quand tu la fermes ! s’écria Draco.

- Quoi ! Si tu préfères ma compagnie quand je la ferme, pourquoi m’as-tu recherché après ça?

- Je n’aurais pas eu à partir à ta recherche si tu ne te cachais pas tout le temps !

- Ce n’est pas le sujet !

Les deux garçons se défiaient du regard, aucun ne voulant aborder le vrai sujet, justement !
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:34

Draco baissa les yeux le premier avant de déclarer :

- Si, par un cruel tour du destin, je tombe réellement amoureux de toi et si tu deviens mien, alors je te suivrai jusqu’au bout du monde que tu te souviennes de moi ou pas…. donc te suivre après le Bal n’est rien en comparaison.

- C’est vrai ? s’enquit Harry, sincèrement surpris.

- Oui. C’est ce qu’a fait mon grand-père quand ma grand-mère s’est enfuie pour devenir la maîtresse d’un autre homme.

Harry préféra ne faire aucun commentaire sur ce dernier point et poursuivit la conversation :

- Je suppose que ça tombe bien qu’il soit si difficile de tomber amoureux de moi.

- Là, t’as pas tort ! Peut-être que tu avais raison tout à l’heure quand tu parlais de sexe violent !

- Oh, arrête, je plaisantais. De plus, si je devais avoir des relations sexuelles avec toi, quelles qu’elles soient, il faudrait d’abord que mes goûts changent radicalement.

- Tu prétends toujours être hétéro ? ironisa Draco, un sourcil levé.

- Je ne prétends rien… je suis hétéro.

- Tiens donc ? Ça te dit de vérifier cette théorie, Potter ? défia Draco.

Il avait un petit sourire aux lèvres qui se faisait dangereux, tandis qu’il se rapprochait du Gryffondor.

- Quoi ! Attends une minute, t’es en train de me dire que tu n’es pas hétéro ? s’écria Harry. Tu es gay !

- Je préfère dire que j’aime l’amour viril, dit Malfoy, avançant d’un pas vers un Gryffondor devenu lâche tout à coup. Oh, allez, n’aie pas l’air aussi choqué. A ton avis, pourquoi je ne m’oppose pas plus à toute cette histoire ? Bon, j’admets que c’est égoïste de ma part d’accepter notre couple pour ça, mais je n’allais quand même pas le faire juste parce que je savais que ça allait t’énerver.

- Mais… mais je t’ai vu sortir avec des filles ! s’exclama Harry en reculant.

- En effet, ce qui voudrait dire que je suis bi, non ?

Harry resta debout à fixer Malfoy, complètement choqué, incapable de bouger alors que le Blond s’approchait encore pour caresser la peau bronzée du cou de Harry.

Malfoy se tapait des mecs ! Harry aurait voulu se frapper pour ne pas l’avoir remarqué avant ! Il avait été tellement plongé dans ses propres émotions, qu’il n’avait pas même pas pris le temps d’observer comment Malfoy prenait la chose. Cela expliquerait pourquoi le Serpentard n’était pas aussi opposé au baiser qu’il aurait dû l’être.

Ça expliquerait aussi pourquoi cet idiot efféminé était aussi efféminé pour commencer, mais là n’était pas la question !

Mais avec qui Malfoy était-il sorti, bon sang ? Selon Harry, la plupart, si ce n’était pas tous les garçons ici, étaient hétéros (en tous cas, c’étaient les dires de Jay Kaye, l’auteur de « Critères d’Admission à Poudlard » et que Hermione citait de temps à autres). Cela dit, en voyant d’aussi près la figure de Malfoy (où il n’y avait aucun sourire dégoûté), Harry était bien obligé de reconnaître à quel point ce petit enfoiré était beau gosse. Ses traits étaient plutôt fins, son visage parfaitement proportionné (pas de yeux globuleux ou de lèvres trop minces ou ce genre de chose) et pourquoi sa peau était-elle aussi nette à leur âge ?

Une soudaine bouffée de désir bouillonna au creux de son estomac et ramena Harry à la réalité. A un certain moment, les doigts de Malfoy avaient décidé de voyager vers le sud et se trouvaient à présent dangereusement bas sur son ventre, traçant légèrement les muscles tendus cachés sous le t-shirt trop large.

Harry prit une inspiration tremblante :

- Ma… Malfoy, qu’est-ce que tu fais ?

- Quelque chose qui te plaît, apparemment, répondit Draco.

Il fit un autre pas en avant, frottant délibérément sa cuisse contre l’érection qui essayait de se faire remarquer sous la bosse déformant le pantalon du Gryffondor.

Harry sauta en arrière quand son sexe tressaillit au contact, visiblement heureux d’une telle attention. Et il aurait reculé plus encore si Malfoy n’avait pas attrapé ses hanches pour le maintenir fermement, mais Harry ne ressentait aucune douleur, pas quand une telle chaleur l’envahissait.

- T’as peur, Potter ? demanda Malfoy d’un air de défi, se penchant pour murmurer doucement au creux de l’oreille de Harry. Tu as peur que ton corps réagisse à mes caresses ?

Malfoy serra un peu moins les hanches du Gryffondor, lentement…pour voir… mais dès qu’il fut évident que le garçon aux cheveux noirs n’allait pas s’enfuir, Malfoy se rapprocha de nouveau, son torse se pressant contre celui de Harry.

Harry essayait de toutes ses forces de reprendre ses esprits. En ce moment, n’importe quelle pensée cohérente aurait été la bienvenue ! Mieux encore, il n’aurait même pas dit non à une absurdité du genre « le pénis du singe a touché mon gryffon ». Malheureusement, son attention tout entière avait décidé de se focaliser sur les actions de Malfoy et en plus elle l’avait fait sans même lui demander d’abord la permission !

- Serais-tu homophobe au point de refuser un tel plaisir ? Après tout, du moment que c’est bon, on s’en moque, n’est-ce pas ? murmura Draco dont les mains se faufilèrent sous la veste du Gryffondor pour mieux tracer la ligne de ses côtes.

Mais cela ne dura pas longtemps, car le Serpentard se rendit compte qu’il en voulait plus. Ses doigts glissèrent jusqu’à l’ourlet de l’horrible t-shirttandis qu'il tentait de contenir l’incendie qui venait soudainement de s’allumer en lui et qui ne demandait qu’à être ravivé.

D’un mouvement adroit et plein de sensualité, Draco remonta une main sous le t-shirt et soupira quand ses doigts se brûlèrent au contact de la peau chaude.

- Etrange… ce… n’est pas… pas ce genre de pensée… qui mène à la… bestialité ? fit remarquer Harry qui maudissait sa voix de trembler ainsi.

Draco, qui plaçait de légers baisers le long du cou et de la mâchoire de Harry pour que ce dernier se détende, cessa tout mouvement. Puis, il ouvrit la bouche et mordit la gorge du Balafré. Durement.

- Aïe ! Merde !

- Fais gaffe, Potter ! murmura Draco d’un ton sec dans le creux de l’oreille de Harry. Ce genre de phrase pourrait nous obliger à parler du cas Hagrid et je peux t’assurer qu’aucun de nous n’a envie de s’étendre sur le sujet.

Grâce à un rapide mouvement stratégique du pied, Draco tourna et plaqua Harry contre le mur le plus proche pour le mordre de nouveau avant de lécher le même endroit tout en plaçant une cuisse entre les jambes de Harry.

Un grognement s’échappa de la gorge du Gryffondor (une fois encore, sans sa permission, si je puis me permettre) tandis qu’il rejeta la tête en arrière et Malfoy décida ici et maintenant qu’il devrait utiliser sa langue et ses dents plus souvent.

- Je peux être une bête pour toi, Potter, susurra Malfoy en clouant Harry contre le mur avec le bas de son corps.

Ses mains poursuivaient leur exploration du ventre plat de Harry dont les muscles tremblèrent sous le toucher doux et aérien.

- Je peux être violent, reprit Draco et je peux facilement te faire mal. Mais à côté de ça, je peux te faire connaître un plaisir plus intense que dans tes rêves.

Entendre une telle promesse, sans parler d’un truc dur (Harry espérait presque que c’était la baguette de Malfoy) collé contre son propre truc dur, fit que les yeux de Harry s’ouvrirent démesurément et son regard plongea dans celui du Blond.

Les deux garçons se fixèrent sans ciller, la respiration haletante. Plusieurs mèches s’étaient délogées et tombaient devant les yeux de Draco comme si elles essayaient d’atténuer l’intensité du regard couleur argent en fusion qui lisait au plus profond de Harry. Les yeux verts pouvaient y voir une passion tout juste contenue, qui ne demandait qu’à être relâchée et Harry fut étonné de constater que Malfoy ne continuerait pas sans son consentement.

Tout ce qu’il avait à faire, c’était bouger. Peut-être avancer lentement la tête ou alors décaler ses hanches un peu vers la droite….

- Hé ho ! Y’a quelqu’un en bas ?

La magie du moment avait disparu, brisée par la voix de Gabe qui parvenait jusqu’au corridor.

- Gabe… dit une deuxième voix, légèrement exaspérée.

- Je t’assure Mack, j’ai entendu quelque chose.

Malfoy s’éloigna de Harry et s’écarta de plusieurs mètres, le dos tourné. Il était évident qu’il cherchait à se reprendre. Harry, lui, passa les mains dans ses cheveux, regrettant que son corps tout entier tremble à ce point.

- Hé ho ! Y’a quelqu’un ?

- Gabe, réfléchis…. Peut-être qu’ils ne répondent pas parce qu’ils veulent rester… seuls.

- Papa ! Père ! Génial ! On vous a cherchés partout, expliqua Gabe, tout joyeux, en se précipitant vers eux.

Harry réussit tout juste à faire un vague geste de la main tandis que la pensée « le pénis du singe a touché mon gryffon » traversa son esprit.

Gabe s’immobilisa quand il vit que son père ne se retournait pas. Il regarda son papa et remarqua que ce dernier était effondré contre le mur. Il fronça les sourcils.

- Est-ce que vous étiez en train de vous battre ? demanda-t-il, énervé et les mains sur les hanches.

- Euh… non, tout va bien, Gabe, dit Harry en posant les yeux sur Malfoy qui se tournait lentement vers eux.

- Parfait ! s’écria Gabe, de nouveau de bonne humeur. Je vous accuserais bien de pelotage mais je ne pense pas que vous en soyez encore là, merci Godric ! A mon époque, je n’arrête pas de vous surprendre en pleine action ! Franchement, le nombre de fois où je suis tombé sur vous, ne serait-ce qu’à Poudlard, est suffisant pour me traumatiser à vie ! C’est vrai quoi, vous avez une maison et les appartements privés de Papa. Utilisez-les de temps en temps !

Interloqués, Harry et Draco dévisagèrent Gabe tandis que ce dernier fit volte-face et quittait le hall, convaincu que les autres le suivraient.

- Euh….

- Il est un peu hyper actif en ce moment, expliqua Mack alors qu’ils marchaient dans le couloir. Ça passera dans quelques heures.

- Je crois que c’est fait, fit remarquer Malfoy quand ils arrivèrent dans un nouveau couloir et qu’il vit Gabe debout, immobile à l’autre bout.

- Père ! Papa ! cria Gabe en se retournant et en courant vers eux. Vous n’allez pas le croire mais je crois que je viens de voir Grand-père !

Harry et Malfoy échangèrent un regard confus.

- Mais mon père est… commença Harry qui s’interrompit quand il comprit. Tu veux dire Lucius ? Lucius Malfoy est ici !

Harry se tourna vers Draco pour confirmation, mais le Blond s’était déjà précipité vers le bout du couloir pour vérifier. Les trois autres garçons retinrent leur souffle, attendant de savoir si Gabe avait raison.

Quand Draco jura tout bas et qu’il frappa le mur du poing, ils surent que c’était le cas.

- Je ne l’ai pas vu depuis mes quatre ans, dit Gabe, les yeux exorbités. Vous croyez qu’il me reconnaîtra ?

- Gabe, tu n’es pas encore né, comment veux-tu qu’il…. Gabe ! cria Mack quand son ami courut vers le bout du couloir.

- Grand-père !

- Je vais tuer Rama pour m’avoir laissé tout seul pour te surveiller quand tu es dans cet état ! s’exclama Mack.

Harry et lui s’étaient lancés à la poursuite du jeune Malfoy-Potter, tous deux pensant aux possibles conséquences d’une rencontre Lucius/Gabe et aucun d’eux n’était très rassuré.

- Grand-père ! Grand-pmmmmhh….

- Potter ! Tu vas le faire taire, oui !

Harry ne se prit même pas la tête à répondre puisqu’il avait déjà rattrapé son fils et qu’il avait fermement posé une main sur la bouche de Gabe.

- Mmmh ! Mmmm ! Grmmmh !

D’un autre côté, ce n’est pas comme si ça faisait une grande différence ! Rajoutez le fait que Gabe se tortillait dans tous les sens pour se libérer et n’importe quel idiot pouvait voir que Potter ne se débrouillait pas très bien.

- Potter !

- Je suis un peu… aïe… occupé, en ce moment, s’écria Harry. Mack, tu ne peux pas lui envoyer un sort de Silence ou quelque chose comme ça ?

- Et pourquoi pas toi ?

- Parce que j’ai les mains prises !

- Mmmmph ! Grand-pmmmh !

Harry regarda le jeune Weasley d’un air entendu.

- Tu ne t’attends quand même pas à ce que je jette un maléfice contre mon meilleur ami ! s’indigna Mack, scandalisé.

- Ce n’est pas un maléfice, c’est… oh, pour l’amour de…

- Potter, ils arrivent !

- Grand-pèmmmh ! Mmmph !

- Gabe, tais-toi !

- Merde ! Il m’a mordu !

- GRAND-PE….

- Stupefix !

Harry resta debout, immobile et tenait le corps désormais inconscient de Gabe en dévisageant Malfoy. Choqué.

- Tu as jeté un maléfice à notre fils, accusa-t-il, l’air de ne pas en croire ses yeux.

Malfoy se contenta de le regarder tout en les rejoignant, son expression disant clairement « la FERME ! ».

Mais, apparemment Harry et Mack n’avaient pas bien compris le message étant donné qu’ils continuaient à dévisager Malfoy, bouche bée.

- Tu as jeté un maléfice à notre fils, répéta Harry, stupidement.

Mais avant que Draco ne puisse répondre, le professeur Rogue tourna le coin, suivi de près par Lucius Malfoy.

- Que se passe-t-il, ici ? s’enquit Rogue, glacial, après avoir jeté un coup d’œil rapide à la situation.

- Ces deux garçons se disputaient, mentit adroitement Draco. Le Roux a lancé un mauvais sort à l’autre garçon au moment où je suis arrivé. J’avais l’intention de lui retirer des points au moment où vous êtes arrivé, Professeur.

- Et qu’est-ce que M. Potter fait ici ? demanda Rogue, les yeux fixés sur Draco.

Merlin, est-ce que ce mec essayait de les griller ?

- Je ne sais pas, Professeur. Je n’ai pas encore eu le temps de lui demander, dit Draco tout en lançant un coup d’œil vers son père.

En effet, Lucius Malfoy était en train d’examiner Gabe, les sourcils froncés.

- Qui sont ces étudiants ? s’enquit Lucius qui était trop loin pour lire le nom sur leur badge.

- Deux troisième année qui nous posent pas mal de problèmes, répondit Rogue d’un ton ennuyé. 25 points en moins à Gryffondor parce que vous vous êtes battus. Potter, emmenez ce garçon à l’infirmerie, immédiatement.

Harry hocha la tête, puis il prit Gabe dans ses bras comme s’il s’agissait d’une mariée.

Mack les suivit en silence et attendit d’être loin des oreilles indiscrètes pour murmurer :

- S’il m’avait dit que Rogue était là aussi, j’aurai jeté un sort à Gabe avec joie !
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:34

CHAPITRE DIX -NEUF : Garder des Secrets.

-

-

- Excusez -moi, professeur Rogue. Le Directeur souhaiterait vous voir immédiatement.

Sévérus, qui tenait une théière au -dessus d’une tasse prête à être remplie, stoppa son geste. Il tourna, lentement, la tête vers le portrait qui faisait office de messager.

- Soderwigmus, dit -il calmement, au cas où vous ne l’aurez pas remarqué, je suis occupé en ce moment. J’ai des invités. Ça ne peut pas attendre ?

- Je suis désolé, monsieur, mais il a dit que c’était urgent, déclara Soderwigmus, les pointes de sa moustache frétillant d’importance.

- Vas -y, Sévérus, dit Lucius de sa voix froide, assis dans un fauteuil à haut dossier dans un coin des appartements privés de Rogue. Draco et moi t’attendrons ici.

Après un soupir d’impatience, le professeur reposa la théière et se dirigea vers la porte :

- Toutes mes excuses, messieurs. J’essaierai de faire vite.

Draco se contenta de lui faire une grimace, l’expression de son visage disant clairement : « Vous avez intérêt ! ». La dernière chose dont avait besoin le Serpentard, c’était de se retrouver seul avec son père… surtout quand il avait, à l’heure actuelle, tant de secrets à lui cacher.

Il y eut un moment de silence, si on exceptait le bruit du feu qui ronflait dans la cheminée et le tintement de la porcelaine quand Draco se leva pour servir le thé. Il fut très vite évident que Lucius avait l’esprit ailleurs et Draco n’arrivait pas à se décider : était -ce une bonne chose ou pas ? Au moins, cela voulait dire qu’il n’était pas venu dans un but précis, ce serait donc plus facile de changer de sujet si jamais la conversation prenait une tournure délicate.

- Draco, commença Lucius en fixant le feu, qui étaient ces élèves ? Ceux qui se battaient avant que nous arrivions, d’après tes dires.

Draco cligna des yeux, la tasse à mi -chemin entre la table et sa bouche.

- Je ne me rappelle pas précisément de leur nom mais je sais que l’un d’entre eux était un Weasley et l’autre était un stupide Gryffondor.

- C’est vrai ? Je ne savais pas qu’il y avait d’autres enfants Weasley après la fille d’Arthur, dit Malfoy Senior, tournant la tête pour regarder son fils.

- Oh, vous savez, ils ont tellement d’enfants, c’est difficile de garder un compte précis, répliqua Draco, bien attentif à ce qu’il disait.

- Oui, c’est vrai, sourit Lucius. C’est dommage que cette famille soit si pauvre. Elle ne trouve même pas le temps pour des activités plus… acceptables.

Draco ne pouvait pas vraiment rétorquer vu ce qu’il avait essayé de faire dans ce hall, il y a quelques minutes, à peine. Alors, il préféra émettre un son indistinct et reporta son attention sur son thé.

- Et cet autre garçon ? La couleur de ses cheveux n’est -elle pas contre le règlement ? s’enquit son père, l’empêchant de déguster le fameux thé à la menthe de Rogue, sa tasse n’était, une fois encore, qu’à quelques centimètres de sa bouche.

- Un problème de potion, je pense, déclara Draco au bout d’un moment. Je suppose qu’il apprécie son nouveau style et c’est pourquoi il n’a pas modifié la couleur de ses cheveux.

- Et ?

- Cela ne m’étonne pas vraiment de lui, en fait, ajouta Draco en haussant les épaules.

Lucius se renfrogna : ce n’était pas la réponse qu’il espérait entendre.

Draco, lui, aurait préféré que son fils ait les cheveux complètement blonds et des yeux totalement gris car c’était la preuve de son appartenance à la lignée aristocratique des Malfoy. Mais tant que le garçon ne ressemblait pas trait pour trait à Potter, il considérait que l’apparence plutôt originale de Gabriel ne lui posait pas de problème.

- Connaissons -nous ses parents ? demanda Lucius, arrachant Draco à ses pensées.

- Non… je crois qu’il vient d’une famille moldue.

- Vraiment ? s’étonna Lucius d’un ton léger. Quel dommage ! En le voyant, j’avais l’impression de te revoir plus jeune quand tu dormais.

Touché.

Draco reposa sa tasse de thé. Il était temps de mettre fin à cette conversation superficielle :

- Pourquoi êtes -vous ici, Père ?

- N’ai -je pas le droit de me montrer inquiet quand mon unique fils ne me donne aucune nouvelle pendant plusieurs jours ? s’enquit Lucius avec un soupir.

Comme réponse, il reçut un regard débordant de scepticisme.

- Oh, pour l’amour du Ciel ! Ta mère était complètement paniquée parce que tu ne lui as pas écrit après qu’elle t’ait envoyé cette cape en satin jaune qu’elle avait achetée en Chine. Elle croit que tu t’es senti insulté par la couleur. Elle m’a demandé de te rappeler que le jaune était la couleur de la royauté en Chine ancienne et qu’à aucun moment elle n’a pensé aux couleurs des Poufsouffles quand elle l’a achetée.

- Je sais tout ça, dit Draco avec un petit sourire, mais franchement vous ne pouviez pas espérer me voir porter quelque chose d’aussi… flashant ?

- Tu dois avoir raison, répliqua Lucius en poussant un gros soupir et en déposant sa tasse. J’ai l’impression que je vais devoir rendre un autre achat de Narcissa sans qu’elle le sache.

- Soyez simplement heureux qu’elle ne garde pas en mémoire tout ce qu’elle achète.

- En effet, approuva Lucius tout en se servant une deuxième tasse de thé. Cependant, bien que l’inquiétude de ta mère soit compréhensible et sans surprise, je trouve moi -même bizarre que tu n'aies pas répondu à mes hiboux.

Draco eut un moment de panique et se maudit de ne pas avoir pensé à trouver une excuse au cas où ce sujet serait abordé. Après s’être bien flagellé mentalement pour avoir oublié de concocter un plan, il s’en voulut de ne pas être capable de trouver une explication tout de suite. Et merde, pourquoi fallait -il que Dumbledore convoque Rogue au moment où il avait besoin de lui ?

- Le plus étrange, c’est qu’au moment où je m’interrogeais, Dumbledore a écrit à tous les administrateurs de l’école via pigeon pour nous annoncer qu’il avait décrété que c’était la « Semaine de Soutien aux Hiboux ». Tous les hiboux des élèves ont une semaine de vacances et ont été envoyés à l’Hôtel des Oiseaux, tenu par Minnie à Cannes.

La « Semaine de Soutien aux Hiboux »… on dirait une idée de Granger…

- Exact, c’est la Préfète en Chef qui en a fait la suggestion. Sa plus grande ambition, c’est de devenir le défenseur de toutes les créatures vivantes qui ne souhaitent même pas être défendues ! mentit Draco.

En cas de problème, toujours tout mettre sur le dos de la Sang -de -bourbe frisée.

- Je suis désolé, reprit -il, je vous aurais bien prévenu mais je ne pensais pas que Granger était sérieuse quand elle m’en a parlé pour la première fois. Et je ne m’attendais pas à ce que les professeurs acceptent son idée.

- Hum, je ne suis pas vraiment surpris. Dumbledore a toujours été un peu sénile, commenta Lucius, plus pour lui -même. Bon, assez parlé de l’école, comment va Pansy ?

L’humeur de Draco s’assombrit.

- Elle est à l’infirmerie, dit -il en haussant les épaules.

- Et puis -je savoir pourquoi ?

- Elle a énervé la mauvaise personne, fut la réponse.

Lucius dévisagea son fils pendant un moment, résistant à l’envie de grogner.

- Draco, je sais que Pansy peut être parfois énervante…

- Vous rappelez -vous du vase Ming que Mère m’a offert, clamant que c’était un héritage ? interrompit le Blond.

- Oui… si je me souviens bien, c’est un des rares cadeaux de ta mère que tu ais aimé, si on oublie les sucreries.

- Et bien, il est en mille de morceaux sur le sol de ma chambre, informa Draco d’un ton froid.

- Comment ?

- Pansy a décidé de me l’envoyer à la figure, ainsi que d’autres de mes affaires parce qu’elle n’a pas apprécié l’heure à laquelle j'étais rentré.

- Doux Merlin, cette jeune fille ne sait -elle donc pas que c’est un des rares objets venant de la famille de Narcissa qu’elle t’a légué ?

- Apparemment, non.

- Je devrais peut -être parler à ses parents. Si elle croit pouvoir s’en tirer après une telle scène, c’est que son éducation est à refaire.

- Vous ne m’avez pas laissé la possibilité de me plaindre, rétorqua Draco qui n’avait pas oublié les évènements de la matinée.

- Toutes mes excuses, messieurs, dit Rogue en entrant et en refermant soigneusement la porte derrière lui. Bien, Lucius, et si nous continuions notre petite conversation ?

- Ah oui. Au fait, Draco, tu devras te préparer. Avant la fin de l’année, tu auras la chance de rappeler vers qui va ton soutien.

Et les rouages du Destin se mirent en marche. Tous les doutes que Draco aurait pu avoir quant au fait que Gabriel était bien son fils venu du futur, s’évaporèrent en entendant les mots de son père. Maintenant, tout ce qu’il avait à faire, c’était attendre de voir combien de temps mettrait Potter avant d’accepter de se faire sauter.

- Oui, Père, je me préparerai, déclara Draco en se levant. Veuillez m’excuser, une réunion de préfets m’attend.

- Et combien de temps va durer cette réunion ? voulut savoir Lucius.

- Je ne suis pas trop sûr. C’est plutôt un déjeuner. Pourquoi ?

- Je vois. As -tu des projets pour demain ?

- Un rendez -vous avec le Directeur, mes devoirs et essayer de faire la paix avec Pansy.

Il avait parlé de Pansy surtout pour apaiser son père et rien d’autre. En ce qui le concernait, si la jeune fille pouvait le laisser tranquille au moins une journée, il se considèrerait comme chanceux !

- J’ai l’intention de rester quelques jours. Peut -être pourrais -tu trouver du temps pour dîner avec moi au Nocturnal à Pré au Lard ? Nous pourrons y discuter plus… librement, ajouta -t -il, en lançant un regard vers le portrait de Soderwigmus.

Ce n’était pas une requête.

- Bien sûr.

- Parfait. Rendez -vous à l’entrée du Hall à 18h. Ne sois pas en retard.

Et Draco sut qu’il était temps de partir.

Il était plutôt fier de lui : il avait été capable de garder son calme en franchissant les dix premiers mètres après être sorti de chez Rogue. Le cœur battant, soulagé au -delà des mots, Draco remercia Merlin, les fondateurs de l’école et toutes les divinités existantes qui avaient fait que son père n’était venu qu’à cause de sa mère.

Cela dit, son père l’avait prévenu qu’il resterait ici pendant quelques jours. Même si Lucius était ici pour soi -disant calmer sa mère, Draco savait qu’il faudrait être idiot pour ne pas remarquer que la population estudiantine avait doublé. Et sur cette pensée, le Préfet en Chef changea de direction et se dirigea directement vers l’infirmerie.

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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:35

Il ne s’est toujours pas réveillé ? Mon sort n’était pas très puissant, pourtant.

Harry fit volte face quand il entendit cette voix familière et plissa les yeux instantanément.

- Toi ! A quoi pensais -tu quand tu as envoyé un sort à notre fils ? Tu…

- Je lui ai sauvé la vie, imbécile ! Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué, ils nous ressemblent énormément. Si nous étions restés debout les uns à côté des autres, mon père aurait tout découvert sur le champ, s’énerva Draco.

- Ah ouais ? Lucius Malfoy, M. Cul -Serré aurait compris que Gabe est notre fils venu du futur et qu’il existe car notre amour, qui va naître à un moment durant cette année, est si fort qu’il va surmonter tous les obstacles, tous les pièges et même la guerre ?

- Ouais, répondit Draco après un moment de surprise.

- Quoi ? Malfoy, la vérité est si incroyable qu’il est impossible de…

- Pourquoi Gabriel dort encore ? demanda Draco, changeant de sujet comme si de rien n’était.

- Hé ! Tu ne peux pas…

Mais Harry eut une fois encore la parole coupée. Cette fois, ce fut le regard entendu que lui envoya Malfoy avant de jeter un coup d’œil significatif autour d’eux, qui rappela à Harry qu’ils n’étaient pas seuls.

Harry soupira et laissa tomber le sujet.

- Mme Pomfresh l’a réveillé en quelques secondes, expliqua le Gryffondor, mais comme il a été hyper actif toute la matinée, elle lui a donné une potion de sommeil pour qu’il se repose. Mais pour une raison inconnue, les choses ont empiré alors Mack lui a dit quelque chose à propos d’œufs de cocatris. Elle s’est mise vraiment en colère avant de le stupéfixer et elle nous a prévenu qu’il resterait évanoui plusieurs heures et ce, jusqu’à ce qu’elle sache comment annuler les effets de son petit -déjeuner.

- Quoi ? Il a mangé des œufs de cocatris ? s’écria Draco.

- Heu… je crois, oui. Pourquoi, il n’aurait pas dû ? s’enquit Harry.

Il gigota, mal à l’aise, quand il reçut pour toute réponse un regard qui voulait dire : « A ton avis, crétin ? »

- Laisse tomber, Potter ! Il a hérité de ton intelligence, c’est sûr.

Harry se renfrogna et se prépara à rétorquer quand il remarqua que Malfoy observait les alentours.

- Où est son Weasley ?

- Mack est parti chercher Rama, répondit Harry tout en se demandant vaguement s’il ne devrait pas s’inquiéter du fait qu’il savait de qui parlait Malfoy sans même avoir besoin d’y réfléchir.

- Parfait. Ils ne risquent pas d’entendre.

- Entendre quoi ?

- Aller, viens, Potter. Il faut qu’on parle, dit Malfoy en prenant Harry par le poignet pour le traîner vers la porte.

- Oh, non. Pas question ! s’exclama Harry en plantant ses pieds fermement au sol. Tu ne crois tout de même pas que je vais me faire avoir deux fois de suite !

- Pardon ? De quoi parles -tu ?

- La dernière fois que tu as dit « il faut qu’on parle », tu m’as entraîné à l’écart et tu as essayé de me violenter !

- Oh, arrête. On dit « violenter » quand la personne n’est pas consentante, rétorqua Malfoy en lâchant Harry pour croiser les bras.

- Quoi ? Qui a dit que j’étais consentant ? Au cas où tu l’aurais oublié, Malfoy, je t’ai dit que j’étais hétéro !

- Et au cas où tu l’aurais oublié, les mots « non », « arrête » ou « stop » n’ont pas franchi tes lèvres que je n’avais pas touchées exprès pour voir si tu voulais te défendre, répliqua Malfoy, plutôt content de voir la légère rougeur au niveau des joues de Harry.

- Si nous devons parler, je veux que tu me promettes qu’on ne fera rien d’autre que parler.

Draco roula des yeux. Apparemment, Potter n’avait pas remarqué le sous -entendu contenu dans ses propres mots.

- Tu as ma parole de Serpentard, dit Draco les yeux fixés sur Potter, comme s’il le défiait de s’attaquer à son honneur.

Quand Harry se contenta de se diriger vers la porte, le Blond fut sincèrement surpris. Il s’attendait à ce que le Gryffondor marmonne au moins un « comme si ça valait quelque chose », qu’il secoue la tête ou un truc de ce genre… mais qu’il accepte ainsi, sans réserve ? C’était différent. C’était… sympa.

- Hé, la Fouine ! Je croyais que tu voulais parler ? dit Harry depuis le seuil de l’infirmerie.

- Ne m’appelle pas le Fouine, le Balafré ! contra Draco, en le rejoignant rapidement.

Les deux garçons marchèrent en silence jusqu’à ce qu’ils soient à l’abri des oreilles indiscrètes et des regards trop curieux.

- Alors…

- C’est au sujet de mon père, commença Draco, coupant la piètre tentative de Harry pour lancer la conversation.

- Lucius ? Et alors ? S’enquit Harry, d’un ton prudent.

- Comment ça « et alors ? » ! dit Draco en se tournant vers le Brun, l’air incrédule. Il est ici, espèce d’idiot !

- J’avais remarqué.

- Et ça ne te dérange pas qu’il soit là ?

- Oh, tu sais, j’ai pris l’habitude de ne plus m’inquiéter en présence de ceux qui ont essayé de me tuer en plusieurs occasions. Je ne sais pas trop comment je fais, d’ailleurs…

- Comment peux -tu plaisanter à un moment pareil, bordel ? cria Draco, perdant complètement son sang froid.

- Je ne sais pas pourquoi tu t’enflammes comme ça, dit Harry calmement en s’appuyant contre le mur et enfonçant les mains dans ses poches. Je suppose qu’il est venu conspirer avec Rogue pendant son rendez -vous dans les donjons.

- Il va rester ici pendant plusieurs jours, Potter, grogna Draco.

- Quoi ? s’exclama Harry en faisant un bond.

- Heureux de constater que je ne suis plus le seul à paniquer.

- Il ne peut pas faire ça ! N’est -ce pas ?

- C’est un administrateur de l’école, il peut faire ce qu’il lui plait, dit Draco en s’adossant à son tour au mur. Comme, par exemple, venir à Poudlard sans prévenir pour voir comment les choses se passent.

- Qu’est -ce qu’on fait alors ?

- Moi, je vais dîner avec mon père à 18h tandis que toi, tu vas trouver le moyen d’occuper Gabriel et les autres dans ta salle commune pendant tout le week -end.

- Quoi ? Et pourquoi c’est à moi de faire tout le travail ? se plaignit Harry.

- Parce que c’est ton fils, répondit tout simplement Draco. Et tu ne lui diras, sous aucun prétexte, que mon père reste ici pour quelques jours.

- Pourquoi pas ?

- Potter, d’après moi, si Gabriel était si excité tout à l’heure à la vue de mon père, ce n’était pas seulement à cause des œufs de cocatris. Il ne faut surtout pas qu’il essaie de voir mon père, il risquerait de se faire remarquer.

- Bon, ok, dit Harry. Sais -tu, exactement, combien de temps va rester ton père ?

- Aussi longtemps qu’il le voudra, répondit Draco en secouant la tête. En fait, s’il reste ici, c’est parce que Dumbledore lui a dit que tous les hiboux sont en vacances dans une sorte d’hôtel pour oiseaux, quelque part en France.

- Et c’est le cas ?

Le Serpentard faillit émettre un son moqueur en entendant cette question stupide mais se ravisa. Connaissant Dumbledore, c’était probablement le cas, en effet !

- Ah, autre chose… hésita Draco.

Il fronça les sourcils, essayant de trouver la meilleure façon de dire ce qu’il avait à dire :

- Ce serait peut -être mieux de nous éviter jusqu’à ce que mon père s’en aille. Qu’est -ce que tu en dis ?

- Tu sais bien que Gabe ne sera pas d’accord, fit remarquer Harry, après un moment d’hésitation.

- Et bien, il devra l’accepter. Ce n’est pas comme si nous avions le choix.

- Mais si, nous avons le choix. Seulement tu préfères gérer ça façon Serpentard : mettre les problèmes de côté et faire comme s’ils n’existaient pas, rétorqua Harry, de mauvaise humeur.

- Quoi ? Potter, j’essaie de nous sauver la peau ! En plus, tu devrais être content de ne pas me voir pendant quelques jours !

- Oh oui ! Je suis trop content ! Hyper heureux, en fait ! Je bondis de joie ! s’écria Harry, d’un ton sarcastique.

- Qu’est -ce qui te prend ?

- Rien ! Je vais très bien : ma vie est complètement chamboulée depuis que Gabe a fait son apparition et en plus tu me colles tout le temps ! En fait, je crois que j’ai fait une overdose de Malfoy donc je crois que, oui, je pourrai tenir plusieurs jours sans te voir ! Et c’est tant mieux considérant que je vais passer le reste de ma vie en ta charmante compagnie !

- Tu as une meilleure idée ?

- Je…

Harry se tut et il y eut un silence pendant dix bonnes secondes puis :

- J’ai trouvé ! Tu devrais laisser Gabe et Lucius se rencontrer.

- Quoi ? Putain, Potter, est -ce que tu es CINGLE ?

- Et pourquoi pas ? Tout ce que nous aurons à faire, c’est prévenir Gabe : il ne devra pas parler de toi, moi ou des liens qui nous unissent tous. Tout ira bien.

- Il va tout découvrir, imbécile ! Quand nous prenions le thé, tout à l’heure, il m’a dit que Gabriel me ressemblait quand j’étais plus jeune. Et ce n’est pas tout, il se pose aussi des questions au sujet de ce Weasley.

- Et alors ? Qu’est -ce qu’on a à gagner en ne lui disant rien ?

- Oh, juste nos vies ! Ai -je besoin de te rappeler qui sont les amis de mon père ?

- Tu es en train de me dire que ton père serait prêt à sacrifier ta vie, comme si de rien n’était, pour le bénéfice de quelqu’un d’autre ?

Malfoy, les yeux écarquillés, se recroquevilla comme si on l’avait frappé.

- Et Gabe ? continua Harry. Lucius devrait être heureux d’avoir un petit -fils. Tu penses qu’il rejetterait ça aussi ?

Comme Malfoy se taisait toujours, Harry émit un grognement moqueur.

- Tu sais quoi ? J’ai l’impression, qu’en fait, c’est toi qui as le plus honte de toute cette torride affaire. T’es qu’un lâche !

Et sur cette dernière phrase, Harry s’en alla.

A l’insu des deux garçons de 7ème année, un Brun et un Roux, caché derrière une armure un peu plus loin, échangèrent un regard plein inquiétude.

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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:35

Gabe resta assis dans son lit, immobile et se contenta de fixer la personne qui se tenait devant lui.

- Désolé.

Gabe cligna des yeux une fois. Deux fois pour faire bonne mesure puis :

- Je n’ai pas bien entendu.

- J’ai dit que j’étais désolé, répéta Parker, les dents serrées.

- Heu… je sais que tu te considères comme un sorcier prodigieux mais ce n’est pas de ta faute si je suis ici, dit Gabe, légèrement confus. A moins que tu aies saboté mon petit -déjeuner.

Parker se renfrogna, regrettant déjà d’être venu.

- Je m’excuse pour t’avoir lancé un maléfice au Bal, espèce d’idiot !

- Oh ! Ah, ouais… dit Gabe dont l’expression de compréhension se transforma rapidement en colère dirigée vers le Brun face à lui tandis qu’il revivait l’incident.

- Pas la peine de me regarder comme ça ! Le professeur Malfoy -Potter l’a bloqué.

- C’est l’intention derrière l’action qui importe, contra Gabe en croisant les bras.

- Dans ce cas, le fait que je m’excuse devrait peser dans la balance !

- Et pourquoi tu t’excuses, d’abord ? Tu ne m’as même pas touché. En plus, tu ne t’excuses jamais !

- Et bien… Castor est toujours dans les vapes. Je n’avais pas l’intention de mettre autant de puissance dans mon sort. Mais tu m’avais vraiment énervé…

- HA ! Abernathy est toujours dans les vapes ? se moqua Gabe. Parker, tu as rendu un grand service à tous les élèves.

- Le maléfice t’était destiné, crétin ! lui rappela Parker.

- Exact ! Pourquoi me balancer un maléfice aussi puissant, d’ailleurs ?

- Et bien, si tu avais laissé Désirée tranquille comme je te l’avais dit…

- C’est ce que j’ai fait ! C’est elle qui est venue me voir !

- Tu penses vraiment que je vais te croire si tu me dis qu’elle t’a traîné de force sur la piste de danse, qu’elle t’a mis sous Imperium pour t’obliger à danser avec elle ?

- Euh… oui ? tenta Gabe.

- Merlin ! T’es pas croyable ! explosa Parker. Je viens à l’infirmerie, j’essaie d’être aimable, je vais jusqu’à m’excuser pour ce que j’ai fait hier soir et toi, tu continues à faire l’idiot borné que tu adores incarner quand tu es avec tes copains tout aussi débiles !

Parker prit la grenouille en chocolat qu’il avait posée sur la table de nuit en arrivant puis sortit avec fracas, bousculant sans ménagement Mack et Rama qui entraient à ce moment -là.

- Qu’est -ce qui s’est passé ? demanda Rama en s’approchant du lit du fils Malfoy -Potter.

- Je crois que je l’ai vexé, répondit simplement Gabe.

- Je crois que ta simple existence le vexe, mec, fit remarquer Mack en roulant des yeux. Mais oublie ça, est -ce que Mme Pomfresh t’a donné ta potion ?

Avec un parfait timing, l’infirmière apparut à cet instant et se dirigea vers les trois garçons :

- Voila, M. Malfoy -Potter. Buvez tout et patientez pendant que les effets secondaires feront effet. Ensuite, vous pourrez partir.

Mack et Rama attendirent que Gabe avale toute la mixture (« Berk ! Ç’a le goût du sirop de myrtille ! ») et ils ne bougèrent toujours pas quand les effets secondaires firent leur apparition : à la grande joie de tous les autres occupants de l’infirmerie, Gabe se mit à caqueter comme un poulet pendant dix bonnes secondes.

Une fois que ce fut terminé, le Loup et le Cerveau prirent une grande inspiration puis :

- Gabe, nous avons quelque chose d’important à te dire….

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO

Gabe grogna tandis qu’il se laissa retomber sur le lit.

- Que quelqu’un me dise que ma vie n’est qu’une horrible blague !

- Euh… dois -je m’inquiéter du fait que Harry a sorti exactement la même phrase ? s’enquit Rama, ce qui lui valut un coup de poing de la part de Mack. Aïe ! Ben quoi, c’est vrai !

- Peut -être mais ce n’est pas le sujet, grogna Mack.

- Donc mon grand -père est vraiment ici ? demanda Gabe en observant le plafond.

- Ouais.

- Et il ne partira pas de sitôt ?

- Pas avant quelques jours d’après Oncle Draco.

- Et ils vont dîner ce soir à 18h ?

- Affirmatif.

- Et mes pères ont l’intention de me cacher tout ça ?

- Absolument tout.

- Et pourquoi je ne peux pas le voir, d’abord ?

- Parce que tu n’es qu’un idiot qui n’a rien dans le citron et donc tu risquerais de t’incruster et de tout révéler, mettant, par conséquent, le monde entier en…

Rama ne termina pas sa phrase à cause des regards courroucés lancés dans sa direction et tenta autre chose :

- Je veux dire… Tu es leur précieux fils Malfoy -Potter et ils ne veulent pas que tu sois blessé.

- Tu t’es bien rattrapé, crétin, déclara Mack d’un ton sec. Alors qu’est -ce que tu veux faire ? ajouta -t -il en se tournant vers son ami toujours au lit.

- Il est hors de question que tous mes efforts soient réduits à néant parce qu’ils décident de s’éviter, dit Gabe en fixant durement le plafond.

- Hum, nous ne savons pas combien de temps nous resterons encore ici.

- Très bien. Dans ce cas, il est temps d’employer les grands moyens, déclara Gabe en s’asseyant d’un coup.

- Oh oh… Grand comment, les moyens ? voulut savoir Mack, un tantinet sceptique.

- Nous allons passer à l’action ce soir.

Mack et Rama échangèrent un autre regard.

- Passer à l’action ? C’est -à -dire ?

- Et auprès de qui ?

- Je ne sais pas ! Mack, c’est toi le cerveau de la bande ! Trouve quelque chose !

- Quoi ? Mais ce n’est même pas mon problème !

- Si tu ne voulais pas m’aider, tu n’aurais pas dû me répéter ce que tu avais entendu, argua Gabe.

- Très bien, capitula Mack en soupirant. Je suppose qu’il serait plus simple de s’occuper d’abord d’Oncle Harry puisque tu seras coincé avec lui pour les prochains jours mais d’un autre côté, il sera sur ses gardes. Et puis il aura sûrement demandé à mes parents de nous surveiller pour qu’on ne puisse rien faire de bizarre…

- J’ai une idée, annonça tout à coup Rama en se penchant pour poser ses coudes sur le lit. Je suis sûr que ça va marcher mais ça ne va pas te plaire et puis il va t’en coûter.

- C’est la pire proposition que j’ai entendue, fit remarquer Gabe d’un ton moqueur.

- Est -ce que tu sais où ton père va dîner ? voulut savoir Rama après avoir haussé les épaules.

- S’ils vont à Pré au Lard, ce sera le Nocturnal. Il m’emmène toujours là -bas quand nous visitons le village.

- Oh ! Dans ce cas, mon plan va vraiment marcher ! s’écria Rama d’une voix surprise.

- Quoi ! Tu veux dire que tu n’étais pas sûr ? demanda Mack.

- Et bien, j’étais sûr mais je n’avais pas toutes les informations requises pour le peaufiner.

- Quel est ton plan ? s’enquit Gabe, curieux.

- D’abord, il faudra que mon frère nous aide un peu….
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Ange Evans
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:35

CHAPITRE VINGT : Passer à l’action.

-

-

- Ok, voici les explications pour bien servir le repas de mon père, dit Gabe en tendant à Wolcott un morceau de parchemin.

- Des explications ?

- Oui. Mon père commande toujours la même chose et il y tient donc tu devras faire très attention à ce que tu fais. Si jamais tu te trompes, il ne mangera pas, il te balancera son verre à la figure avant de faire un scandale et d’obtenir ton renvoi… ce qui serait gênant vu que tu ne travailles pas ici.

- T’es sérieux ?

- Bon, il ne te balancera peut -être pas son verre à la figure, mais il ne mangera pas, ça, c’est sûr. Au mieux, il va picorer et peut -être pousser les légumes sur le côté pour faire croire qu’il les mange.

Wolcott jeta un coup d’œil sur le parchemin.

- Rajouter un peu de sucre sur le saumon juste après la cuisson, lut -il, cuire le brocoli avec du fromage qu’il faudra retirer dès que le brocoli est prêt… une touche de… Berk ! Rappelle -moi pourquoi j’ai accepté de vous aider, déjà ?

- Parce que tu es mon frère et que tu m’adores, déclara Rama.

Un regard noir fut lancé dans sa direction.

- Ok, ok ! Tu nous aides parce que tu en as marre que je me plante à chaque fois à cause de mes « plans foireux ». Et donc, si tu nous aides, tu nous éviteras de nous faire prendre et puis tu n’auras pas besoin de nous engueuler plus tard, dit Rama.

- Et ben, vous nous devrez une SACREE chandelle, après ça, grogna Wolcott.

- Cela dit, tout ça n’explique pas ce que je fais ici, fit remarquer d’un ton sec Bakura Higurashi, le meilleur ami de Wolcott.

- Tu es là parce que tu aimes mon frère si profondément que tu le suivrais jusqu’au bout du monde, répondit Rama d’une voix légèrement moqueuse.

- Qu’est -ce que tu viens de dire ? Répète un peu pour voir, espèce de sale gosse !

- Oh, arrête un peu… tout le monde sait que tu baves devant mon….

Rama ne put terminer sa phrase car Bakura avait attrapé le devant de sa chemise.

- C’est à cause de toi, petit con, que Cindy m’a plaqué. Elle a cru à tous tes délires !

- Hé, les mecs ! Taisez -vous ! Et putain, Rama, arrête d’emmerder Bakura avec tes fantasmes ! dit Gabe, d’une voix sifflante. Vous allez nous faire repérer !

- Mes fantasmes ? Je… s’écria Rama qui eut la décence de paraître scandalisé.

- Sans oublier qu’on risque de se faire jeter dehors, coupa Mack.

- Entre nous, je préfèrerais me faire jeter dehors maintenant, plutôt que de nous faire prendre plus tard, dit Wolcott d’un ton dramatique.

- Ouais… d’un autre côté, on t’a pas amené ici pour te demander ton avis, n’est -ce pas ? ironisa Gabe d’une voix traînante avant de se pencher pour jeter un coup d’œil sur les clients du restaurant depuis leur poste d’observation à savoir une plante très large.

- Ok, ok, ok…. Est -ce que tu as apporté ce que je t’ai demandé ?

- Oui, répondit Gabe en prenant une petite fiole dans sa poche.

- C’est le cheveu du professeur Malfoy -Potter ? s’enquit Wolcott, un peu sceptique et en prenant la fiole.

- Oui.

- Tu es vraiment sûr que c’est le cheveu de ton papa ? insista le plus vieux des frères Lupin.

- Oui.

- Parce que si ce n’est pas le sien…

- Bordel ! OUI, c’est bien le sien ! Mack a été assez con pour aller l’arracher directement de sa tête ! s’écria Gabe avec impatience.

- Hé, ce n’était pas con ! s’exclama Mack, indigné. C’était une idée géniale puisqu’ Oncle Harry nous a jeté dehors ensuite. Il ne pourra pas nous en vouloir s’il nous cherche plus tard !

- Ben voyons… Fais pas comme si ça faisait partie de ton plan !

Wolcott ignora la dispute et tendit la fiole et le parchemin à Bakura avant de le pousser en avant.

- Hé ! Pourquoi tu lui as donné tout ça ? voulut savoir Rama.

- Que tu le croies ou non, je n’ai pas traîné Bakura jusqu’ici pour ses beaux yeux, répondit Wolcott qui se renfrogna quand Rama émit un son moqueur. Il va jouer le rôle du serveur.

- Quoi ! Mais je croyais que ce serait toi, le serveur !

- Et risquer de me faire griller ? T’es fou ?

- Comment ça, « te faire griller » ?

- Draco Malfoy pourrait me reconnaître, dit tout simplement Wolcott.

- Nous sommes dans le passé, abruti. Il ne sait même pas encore que tu existes !

- C’est vrai mais il te connaît et comme nous nous ressemblons….

- Qu’est -ce que tu racontes ? On ne se ressemble pas du tout !

Wolcott se contenta de lever les yeux au ciel pour toute réponse.

- Mais si Bakura est là pour verser la potion et faire tout le travail, qu’est -ce que tu fais ici ?

- Je vais distraire leur serveuse, dit Wolcott avec un sourire carnassier.

Ses habits se métamorphosèrent en uniforme de serveur et il se retourna, prêt à entrer en scène.

- Attends… est -ce qu’on ne devrait pas revoir le plan une dernière fois ? demanda Rama dans un chuchotement.

Mais son frère l’ignora et sortit de leur planque.

- Il n’y pas grand -chose à revoir, après tout, dit Mack. Nous attendons ici, ils versent la potion et nous partons d’ici. Quoique… perso, ça ne me dérangerait pas de partir maintenant.

- Pourquoi ? C’est quoi, cette potion, exactement ? demanda Gabe avec curiosité.

- Inutile de se préoccuper de ce genre de détail, dit Rama, tout sourire. Ce qui est important, c’est que mon plan va marcher. Tu as ma parole.

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:36

- ….. toujours est -il qu’en tant que Préfet en Chef, tu ne devrais même pas recevoir de retenue.

Draco cacha son air renfrogné en buvant une gorgée de vin. Il n’arrivait pas à y croire : son père lui parlait encore de ça ! Et puis, ce n’était pas comme s’il était le premier Préfet en Chef à être puni. D’ailleurs, s’il se souvenait bien, le père de Potter, James, était connu justement pour avoir été puni quand il était Préfet en Chef. Le problème c’était qu’il était aussi connu pour se tirer des pires embrouilles.

Mais bon, il est vrai que c’était un peu honteux de voir le meilleur élève de l’école en retenue, non pas une fois mais deux ! Et l’année avait commencé depuis à peine deux mois.

Pour être tout à fait honnête, sa première retenue résultait d’une négligence de sa part. Il n’avait pas pensé à vérifier les alentours quand il était allé se vanter de sa nomination auprès de Potter. Et bien sûr, McGonogall s’était méchamment énervé avant de les mettre tous les deux en retenue (Malfoy parce qu’il ne s’était pas comporté comme un Préfet en Chef digne de ce nom et Potter parce qu’il avait été assez stupide pour répondre à la provocation). Ils avaient dû rester debout pendant une bonne heure et demie à l’écouter leur faire la morale sur le comportement attendu des élèves modèles.

La seconde retenue était entièrement de la faute de Weasley et pourtant Potter et lui avaient écopé de la punition, allez savoir pourquoi ! Il ne savait plus trop comment c’était arrivé, mais il savait qu’entraient dans l’équation du rouge à lèvres, un string et quelques vagues insultes à propos de tâches de rousseur.

Draco grimaça, de nouveau énervé. S’il continuait à être puni à cause du Trio Parfait, la prédiction de Gabe à propos « d’amour » semblait impossible à réaliser.

…. Non pas qu’il voulait tomber amoureux de l’idiot aux cheveux noirs.

Draco préféra ne pas s’attarder sur le sujet et reporta son attention sur Lucius qui semblait l’étudier de près. Loin d’être intimidé, il planta son regard dans celui de son père.

- Tu sais à quel point ta mère et moi sommes fiers de ta nomination au poste de Préfet en Chef, n’est -ce pas ? commença Lucius en choisissant ses mots avec soin. C’est un poste à responsabilité et il serait tout à fait indiqué si tu décidais à suivre mon exemple quant au soutien que tu pourrais apporter.

Draco nota la pause et en profita pour hocher la tête, indiquant qu’il avait parfaitement compris de qui parlait son père.

- Cependant, le fait que tu sois Préfet en Chef minimise ta chance de recevoir la Marque des Ténèbres avant la fin de l’année.

- Quoi ? Pourquoi ? demanda Draco.

- Parce que, maintenant, tu es beaucoup trop proche de Dumbledore et inexpérimenté pour mener à bien les missions qu’on pourrait te confier. Il va te surveiller, c’est certain et le moindre changement dans ton comportement ou tes habitudes risquerait de l’alerter, répondit Lucius d’un ton docte.

- Donc je n’ai plus le droit de choisir un camp parce que j’ai fait de mon mieux pour être le meilleur élève, ce qui, d’ailleurs, fait de moi un très bon candidat pour le job, dit Draco, quelque peu furieux. Si j’ai bien compris, je n’aurais pas dû travailler si dur. Exact ?

- Non, c’est plutôt une erreur de ma part. Tu n’as tout simplement pas l’expérience requise pour déjouer la surveillance de Dumbledore. Si je t’avais poussé à accepter la Marque deux ans plus tôt, les choses auraient été plus faciles aujourd’hui.

Draco se mit à réfléchir en fronçant les sourcils tandis qu’on plaçait leurs assiettes devant eux. Les deux hommes se renfrognèrent quand ils virent que leur serveuse avait été remplacée par un garçon asiatique dont les cheveux noirs avaient été teints en rouge et ramenés en une simple queue de cheval. Ce n’était pas dans les habitudes du restaurant de changer le service pendant le repas mais étant donné que leur précédente serveuse était complètement incompétente, aucun d’eux ne se plaignit.

Et ils restèrent silencieux tandis que le garçon faisait son travail.

Draco jeta un coup d’œil sur son assiette et remercia mentalement Merlin que ce serveur soit capable de faire exactement ce qu’il avait demandé. En fait….

En y regardant de plus près, le Serpentard remarqua que tout était parfait, au détail près : il y avait même la tomate coupée en cinq tranches placées sur le côté et avec un filet d’huile d’olive. Il était vraiment impressionné. Malgré le standing élevé du Nocturnal, il y avait toujours quelque chose qui clochait dans sa commande mais aujourd’hui….

Si Draco n’avait pas été Draco, il aurait remercié le serveur et l’aurait félicité pour son service parfait. A la place, il émit un son de satisfaction et ignora l’air mécontent de son père, pas vraiment concerné par le fait que la commande de Malfoy Senior n’ait pas reçu autant d’attention que la sienne.

Ils mangèrent en silence pendant un moment avant que Draco ne se décide à aborder un sujet auquel il avait pensé plus tôt :

- Et si je n’étais plus Préfet en Chef….

- C’est hors de question ! s’écria Lucius d’un ton autoritaire.

Bon, autant oublier cette idée…

- Je ne veux pas que tu t’abaisses pour ça.

Draco resta silencieux et prit une gorgée de vin mais il n’en pensa pas moins : « Vous êtes vraiment un hypocrite, Père ! ». Ses pensées durent se lire sur son visage parce que l’expression de Lucius s’assombrit alors qu’il posait sa fourchette sur la table. Mais avant qu’il n’ait le temps d’ouvrir la bouche, Draco se dépêcha de parler :

- Vous m’aviez dit que, pendant ce dîner, nous allions discuter de la possibilité que je soutienne le Seigneur des Ténèbres avant d’obtenir mon diplôme. Et maintenant, vous me dites que je ne suis pas autorisé à rejoindre la cause, que je ne peux même pas la soutenir !

- Réfléchis une minute, Draco. Tu ne t’es jamais dit que Dumbledore t’avait nommé Préfet en Chef au lieu de Potter pour garder un œil sur toi et éviter une attaque des élèves eux -mêmes ?

- Quoi ? Et mes notes et…. ?

Lucius leva la main, réduisant immédiatement au silence un Draco très agacé, tout à coup.

- Je n’ai jamais dit que c’était la raison, j’ai simplement dit que c’était une possibilité. Mais si nous considérons cette possibilité alors ta destinée est bien plus grande que je ne l’espérais. Enfin, ce sera le cas, si tu fais les bons choix.

Draco faillit grogner tant il était confus.

- Plutôt que de te vautrer dans les avantages que t’apporte ta nouvelle position, j’aimerais que tu aides les élèves, tenta d’expliquer Lucius.

- Aider… les élèves ? répéta Draco après un moment de surprise.

Il avait parlé lentement comme si ces mots -là étaient étrangers à son vocabulaire… ce qui n’était pas faux.

-Oui. Utilise ta positon pour gagner le respect de tes pairs. Même la Préfète en Chef, née de famille moldue doit douter de tous les a prioris qu’elle aurait pu avoir auparavant à ton sujet.

- Granger ? Vous voulez que je me lie d’amitié avec Granger ?

- Non. Quand le moment sera venu, je veux qu’elle ignore à quel camp tu appartiens. Il faut que les gens pensent que tu es neutre dans cette guerre.

- Et quel bien cela va -t -il nous apporter ? Potter me soupçonnera toujours, quelque soient mes actions.

- Oublie Potter. Tu t’attaques à un morceau plus gros que Potter.

- Plus gros que Potter ? voulut savoir Draco, sceptique et en prenant une autre bouchée de son repas.

Pendant une seconde, Draco s’amusa à imaginer que cette conversation avait pour sujet la taille des pénis. Mais, au fait, est -ce que Potter en avait une grosse ? Ce serait vraiment drôle s’il avait une toute petite queue… de quoi être totalement embarrassé et puis, ce serait une excellente raison pour se moquer de lui. Le Petit Zizi de Potter. Ah ah ah.

Mais d’un autre côté, selon Gabe, ils étaient censés rester ensemble pour toujours et pour des raisons pratiques, Draco refusait d’être coincé avec quelqu’un qui avait un sexe de la taille d’un cornichon.

En fait, le Parfait Potter avait sûrement une énorme queue, ce qui, en plus d’être très excitant pour une raison qu’il ignorait en cet instant, pouvait s’avérer frustrant quelque part. Et oui, Draco était plutôt fier de ses mensurations et si jamais son sexe était plus petit que celui du Gryffondor, ce serait une autre situation où le Balafré sortirait vainqueur. Peut -être qu’il était nul au pieu… seulement, connaissant sa chance, Potter risquait de s’avérer être une bête de sexe ! (Etait -ce une bonne chose, pour autant ? Le Blond avait dû mal à se décider).

Très bien. Si jamais Potter avait une grosse queue, il la couperait !

- Tout ça est bien plus important que Potter.

Ah. Cool. Le pénis de Potter n’avait rien à craindre en fin de compte. Minute. Hein ?

- Potter n’est qu’un garçon dont la réputation peut être souillée par un simple tabloïd. Toi, tu règneras sur la population sorcière tout entière.

Ah oui. La conversation. De quoi parlaient -ils, déjà ?

- Alors…

- Alors, ce que tu obtiendras, éventuellement, c’est un pouvoir qui ira au -delà de la notion de bien et de mal, expliqua Lucius. Le pouvoir le plus pur. Les gens vont à la fois te craindre et te respecter. Certains penseront que tu es puissant et généreux quand d’autres soutiendront que tu es puissant mais maléfique. Vois -tu où je veux en venir ?

- Oui, répondit Draco.

Il aimait assez l’idée d’être plus puissant que le Seigneur des Ténèbres quand il s’agissait d’influencer l’opinion de toute une population.

- Et tout ce que j’aurai à faire, c’est de prétendre aider les gens et rester neutre tout en soutenant, secrètement, le Seigneur des Ténèbres.

- Quelque chose comme ça, oui.

- Je ne pense pas que Potter tombera dans le piège, même si c’est un imbécile, fit remarquer Draco d’un ton presque boudeur.

- Tout cela n’a rien à voir avec Potter, rappela Lucius.

- Mais, Père, Potter est un élément clé de cette guerre et si je pouvais…

- Draco, tu n’as pas été capable de le battre ces six dernières années ! Il est temps que tu oublies ce crétin et que tu te consacres à des choses plus importantes.

Les mots « Rien n’est plus important que Potter » faillirent échapper au Serpentard qui resta silencieux, agacé par le fait qu’il ait pu pensé une telle chose et même faillit la dire !

Il compta jusqu’à trois dans sa tête et il fut heureux de constater qu’il pouvait tenir plus de deux secondes sans penser à Potter. Oublions, voulez -vous, le fait qu’il ait compté comme s’il s’était transformé en un lutin frappé par le sort hurry. (1)

Draco savait que le peuple sorcier était facilement manipulé si vous étiez assez puissant. Il savait aussi que Potter était une exception à cette règle.

Pourquoi ? Parce que cet imbécile n’était qu’un crétin complètement borné, voila pourquoi ! Si vous essayiez de le pousser dans un sens, il risquerait de tirer dans l’autre sens, juste histoire de vous énerver !

Donc pour résumer, Potter aurait tendance à le repousser de toutes ses forces si Draco se décidait à être quelqu’un de bien. Mais si le Blond ne faisait rien pour se rapprocher de lui, qu’elle serait la réaction du Golden Boy ?

Il trébucherait. Il trébucherait parce qu’il n’aurait aucun adversaire à repousser. Si Draco le laissait tranquille assez longtemps, Potter avait de bonnes chances de venir le voir pour lui demander ce qui se passait.

Et si, pour toute réponse, Draco se contentait de hausser les épaules et d’ouvrir les bras, Potter risquerait de trébucher, une fois de plus.

Et pendant cette petite seconde de doute et de confusion, Draco ferait en sorte qu’après avoir trébuché Potter atterrisse, à coup sûr, dans son lit. Là, il pourrait lui faire l’amour avec passion jusqu’à ce que le Gryffondor ne soit plus capable de marcher… pendant au moins une semaine !

Il y avait juste un petit problème : Potter clamait haut et fort qu’il était hétéro, il n’en démordait pas. Donc, toute tentative de relations sexuelles serait plutôt considérée comme une tentative de viol. Et violer Potter risquerait d’être, sans aucun doute, plus dangereux pour Draco que pour le Golden Boy si jamais la magie primaire et défensive entrait en jeu….

Le Blond fronça les sourcils, arrêtant là, le fil de ses pensées. Bordel ! Il n’était pas un violeur ! Alors, pourquoi, envisageait -il les risques d’une approche, putain ? En pensant à Potter, en plus !

En fait… Draco remonta le cheminement de ses pensées…. Et d’abord, pourquoi envisageait -il de coucher avec cet idiot, de toutes façons ?

Pour être tout à fait honnête, maintenant qu’il était conscient de la tournure que prenaient ses réflexions, coucher avec Potter était plutôt tentant….

« Non ! Pas du tout ! » se dit Draco avec fermeté. Il était censé être toujours en colère à cause des mots que lui avaient balancés Potter tout à l’heure. Donc il était hors de question qu’il récompense cet homme de Neandertal par une partie de jambes en l’air torride et débridée. Il ne méritait même pas d’avoir le plaisir de contempler le corps nu et parfait du Serpentard. Hors de question !

Mais d’un autre côté, s’il devait utiliser le sexe comme une arme alors c’était lui qui aurait le plaisir de voir le corps nu et (vraisemblablement) parfait de Potter.

Draco réussit à retenir un gémissement en prenant une autre bouchée de son plat. Merlin, mais qu’est -ce qui n’allait pas chez lui ? Pourquoi était -il sexuellement obsédé par Potter, tout à coup ?

Potter était on ne peut plus virginal ! Il avait intérêt à y aller doucement s’il voulait avancer avec le Balafré ! Mais comment séduire Potter en douceur tout en évitant de se prendre un maléfice ?

Telle était la question….

OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:36

Pendant ce temps -là, à Poudlard….

- TU AS DONNE A MON PERE UNE POTION DE LUXURE ! Wiglaudius ! (2)

- Hé ! Oh, allez Gabe ! Sois un peu raisonnable ! plaida Rama alors qu’il se cachait derrière un bureau pour éviter le sortilège. Tu te plains tout le temps que tes parents sont toujours en chaleur ! Donc je me suis dit….

- Waddiwassi !

-…. je me suis dit pourquoi ne pas commencer l’allumage tout de suite ?

- Espèce d’IDIOT ! Mes parents n’ont pas besoin d’une potion de luxure ! Ils sont déjà assez intenables comme ça !

- Mais c’est toi qui te plaignais parce qu’il fallait les forcer pour qu’ils passent du temps ensemble ! En fait, tu devrais me remercier pour mon idée de génie !

- Ton… ton idée de…. Toi ! GRRR ! Mack, est -ce que tu arrives à le croire ? cria Gabe en pointant un doigt accusateur vers Rama.

Le Roux, confortablement installé sur une chaise dans un coin de la pièce, leva les yeux :

- Considérant la façon dont fonctionne son cerveau ? Oui, j’arrive à le croire.

La mâchoire de Gabe tomba.

- Comment peux -tu rester aussi calme ? Mon papa va se faire violer !

- Ce n’est pas un viol si la personne est consentante, déclara Mack, l’air de s’ennuyer comme un rat mort.

- Quoi ? Comment ça, « consentante » ? Vous n’avez quand même pas donné la même potion à mon papa, n’est -ce pas ? N’est -ce pas ? Oh, Merlin, je vais mourir ! Rama, s’il te plaît, dis -moi que tu n’as pas donné à mon papa une de tes potions !

- Calme -toi, Gabe. Rama n’est pas idiot à ce point -là, dit Mack d’un ton rassurant. De toutes façons, il n’avait pas la possibilité de le faire.

- Quoi ? Comment le sais -tu ? demanda Gabe.

Il ouvrit la bouche démesurément tandis qu’il comprit tout à coup :

- Tu savais !

- Et ben, ce n’était pas trop difficile de devi…

- Stupéfix !

Mack rejoignit Rama derrière le bureau tandis que les sortilèges pleuvaient de nouveau.

- Hé ! T’es malade ? Ce sort est dangereux !

- Mieux vaut que ce soit toi, mec, dit Rama en se cachant derrière un autre bureau alors que Mack évita de justesse un petrificus totalus.

- Pourquoi est -ce que tu m’envoies les sorts les plus dangereux ? se plaignit Mack. Ce n’était même pas mon idée !

- Parce que tu savais et que tu n’as rien fait pour l’arrêter !

- Pourquoi m’aurait -il arrêté ? C’est un très bon plan, se défendit (stupidement) Rama.

- Un très bon… un très bon plan ? Mes pères en train de baiser ? C’est ça, un très bon plan ? TU L’AURAS VOULU !

Gabe jeta sa baguette au sol avant de pousser un cri de guerre :

- CREVE ! hurla -t -il en sautant par -dessus le bureau pour se jeter sur le Brun qui ne s’y attendait pas.

Mack sortit de sa planque avec précaution pour observer la bagarre qui faisait rage. Il savait qu’il aurait dû aider son ami mais comme la colère de Gabe n’était plus dirigée contre lui, il n’était pas trop motivé pour faire cette belle action.

- Il s’agit de mes pères !

- Et alors ? Ils sont jeunes ! Ils ont des désirs et des besoins à satisfaire !

- Ils ont toujours eu des désirs et des besoins à satisfaire !

- Quoique, en ce moment, je suppose que ce sont plutôt leurs hormones qui les démangent !

- Et c’est EXACTEMENT pour ça qu’ils n’ont pas besoin d’une potion de luxure ! Surtout mon père ! On a l’impression que ses hormones n’ont jamais cessé de le démanger !

Avec un soupir, Mack considéra qu’il était temps qu’il intervienne. Franchement, pourquoi le loup ne se défendait pas ? Par Salazar, il était tout bleu.

- Gabe, t’as pas l’impression d’exagérer ? fit -il remarquer.

- Non, grogna Gabe. Je trouve que vous tuer tous les deux est totalement justifié.

Mack leva les yeux au ciel.

- Ce n’est pas comme si Oncle Draco et Oncle Harry allaient faire quelque chose qu’ils n’ont pas l’habitude de faire ! Ouvre un peu les yeux !

Gabe se retourna vers Mack pour le fusiller du regard, relâchant, de ce fait, sa prise autour du cou de Rama.

- « Que j’ouvre les yeux » ? Mes yeux ont vu assez de choses comme ça à cause de ces deux -là ! Hé, j’ai une idée ! Et si nous ouvrions les yeux de notre petit génie ! Qu’est -ce que tu en dis, Rama ?

- T’as…

- Tu vois ? Il est d’accord avec moi, coupa Gabe.

C’était probablement une bonne chose que Rama n’ait pu terminer sa phrase car ce qu’il avait voulu dire était : « t’as complètement pété les plombs ! »

- Qu’est -ce que tu veux dire par « m’ouvrir les yeux » ? s’enquit Mack, en fronçant les sourcils. Je ne suis pas naïf.

- Ah oui ? dit Gabe, un grand sourire aux lèvres. Dis -moi, Mack, tu ne t’es jamais demandé pourquoi tes parents disparaissaient à tout bout de champ depuis qu’ils sortent ensemble ? Où ils vont et pour faire quoi ?

Mack cligna des yeux avant de comprendre :

- Oh. Oh Merlin ! cria -t -il en se prenant la tête entre les mains. Berk ! Enfoiré ! Tu m’as pollué l’esprit ! Argh ! Par les couilles de Godric, je suis traumatisé à vie ! Gabe, t’es qu’un salaud ! Rappelle -moi de ne jamais te pardonner ce coup -là !

Le jeune Malfoy -Potter se contenta de sourire d’un air supérieur avant de reporter son attention sur Rama. Les yeux du Brun s’ouvrirent sous l’effet de l’appréhension.

- Inutile d’essayer de me retourner le cerveau ! Je suis immunisé.

- Ou alors, tu es trop stupide, se moqua Gabe.

- Dixit l’idiot qui m’a fait confiance aveuglément pour concocter un plan, répliqua Rama.

- En parlant de ton plan, comment comptes -tu arranger la situation ?

- Euh… en espérant que Draco ne remarque pas qu’il a bu une potion de luxure ? proposa Rama.

Mais quand il vit l’expression du visage de Gabe, il jugea préférable de changer sa réponse :

- Ou alors… en prévenant ton papa qu’il doit éviter Draco à tout prix. Ensuite, nous chercherons Draco et quand nous l’aurons trouvé, nous l’attacherons à une chaise avec les chaînes de Rusard… chaînes qu’on nous devrons récupérer dans son bureau.

- La potion est si puissante que ça ? voulut savoir Mack d’une voix incrédule.

- Pas tant que ça, répondit Rama. Harry ne risque pas de se faire violer… enfin, je crois.

Les yeux de Gabe se plissèrent en entendant les derniers mots.

- Comment ça, « tu crois » ?

- Euh… et bien, tu sais que nos profs nous répètent sans arrêt qu’il faut toujours considérer la théorie du chaos magique. N’est -ce pas, Mack ?

- Laisse -moi en dehors de ça, veux -tu ? déclara le Roux.

- Rama, dis -moi, exactement, quelle potion de luxure tu as administré à mon père, dit Gabe sur un ton dangereux.

- Et bien… euh, je… Je ne sais pas ? Qu… quelque chose qui nécessitait l’essence de vélane mais nous n’avions pas cet ingrédient sous la main. Donc, nous avons improvisé en recueillant l’essence requise à partir de Wolcott et moi. Et…

- Tu as fait quoi ?

- …. et comme nous sommes aussi en partie loup -garou…

Rama ne finit pas sa phrase quand il vit Gabe s’approcher de lui.

- Vous savez, s’interposa Mack pour éviter le désastre, au lieu de se disputer au sujet des détails techniques, on devrait plutôt partir à la recherche d’Oncle Harry.

Les deux autres garçons s’immobilisèrent tandis que la tension, la colère et la peur s’évaporèrent.

- Par la barbe de Merlin ! Mack, tu as raison ! s’exclama Gabe en se précipitant vers la porte. Tiens bon, Papa ! Je vais protéger ta vertu !

- Euh… dit Rama en se relevant lentement.

- Je pense qu’il ne vaut mieux pas demander, déclara Mack tandis qu’ils suivaient Gabe.

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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:36

Harry éternua tandis qu’il tournait le coin pour se retrouver dans un autre couloir vide. En y réfléchissant, ce n’était peut -être pas une bonne idée d’avoir dit aux trois garçons de déguerpir vu que maintenant, il ne savait pas où ils étaient.

Après tout, il y avait tant d’endroits où se cacher à Poudlard où un Weasley, un loup -garou et un garçon en partie Malfoy pouvaient traîner. Sans oublier que sa carte des Maraudeurs avait disparu.

Harry se demanda s’il devait s’inquiéter à cause du sentiment qu’il ressentait en ce moment, un sentiment qu’un désastre se préparait.

Oubliant ça pour l’instant, il se mit à vérifier toutes les salles de classe et les cachettes possibles du corridor. Quand il se rendit compte qu’il n’y avait personne, le Gryffondor décida qu’il était temps qu’il utilise ses cordes vocales.

- Gabe ? appela -t -il alors qu’il descendait un escalier menant à une autre partie du château. Mack ! Rama ? Je ne vous en veux pas pour toute à l’heure, promis ! Gabe, j’ai…

Harry se tut le temps de fouiller dans ses poches puis :

- J’ai des chocogrenouilles ! On pourrait les manger après avoir joué au Quidditch, si tu veux !

- Potter !

Harry s’arrêta net au son de la voix de Malfoy avant que son cerveau ne se remette en route et lui suggère de trouver un endroit où se planquer, même s’il n’y en avait pas. La dernière chose qu’il voulait, c’était une confrontation avec le Blond surtout quand il ignorait où se trouvait leur fils.

Cependant, étant donné le ton de Malfoy, ce dernier devait déjà être au courant.

Ok, c’était le moment de jouer son rôle de l’Idiot Qui Nie Tout.

- Tu as besoin de quelque chose, Malfoy ? demanda Harry d’un ton tranquille, se préparant à….

- Comment suis -je censé te séduire, bordel ?

… pas à ça, en tous cas !

- Euh… quoi ?

- C’est impossible ! tempêta Malfoy en agitant la main d’une façon théâtrale. J’ai essayé d’imaginer tous les scénarios possibles mais ils finissent toujours mal. Même les plus lubriques où j’arrive presque à te faire me supplier !

Le Serpentard se passa la main dans les cheveux en poussant un soupir de frustration avant de se retourner pour donner un coup de pied dans le mur.

En dépit du bon sens, Harry se sentit un peu inquiet :

- Malfoy ? Tu vas bien ? voulut -il savoir avant de tiquer. Attends une seconde ! Qu’est -ce que tu veux dire par « te suppli… »

- Est -ce que j’ai l’air d’aller bien ? s’écria Malfoy en se retournant pour s’adosser au mur. Doux Merlin, je n’ai jamais autant bandé sans avoir été au moins touché ! Jamais !

Les yeux de Harry s’agrandirent démesurément en entendant la phrase crûe et bien malgré lui, son regard tomba sur le pantalon du Serpentard. En effet, il pouvait voir, à gauche de la braguette, la bosse, plutôt impressionnante, que formait le pénis dur et (sans aucun doute) douloureux comme s’il cherchait à s’échapper de sa prison de tissu.

Tout à coup, la température interne du Gryffondor monta de dix degrés et ses joues se colorèrent d’un rouge vif qui, bizarrement, flattait ses yeux verts.

Harry détourna les yeux en se raclant la gorge.

- Tu… euh, tu devrais peut -être aller quelque part pour… t’occuper de ça.

- M’occuper de quoi ? s’enquit Malfoy en arquant un sourcil, l’air interrogateur.

- Ton problème, grogna Harry en lui lançant un regard assassin.

Draco eut un sourire narquois alors qu’il se redressa avant de se diriger lentement vers son rival.

- Oh ? De quel « problème » parles -tu ?

Harry sortit sa baguette en un éclair et la planta sous la mâchoire imberbe du Blond.

- Touche -moi avec cette chose et je te balance un maléfice qui la fera tomber !

Draco se renfrogna puis bougea sa tête sur le côté pour éviter tout danger immédiat. Cependant, il n’allait pas déclarer forfait aussi facilement ! Pas tout de suite.

- Qu’est -ce qui ne va pas, Potter ? Tu étais plutôt d’accord tout à l’heure.

- Ouais mais tu m’as eu par surprise, contra Harry en replaçant sa baguette pour viser le visage de Malfoy.

Draco prit un moment pour froncer les sourcils à cause de cette baguette offensante quand ses yeux s’illuminèrent parce qu’il eut soudain une idée.

Pour Harry, c’était plus une lueur machiavélique qu’autre chose.

- Allez, Potter, dit Draco en osant franchir un autre pas en avant. Est -ce que tu n’es pas un peu curieux ? Tu ne veux pas savoir à quel point quelqu’un peut te faire du bien ? A quel point, je peux te faire du bien ?

- Non. Maintenant, tu vas…

Mais Harry ne termina jamais sa phrase. A la place, ses yeux sortirent de leurs orbites sous l’effet du choc.

Après avoir parlé, Malfoy s’était mis à cajoler sa baguette avant d’ouvrir la bouche pour sortir sa langue et la faire glisser du milieu jusqu’à la pointe d’une façon très, très provocante.

Malfoy léchait sa baguette.

Malfoy léchait sa baguette comme si c’était un objet sexuel bien précis.

Malfoy léchait sa baguette comme si c’était…. !

La mâchoire de Harry se fracassa par terre tandis que tout son sang se dirigeait vers le sud.

- Ma… Malfoy ! cria -t -il, arrachant sa baguette désormais violentée pour l’essuyer sur sa jambe gauche. Mais qu’est -ce qui te prend, bon sang ?

Draco plaqua le Gryffondor contre le mur, le piégeant de son corps.

- Juste une fois, Potter. C’est tout ce que je demande. Juste une chance et ce sera tout. Une fois, sans conséquence.

- Ecoute, je ne pense vraiment pas que… Mais, que… qu’est -ce que tu fais avec tes mains ?

- J’essaie de te convaincre de façon subtile, murmura Draco dans l’oreille de Harry.

Ses mains caressaient le ventre du garçon aux cheveux noirs avant de se déplacer vers le bas.

- Tu sais… commença Harry avant de déglutir bruyamment. Ce n’est pas très subtil si je les ai déjà remarquées, ajouta -t -il la voix coassante.

- Je peux être beaucoup plus démonstratif, si tu préfères, dit Draco en écartant les jambes de Harry avec son genou pour mieux se coller contre lui.

Harry poussa un halètement surpris quand son corps se retrouva parfaitement aligné avec celui de Draco. Leurs torses, leurs ventres, leurs hanches se touchaient comme s’ils avaient été créés pour fusionner dans la plus parfaite harmonie. Enfin, si vous considériez l’harmonie comme étant cette vibration au niveau de son entrejambe qui semblait saper toute la force de ses genoux.

Draco poursuivit ses effleurements en mordillant doucement le lobe de l’oreille de Harry avant de lécher son cou. Ses mains commencèrent à explorer la poitrine encore vêtue du Gryffondor avant de s’arrêter brusquement au niveau de son ventre pour serrer la chemise entre ses poings.

- Potter… Harry, se corrigea Draco, la voix tremblante de désir. Est -ce que tu en as envie ?

Harry ouvrit la bouche pour répondre mais sa voix semblait avoir disparu. Est -ce qu’il avait vraiment envie de dire non ? Après tout, ce n’était qu’une fois. En cet instant, la tête de Draco était posée sur son épaule mais Harry savait qu’il avait ce même regard au fond des yeux. Cette passion tout juste contenue qui faisait étinceler un peu plus ses yeux gris.

Le Serpentard perçut l’hésitation de Harry et s’immobilisa. Il retint son souffle quand le Gryffondor leva lentement, très lentement, les bras pour attraper les manches de Draco.

- Malfoy… souffla Harry d’un ton hésitant parce qu’il ne savait pas quoi dire d’autre.

Mais ce fut suffisant. Draco se contenta de ce timide consentement et dévora la peau du cou du Golden Boy. Merlin, jamais il ne se lasserait de ce goût. Ses mains remontèrent sous la chemise du Gryffondor. Cette fois, son toucher n’était plus tendre ou subtil, non, il était désespéré et impatient, ses doigts traçant des sillons de feu sur la poitrine musclée.

Harry en avait le souffle coupé. Il avait l’impression que ses forces allaient le lâcher d’une seconde à l’autre et qu’il allait s’étaler par terre mais, honnêtement, il s’en fichait. Jamais, il n’avait ressenti un tel plaisir.

Et puis Draco bougea ses hanches vers l’avant.

Tout à coup, Harry voulait plus. Tellement plus. Il bougea ses hanches à son tour, répondant à la demande tacite du Serpentard et poussa un gémissement quand son érection entra en contact avec celle de Draco. Cela ne fit qu’embraser un peu plus le Blond qui passa du cou aux lèvres de Harry. Ils échangèrent un baiser passionné, une bataille féroce pour la domination mais aucun d’eux ne se souciaient de savoir qui serait le vainqueur.

Harry attrapa la tête de Draco pour être sûr que le Blond ne mettrait pas fin au baiser avant que, lui, ne soit prêt. Les mouvements de leurs corps se firent saccadés, des gémissements de plaisir s’échappant de leur gorge à intervalles irréguliers.

Draco recula un peu et ses mains se posèrent sur la ceinture de Harry avant de se démener avec le ceinturon et la braguette. Ensuite, une main plongea, glissa le long des poils bruns et attrapa fermement le sexe vibrant. Il était dur au -delà des mots et déjà moite.

Presque aussitôt, Harry poussa un halètement bruyant qui se transforma en grognement faisant écho à celui de Draco quand les muscles du Gryffondor se contractèrent et qu’il bougea ses hanches vers l’avant. Il voulait ressentir plus encore ce plaisir grisant qui roulait dans ses veines. Ses mains se précipitèrent en avant, tirant Draco par la ceinture afin de sentir sa queue dure contre la sienne.

Draco était on ne peut plus d’accord pour accéder à cette requête. Il plaqua ses hanches contre celles de Harry, une fois de plus, tandis qu’il se permettait de savourer l’extase brûlante que chaque coup de rein faisait monter.

- Oui, siffla -t -il. Oh, oui… oui… oui… mmmmh….

Draco s’attaqua de nouveau au cou de Harry et enleva l’horrible uniforme des Gryffondors pour mieux arracher la chemise de l’autre garçon. Le Serpentard, en cet instant, se moquait complètement des boutons. Il avait essayé de faire de son mieux et avait même réussi à en déboutonner au moins deux malgré ses doigts tremblants mais il laissa tomber et préféra ouvrir d’un coup le vêtement. L’idiot qui avait inventé les boutons méritait d’être torturé de la pire des façons !

Il avait envie de toucher le torse de Harry, le goûter, le marquer, putain, il voulait tout ! Ses lèvres descendirent, léchant et embrassant la clavicule, ses doigts titillèrent les tétons tandis que sa langue se frayait un chemin entre les pectoraux bien dessinés d’une poitrine qui se soulevait à un rythme fou. Puis, il souligna de sa langue les muscles d’un ventre tremblant, mordilla la peau juste sous le nombril avant de souffler doucement le long de la ligne de poils fins et noirs qui menait à son but ultime. Il s’arrêta un moment alors qu’il tendit la main vers l’élastique du boxer, fronçant les sourcils à cause de l’obstacle. Puis, il leva les yeux et croisa un regard vert si intense que son sexe vibra d’anticipation.

Après s’être assuré que ce regard ne quittait pas le sien, Draco ralentit soudainement ses mouvements effrénés et plongea la main, presque avec amour, pour sortir son nouveau jouet préféré.

Ce fut à ce moment -là que le Serpentard baissa les yeux pour pouvoir contempler avec soin ce que personne n’avait eu la chance de contempler avant lui, il en était certain.Durci par la passion et pourtant plus doux que du velours, tel était le sexe de Harry et Draco devait reconnaître qu’il méritait vraiment qu’on lui voue un culte. Il le caressera doucement pendant un moment avant qu’il ne lève de nouveau la tête pour être sûr que les yeux verts étaient toujours posés sur lui. Alors, il se pencha en avant, ouvrit la bouche et fit glisser sa langue de la même façon qu’il l’avait fait avec la baguette.

Harry gémit tandis que son corps ressentait ce que sa baguette avait ressenti un peu plus tôt. Etait -ce normal de ressentir un tel plaisir né d’un toucher si léger ? Merde, était -ce même normal qu’il soit à deux doigts de…

- Ma… Malfoy ? appela Harry avant de déglutir bruyamment.

Pour toute réponse, Draco posa ses lèvres sur le gland avant de refermer complètement la bouche autour du membre vibrant.

- Ah ! cria Harry dont le corps se cambra.

Très bien, si Malfoy le prenait comme ça, le Gryffondor décida qu’il n’allait pas le prévenir.

Merlin, il n’arrivait pas à croire ce qui se passait. D’un autre côté, il s’en fichait royalement. Il voulait juste… juste… oh, oui… oui… presque…

Et soudain, résonnant dans tout le corridor, une voix se fit entendre, une voix si terrifiante que Draco resta figé :

- Par St Mangouste ! hurla Rogue.

Il fit volte -face pour partir avant de se souvenir qu’il était professeur. Il se retourna :

- Mais, qu’est -ce… POTTER ! RETIREZ votre appendice de M. Malfoy IMMEDIATEMENT !

Harry Potter, le Garçon Qui Avait Survécu et qui avait combattu, sans crainte, le Seigneur des Ténèbres en de nombreuses occasions fut sur le point de fondre en larmes quand Draco Malfoy, l’enfoiré connu pour ne respecter personne, obéit à cet ordre -là et recula jusqu’au mur opposé, se comportant exactement comme la victime qu’il n’était pas.

Je suis mort, pensa misérablement Harry alors que ses jambes ne le supportaient plus. Il s’effondra au sol et attendit la terrible punition qu’il allait devoir endurer, il le savait.
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MessageSujet: Re: Une fanfic transmise par une copine (pas au gout de tous)   Ven 26 Jan - 23:37

CHAPITRE VINGT ET UN : Libidos.

-

-

Gabe savait qu’il devait ressembler en tout point à ce fameux tableau moldu « Le Cri » : ses yeux avaient sans aucun doute la taille des deux souaffles et il était quasiment sûr que c’était le sol en pierre qu’il sentait sous sa mâchoire.

C’était officiel, il était traumatisé à vie. Ils pouvaient l’envoyer à St Mangouste maintenant, avant qu’il ne craque et qu’il ne se comporte comme si la fin du monde approchait. Le genre de comportement qui ferait que votre tête explose et pour lequel il n’existait aucun traitement approprié. Le genre de comportement connu comme le degré de folie ultime atteint uniquement quand vous tombiez sur vos parents en pleine action.

Son père léchait la baguette de son papa, pour l’amour de Merlin ! Mais qu’est -ce qui ne tournait pas rond chez ce type, à la fin ? Il ne savait même pas où avait traîné cette baguette ! Il devait RETIRER sa bouche de là, immédiatement ! Il pourrait se faire un bobo magique

- Un « bobo magique » ? T’as quel âge ? 6 ans ? demanda Mack sur un ton incrédule.

Il tourna la tête pour dévisager Gabe qui ne s’était pas rendu compte qu’il maugréait à voix haute.

- Est -ce que ton père a pour habitude de lécher les baguettes, comme ça, au hasard ? s’enquit Rama, sans bouger de son poste d’observation (c’est -à -dire dans un recoin du couloir) pour garder un œil sur la dite action parentale.

- No comment, répondit Gabe avant de grogner et s’éloigner du coin pour s’adosser au mur.

- Bon, au moins, il ne la suce pas, dit Mack d’un ton rassurant, parce que je suis sûr que dans ce cas, la baguette réagirait et….

- Tais -toi. Tais -toi. Tais -toi. Je ne veux PAS en parler, s’écria Gabe en secouant furieusement la tête de gauche à droite.

- Hé, regarde, Harry l’a stoppé! déclara Rama, content. Gabe, tu peux regarder maintenant, c’est bon…. quoique, attends….

- Quoi ? Qu’est -ce qui se passe ?

- Draco l’a plaqué contre le mur… Wow, il est plutôt doué de ses mains !

- Ah oui ? s’enquit Mack, désormais curieux. Laisse -moi voir !

La mâchoire de Gabe tomba.

- Mais qu’est -ce qui vous prend ? Ce sont mes parents qui sont là -bas !

- Oui et étant donné la façon dont Oncle Draco se frotte contre la jambe d’Oncle Harry…

Gabe plaqua ses deux mains sur ses oreilles et ferma les yeux :

- Non, non, non, non, non, non, non, non…..

- Il plaisantait, Gabe ! Personne ne se frotte contre personne… pour l’instant.

- C’est vrai ? Qu’est -ce qui se passe, alors ? voulut savoir Gabe malgré lui.

- Je crois qu’ils arrêtent….

- Vraiment ? dit Gabe dont la joie et l’espoir atteignirent des sommets.

- Ouais… euh, rectification…. Ils s’embrassent !

- QUOI ?

Mack et Rama se tournèrent dans un même mouvement pour essayer de faire taire leur ami.

- Est -ce que tu as envie de te faire prendre et donc de mourir prématurément ?

- Comment ça, « ils s’embrassent » ? Tu m’avais dit qu’ils avaient arrêté !

- Et bien, il semblerait que Harry ait donné son accord.

- QUOI ? Pourquoi a -t -il fait ça ? Il est fou ?

- Tu préfèrerais peut -être qu’il ne soit pas consentant ? fit logiquement remarquer Mack.

- Oui ! Parce que comme ça, nous aurions une bonne raison de les interrompre.

- Ce qui veut dire que tu n’as pas l’intention de les interrompre maintenant ?

Gabe grogna avant de glisser au sol tout en marmonnant une longue liste de jurons.

Cela n’aurait pas dû se terminer ainsi. Ils étaient censés trouver son papa avant le retour de son père, s’excuser pour leur comportement de tout à l’heure et ensuite se cacher dans la salle commune des Gryffondors jusqu’au matin. Peut -être jouer à une ou deux parties de bataille explosive. Une soirée, normale et sans danger entre élèves et sans rien de sexuel.

Par Merlin, pourquoi n’avait -il pas cherché à connaître la nature exacte de la potion avant ? N’était -ce pas son propre père qui avait pour règle de conduite de ne jamais faire confiance à une potion tant qu’il n’en connaissait pas tous les effets ? Pourquoi n’écoutait -il jamais son père ? Pourquoi ? Surtout quand ses sœurs avaient pour habitude d’expérimenter leurs différentes mixtures sur tout être vivant qui avait le malheur de croiser leur route (en d’autres termes, leurs cochons d’Inde). Enfin quoi, il était plus intelligent que ça, putain !

Dans sa tête, il joignit les mains et tenta de faire un deal avec n’importe quelle entité supérieure qui écouterait. S’il s’en sortait avec l’esprit intact, il promettait de toujours écouter ses parents et ce, jusqu’à la fin de sa vie. Et il serait plus gentil avec ses sœurs Jasmine et Rose. Et il chérirait son frère Lief bien plus qu’il ne le faisait déjà. Et il jurait de ne plus chiper des biscuits dans le boite à biscuits…. Bon, peut -être qu’il allait continuer, mais il promettait de ne plus accuser Dobby. Et en plus de ça, il jurait de ne plus lancer des sourires aguicheurs à Désirée, en présence de Parker, dans le seul but d’énerver le garçon. Et puis, il ferait de gros efforts en cours de potion ! Promis, juré !

- Et ben, ils sont à fond dedans, commenta Rama dont l’attention était toujours captivée par les deux étudiants de 7ème année. Oh, regarde ! Maintenant, ils se frottent l’un contre l’autre ! Par les couilles de Merlin, c’est comme s’ils ne pouvaient pas se passer l’un de l’autre !

- Ils n’arrêtent pas une seconde ! dit Mack en se joignant au commentaire direct live.

- Wow, Draco a vraiment du talent, Gabe ! Il vient de défaire la ceinture de Harry et de plonger une main dans son pantalon sans même perdre le rythme !

Ce fut à ce moment -là que Gabe cessa d’écouter. Il se roula en boule et plaqua ses mains sur ses oreilles avant de commencer à réciter les règles de Quidditch et comment les contourner.

- Hé, Rama, est -ce que c’est toujours aussi intense ? demanda Mack, songeur tandis qu’ils voyaient Malfoy se mettre à genoux. Je ne parle pas que d’eux mais le sexe… en général ?

- Ben, ça dépend avec qui tu es, répondit Rama en secouant la tête. Tu penses qu’ils sont toujours comme ça, à notre époque ?

- Comment le saurais -je ? Demande à Gabe !

- Gabe ! Hé, Gabe ! appela Rama en se tournant l’air interrogateur. Gabe ?

- Il est en train de le sucer ! J’arrive pas à le croire, il l’a vraiment mis dans sa bouche ! s’exclama Mack tout à coup, les yeux grands ouverts sous l’effet d’un étonnement sans borne.

Rama prit le temps de se retourner pour jeter un coup d’œil sur ce qu’il avait manqué avant de reporter son attention sur son ami traumatisé.

- Hé, Gabe ! Allez, mon pote, arrête de marmonner !

- … est -ce que c’est fini ? voulut savoir Gabe en baissant lentement ses mains.

- Euh… pas vraiment.

Apparemment, ce n’était pas la réponse attendue.

- Comment ça, « pas vraiment » ? Est -ce qu’ils remettent ça ? Oh, par Merlin, ne me réponds pas, s’il te plait. S’il te plait, dis -moi qu’ils ont décidé de se trouver un endroit tranquille. Ou qu’ils ont disparu. Non, mieux : dis -moi que tout ça n’était qu’un mauvais rêve !

- Gabe, coupa Mack, désormais concentré sur son ami. Tu parles trop.

- Je sais, c’est voulu, expliqua Gabe. Parce que ça veut dire que je fais du bruit continuellement et que donc je ne vous entends pas discuter et surtout je n’entends aucun des sons que mes parents pourraient faire là -bas dans le couloir. Donc aussi longtemps que je ne fais attention qu’au son de ma voix, tout ira bien. Vous comprenez ? C’est ma méthode pour éviter de me retrouver en hôpital psychiatrique. Génial, non ?

Mack et Rama échangèrent un regard.

- Je dirais plutôt que c’est le meilleur moyen de te retrouver dans un hôpital psychiatrique…. murmura Mack.

- Gabe, si tu ne veux vraiment pas que tes parents se mettent ensemble comme ça, tout ce que nous avons à faire c’est de les interrompre, déclara Rama.

- Et ce sera suffisant pour arrêter mon père, étant donné son état actuel ?

- Euh…. Je suis sûr que si nous faisons assez de bruit, cela va attirer d’autres élèves et peut -être que ça, ça sera assez suffisant pour stopper ton père… et il y aura assez de raffut pour qu’on puisse s’échapper avec Harry.

Les trois garçons bondirent quand un gémissement plutôt bruyant se fit entendre.

- Est -ce qu’on ne pourrait pas tout simplement s’en aller, s’il vous plait ? supplia Gabe en posant sa tête sur ses bras croisés.

- Ok, on s’en va, déclara Mack en se levant avant de tendre une main vers le jeune Malfoy -Potter.

- Par St Mangouste !

Gabe, Mack et Rama se figèrent tous en entendant la voix qui hurlait, une voix plus terrifiante que la mort elle -même.

- Mais qu’est -ce…..

Jamais, auparavant, on avait vu trois garçons courir aussi vite.

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